17/05/2026
J'ai regardé le documentaire Netflix sur la grève des Bleus à Knysna. Il y a beaucoup à dire. Mais ce qui m'a le plus frappé, c'est Roselyne Bachelot.
On la voit débarquer à leur hôtel, prendre les joueurs à part, leur faire un discours de soutien. Et là, quelque chose se passe. Les joueurs, pourtant sur la défensive depuis des jours, sont touchés. Ils sentent qu'elle est vraiment de leur côté, qu'elle comprend, qu'elle ne les lâchera pas. Elle repart en disant qu'elle est leur ministre, dans les bons moments comme dans les mauvais.
Les Bleus perdent le dernier match et rentrent en France dans la honte.
Dans les jours qui suivent, à l'Assemblée nationale, la même Roselyne Bachelot les détruit publiquement. Elle parle de "caïds", de millionnaires ingérables, de joueurs irresponsables. Ceux qui l'avaient crue, qui s'étaient laissé toucher par son discours, découvrent ce qu'elle vaut vraiment.
Bien sûr que cette équipe de France était en dessous de tout.
Ils ont mal géré, ils ont fait la grève pour couvrir Anelka dans un contexte où L'Equipe avait d'ailleurs rapporté des propos qu'il n'avait pas tenus. Mais eux, au moins, agissaient par loyauté envers un des leurs.
Bachelot, elle, les a regardés dans les yeux. Elle leur a promis d'être là. Et dès que c'est devenu électoralement utile de les enfoncer, elle l'a fait.
C'est ça, la parole d'un politique français.