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Le Miroir de YaoPendant dix ans, à Bondoukou, Yao n'était plus un homme. Il était une infection. Un bloc de boue et de h...
14/01/2026

Le Miroir de Yao
Pendant dix ans, à Bondoukou, Yao n'était plus un homme. Il était une infection. Un bloc de boue et de haillons accroupi dans la poussière du grand marché. On l'insultait, on lui jetait des restes, on évitait son regard comme on évite une malédiction. Derrière sa barbe de bête, Yao avait disparu.

Décembre 2025. Un inconnu s'arrête. Il ne donne pas de pièce. Il offre un rasoir, de l'eau chaude et un miroir.

En quelques minutes, le masque tombe. La barbe cède, la croûte se dissout. Sous la crasse, le visage de Yao réapparaît : des traits fins, une bouche qui tremble, des yeux d'une clarté insupportable. Yao se fixe dans la glace et pousse un gémissement d'animal blessé. Il vient de se souvenir qu'il était quelqu'un.

Le lendemain, Yao est sur son trottoir, lavé, la peau à nu. Les mêmes passants qui le frappaient la veille s'arrêtent, troublés par ce vieillard aux airs de sage. Ils lui disent : « Bonjour, grand-père », et déposent du pain avec déférence.

La pitié devient alors un poison. Yao les regarde, ses mains tremblantes serrées sur son ventre vide. Il comprend l'horrible vérité : son âme était là, intacte, pendant dix ans de calvaire, mais personne n'a voulu la voir tant qu'elle était couverte de terre.

Il est mort trois jours plus t**d, prostré, refusant de manger. On l'a trouvé sans vie, le visage tourné vers le sol, comme s'il avait honte d'appartenir à une humanité qui n'aime que la surface des choses.

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13/01/2026

Avec C'LA VIE – Je figure pour la première fois sur sa liste des interactions hebdomadaires en faisant partie de ses followers les plus actifs !

Ton futur toi te remerciera pour l'effort que tu fournis aujourd'hui."Visualisez où vous voulez être dans un an. La seul...
12/01/2026

Ton futur toi te remerciera pour l'effort que tu fournis aujourd'hui."
Visualisez où vous voulez être dans un an. La seule chose qui vous sépare de cette version de vous-même, c'est le travail que vous refusez de faire par peur ou par confort. Changez vos habitudes, et vous changerez votre vie. Vise haut.

Voici une histoire profondément touchante, ancrée dans les réalités de la vie quotidienne en Afrique, là où la dignité l...
25/12/2025

Voici une histoire profondément touchante, ancrée dans les réalités de la vie quotidienne en Afrique, là où la dignité lutte souvent contre la précarité.
Le dernier sac de charbon de Maman Aminata 🥀
Hier, le soleil se couchait sur le marché quand j'ai croisé Maman Aminata. Tout le monde la connaît dans le quartier : c’est cette vieille dame qui vend quelques tas de piments et de petits sachets d'eau au bord de la route, assise sur un tabouret bancal sous la chaleur étouffante.
Elle rangeait ses affaires pour rentrer, mais ses gestes étaient lourds, épuisés. Elle s'est approchée d'un vendeur de charbon et a tendu un petit sachet en plastique contenant quelques pièces noires de suie.
"Mon fils, donne-moi juste de quoi faire chauffer un peu d'eau pour mon petit-fils. Il a de la fièvre ce soir," a-t-elle demandé d'une voix tremblante.
Le vendeur, pressé de rentrer chez lui, a regardé les pièces et a craché au sol :
"Vieille mère, avec ça, je ne peux même pas remplir une boîte de tomate ! Va-t’en, tu me fais perdre mon temps."
Maman Aminata est restée là, pétrifiée. Ses yeux se sont remplis de larmes qu'elle refusait de laisser couler. Elle a serré son pagne usé contre elle, ce pagne qui lui servait aussi de couverture les nuits de fraîcheur.
Elle a murmuré, plus pour elle-même que pour lui :
« C’est tout ce que j'ai gagné aujourd'hui... Le petit n'a rien mangé depuis hier. Si je ne ramène rien, il pensera que sa grand-mère l'a abandonné comme le reste du monde. »
Elle s'est retournée pour partir, marchant pieds nus sur le goudron encore brûlant, les épaules affaissées sous le poids d'une misère qu'elle ne mérite pas. Elle ne mendiait pas. Elle ne demandait pas de pitié. Elle travaillait dur, mais le monde semblait avoir décidé que ses efforts ne valaient rien.
J'ai couru pour rattraper le vendeur, j'ai payé deux grands sacs de charbon et j'ai glissé un billet dans la main de Maman Aminata pour qu'elle puisse acheter des médicaments. Elle s'est arrêtée, elle a regardé

12/08/2025

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