04/05/2025
L’homme qui a sauvé un village entier — Chiune Sugihara
Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que le monde sombrait dans le chaos, un homme, presque oublié de l’Histoire pendant des décennies, a risqué sa vie et celle de sa famille pour sauver des milliers d’innocents. Cet homme s’appelait Chiune Sugihara, diplomate japonais en poste à Kaunas, en Lituanie, en 1940.
À cette époque, des milliers de réfugiés juifs fuyant les n***s cherchaient désespérément un moyen de quitter l’Europe. La seule voie possible passait par le Japon. Mais pour cela, il leur fallait un visa de transit — que presque personne n’était prêt à leur donner.
Un matin d’été, Sugihara se réveille devant une foule silencieuse rassemblée devant le consulat japonais. Des familles entières, souvent affamées, tenaient entre leurs mains des papiers, des lettres, des prières. Ils imploraient son aide.
Sugihara a envoyé trois télégrammes à Tokyo, demandant la permission d’émettre les visas. À chaque fois, le gouvernement japonais a refusé.
Alors il a pris une décision qui a changé des vies : désobéir aux ordres.
Pendant plus de 29 jours, il a écrit, à la main, des centaines de visas chaque jour. Sa femme l’aidait, le soutenait, même quand ses mains saignaient à force d’écrire. Jusqu’à son dernier jour en poste, et même le matin de son départ, dans le train, il continuait à écrire et jeter les visas par la fenêtre à ceux qui couraient après le train.
On estime qu’il a sauvé entre 6 000 et 10 000 personnes. La majorité de ces survivants ont eu des enfants, des petits-enfants, et aujourd’hui, on compte plus de 100 000 descendants vivants grâce à son courage.
Chiune Sugihara a été renvoyé après la guerre. Il a vécu modestement et n’a jamais cherché la gloire. Ce n’est que des années plus t**d qu’un survivant l’a retrouvé et a fait connaître son histoire.
En 1985, il a été reconnu comme “Juste parmi les Nations” par Yad Vashem, en Israël.