21/07/2025
Je ne vais pas faire semblant.
Je l’aime encore. Vraiment.
Il y a son rire qui traîne dans mes souvenirs, ses regards que je revois dès que je ferme les yeux.
Je me souviens de tout, même des choses qu’elle a sûrement oubliées.
Les petits gestes, les phrases au réveil, les silences du soir.
Elle était mon chaos, mais aussi ma paix.
Et c’est bien ça, le pire : on s’aimait… mais on se faisait mal.
On était incapables de se parler sans se blesser.
Je la rendais f***e avec mes absences, elle me détruisait avec ses reproches.
On voulait toujours être ensemble, mais jamais au même rythme.
Je l’attendais quand elle fuyait. Elle criait quand je me taisais.
On passait notre temps à vouloir que l’autre devine, au lieu de dire.
Et à force, on s’est perdus.
On s’est aimés comme deux enfants qui ne savaient pas que l’amour, ce n’est pas suffisant.
Je ne suis pas parti parce que je ne l’aimais plus.
Je suis parti parce que je ne me reconnaissais plus à ses côtés.
Parce que chaque jour, je la regardais avec amour, mais aussi avec fatigue, colère, frustration.
Et je savais qu’elle ressentait la même chose.
Je crois qu’il faut être courageux pour rester.
Mais il faut une autre forme de courage pour partir alors qu’on aime encore.
Je n’ai pas été fort. J’ai juste été honnête.
Et aujourd’hui, chaque soir, je m’endors en espérant qu’elle va bien.
En espérant qu’elle trouvera quelqu’un qui saura l’aimer sans douleur.
Quelqu’un qu’elle ne devra pas réparer.
Quelqu’un qui saura rester, là où moi… j’ai échoué. Merci pour ton histoire
— Thierry