17/08/2026
Un coup de téléphone peut-il encore être pris au sérieux ???
Aujourd’hui, dans le cadre d’un mandat confié par un client, je prends contact avec l’agence Christie’s International Real Estate Belgium à Hasselt au sujet d’un bien qui m’intéresse et dont la valeur se chiffre en plusieurs millions d’euros.
Après avoir été transféré à trois personnes différentes, la dernière m’indique qu’elle ne s’occupe pas de ce bien, mais que je serai rappelé dans les 15 minutes par Monsieur X.
Pour être certain de pouvoir être joint, j’ai pourtant pris soin de laisser deux numéros de téléphone portable.
Plus étonnant encore : la personne ne m’a même pas demandé mon nom. C’est moi qui ai dû lui préciser de bien vouloir noter mon nom, afin que mon appel puisse être identifié.
Une heure plus t**d, toujours aucun appel.
Je reprends donc contact avec l’agence pour signaler que j’attends toujours. On m’explique alors que la personne concernée est « très occupée ».
À cette heure-ci, je n’ai toujours reçu aucun rappel.
Le plus problématique, c’est que ce soir, je devais rendre des comptes à mon client et nous avions prévu un rendez-vous en visioconférence afin de lui transmettre les dernières informations concernant ce bien.
Comment puis-je faire correctement mon travail lorsque, malgré plusieurs appels, deux numéros de téléphone laissés à disposition et un engagement de rappel, je ne reçois aucune réponse ?
Je peux parfaitement comprendre qu’une personne soit occupée. Nous le sommes tous. Mais lorsqu’un professionnel prend l’engagement de rappeler dans 15 minutes, le minimum me semble être de tenir son engagement ou, à défaut, de prévenir que le délai sera plus long.
Je m’interroge donc : comment peut-on travailler de cette manière aujourd’hui ?
Un bien de plusieurs millions d’euros mérite-t-il moins d’attention qu’un autre ?
Pour ma part, dans le secteur immobilier et dans mes activités professionnelles, je considère qu’un simple appel téléphonique peut être le début d’une affaire importante.
Le sérieux, la réactivité et le respect de la parole donnée restent, à mes yeux, les bases du professionnalisme.
Ce n’est pas une question de montant du bien.
C’est une question de respect du client, du confrère et de son temps.