04/06/2026
En 2007, un adolescent de 17 ans a débloqué l’iPhone depuis la cuisine de sa mère. Aujourd’hui, il est l’une des rares personnes à défier le monopole de Nvidia depuis son appartement.
Son nom : George Hotz.
Mais sur Internet, tout le monde le connaît sous le pseudo “Geohot”.
À 17 ans, il devient célèbre en réussissant à déverrouiller le tout premier iPhone.
À l’époque, Apple avait bloqué l’iPhone pour qu’il fonctionne uniquement avec l’opérateur AT&T.
George passe environ 500 heures à chercher une faille.
Et il y arrive.
Quelques années plus t**d, il s’attaque à un autre géant : Sony.
Il réussit à contourner la sécurité de la PlayStation 3 et publie ses découvertes en ligne.
Sony l’attaque en justice.
Mais George ne disparaît pas.
Il fonde ensuite comma ai, une entreprise spécialisée dans la conduite autonome.
Puis il finit par viser un adversaire encore plus gros : Nvidia.
Aujourd’hui, Nvidia domine l’intelligence artificielle pour une raison simple.
Ses puces sont ultra puissantes.
Mais surtout, elles fonctionnent avec CUDA.
CUDA, c’est le logiciel qui permet aux développeurs d’utiliser facilement les puces Nvidia pour entraîner des IA.
C’est comme une autoroute privée.
Si tu veux faire rouler ton IA très vite, tu passes presque forcément par Nvidia.
Et c’est là que George Hotz intervient.
Il crée Tinygrad.
Tinygrad, c’est un outil qui permet de construire et d’entraîner des intelligences artificielles.
Mais avec une idée radicale : rendre tout ça beaucoup plus simple, plus léger, et moins dépendant de Nvidia.
Là où des frameworks comme PyTorch contiennent des millions de lignes de code, Tinygrad tourne avec environ 12 000 lignes.
L’objectif n’est pas juste de faire un petit logiciel.
L’objectif est de prouver qu’on peut entraîner des IA sans être enfermé dans l’écosystème Nvidia.
Et c’est énorme.
Parce que si des alternatives comme Tinygrad deviennent assez puissantes, les développeurs pourraient utiliser plus facilement des puces AMD ou d’autres concurrents.
Autrement dit, cela pourrait réduire la dépendance mondiale à Nvidia.
George Hotz n’a pas encore détrôné Nvidia.
Mais il attaque l’un des murs les plus solides de la tech.
Et le plus fou, c’est qu’il le fait avec une petite équipe, du code minimaliste, et une obsession simple :
Rendre l’IA plus ouverte.
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