15/01/2019
Bonjour à tous,
Des nouvelles en ce début d'année 2019. Tout d'abord, meilleurs vœux à tous bien que le sujet que je vais aborder rend cette phrase réflexe de début d'année un peu hors propos.
Depuis quelque temps, je m'intéresse à la notion de collapsologie avancée par Pablo Servigne et Raphael Stevens dans leur ouvrage "Comment tout peut s'effondrer" (2015). Si vous ne connaissez pas encore ce domaine, je vous invite à vous y intéresser.
Cette prise de conscience à changer ma vision du monde et surtout ma vision de l'avenir, du moins mes croyances.
Cela a aussi bousculé la façon dont je conçois l'urbanisme et l'aménagement du territoire, notamment en espace rural. Et c'est le cœur de notre propos sur cette page.
Au regard de ce que nous disent les collapsologues, je suis forcé d'inclure la notion d'effondrement dans l'analyse territoriale. L'organisation de nos territoires et la manière dont nous concevons l'aménagement et le développement rend nos sociétés très vulnérables car nos territoires sont construits sur la base d'une énergie abondante, efficiente et abordable : le pétrole. Or, la collapsologie nous dit, qu'entre autres, la fin de l'accès au pétrole en masse sera un des facteurs déclenchant ou aggravants de l'effondrement à venir.
J'en conclu donc qu'il est impératif de changer radicalement nos concepts et notre manière d'organiser les territoires pour leur bons fonctionnements.
Dans les préconisations qu'il convient de faire pour proposer un autre aménagement du territoire, nous devons mettre au centre un nouvel objectif qui est celui de préparer les territoires à l'effondrement. Et la seule chose qui puisse préparer à l'effondrement, c'est la résilience. Nous devons aller vers des territoires résilients sur tous les aspects (alimentation, santé, énergie, habitat, gouvernance, etc...) et cela doit nous demander un changement complet de croyance et de méthode sur ce que doit être l'aménagement du territoire. En clair, nous devons passer de la notion de développement à la notion de résilience.
C'est pourquoi je souhaite, dorénavant, partager sur cette page les informations et les réflexions qui tendent à rendre nos territoires plus résilients. Partout, en France et ailleurs, des citoyens expérimentent d'autres organisations à l'échelle de territoire comme des villages, des communes. Souvent, ces expérimentations sont balbutiantes et rencontrent tout un tas de résistance parce qu'elles ont le mérite de bousculer les croyances établies et remettre en cause le dogme de la croissance matérielle infinie. Car là est le cœur du problème, le toujours plus de la croissance qui se manifeste en aménagement du territoire par toujours plus d'industries, d'habitants, de commerces etc.
Aussi, je resterai concentré sur les espaces ruraux et les petites villes car, à mon avis, il me semble que ces territoires, par leur petite taille et leur organisation moins complexes que les métropoles, sont mieux à même d'entrer en transition et s'adapter au plus vite.
Il est évident que le temps nous presse et que les mastodontes métropolitains avec leur millions d'habitants et du béton sur des centaines d'Ha sont dans une posture plus délicate.
Cette page a aussi pour vocation de transmettre au plus grand nombre les bonnes idées que chacun pourra mettre en œuvre là où il/elle est.
Au plaisir d'échanger avec vous.
Cordialement,
La collapsologie, élue tendance de l'année 2019 ? Oui. Et c'est loin d'être une mauvaise nouvelle. Petit cours de rattrapage sur la révolution bleue, celle qui peut changer le monde et être le moteur d'un progrès qui profite à tous.