26/07/2026
La comparaison de la consommation en eau d'une pelouse classique et d'un jardin sec méditerranéen sous les mêmes conditions climatiques de juillet illustre l'une des décisions de jardinage les plus significatives sur le plan de la durabilité hydrique : le choix des espèces végétales détermine plus que tout autre facteur la consommation en eau d'un jardin.
Une pelouse de graminées tempérées — fétuque rouge, ray-grass — maintenue verte en juillet dans les régions méridionales ou pendant les canicules des régions septentrionales nécessite des apports d'eau réguliers et considérables, l'évapotranspiration de ces espèces dépassant largement les précipitations naturelles disponibles pendant les mois d'été dans la majorité de la France.
Un jardin composé exclusivement d'espèces méditerranéennes adaptées à la sécheresse — lavandes, romarins, cistes, euphorbes, sedums, armoises, graminées de milieu sec — ne nécessite généralement aucun apport d'eau supplémentaire après sa première saison d'établissement, les précipitations annuelles naturelles étant suffisantes pour maintenir ces plantes dans un état satisfaisant, y compris dans les régions les plus continentales du pays.
Cette autonomie hydrique n'est pas un compromis esthétique : les jardins secs méditerranéens bien conçus présentent une diversité d'espèces, de textures et de floraisons successives qui les rend visuellement riches pendant la majorité de l'année, avec des floraisons souvent plus durables et plus résistantes à la chaleur que celles des plantes tempérées.