12/01/2026
Aux courageux élu.e.s qui se retranchent derriÚre l'anonymat pour jeter le discrédit sur un dispositif encadré par la loi, voici notre réponse point par point à un avis publié sur notre page Google sans connaissance visiblement de la réalité de la situation :
"Quand le social se coupe du terrain
Sur nos territoires, nombre dâĂ©lus locaux partagent aujourdâhui un mĂȘme constat, devenu difficile Ă ignorer.
Un organisme prĂ©sentĂ© comme un acteur central de lâaction sociale, censĂ© accompagner les publics les plus fragiles, continue de fonctionner selon des schĂ©mas qui interrogent profondĂ©ment.
Dans des communes ou persiste le chomage et oĂč les besoins sociaux ont Ă©voluĂ© et se sont transformĂ©s, cet organisme demeure, annĂ©e aprĂšs annĂ©e, financĂ© par les collectivitĂ©s locales environnantes, sans que les rĂ©sultats attendus ne soient clairement perceptibles. Pire encore, les retours du terrain sont Ă©loquents : usagers mĂ©contents, partenaires dĂ©sabusĂ©s, Ă©lus interpellĂ©s rĂ©guliĂšrement sur des dysfonctionnements rĂ©currents.
Comment expliquer quâun dispositif censĂ© « faire du social » gĂ©nĂšre autant de plaintes ?
Comment justifier la contribution financiĂšre constante des communes, dans un contexte budgĂ©taire dĂ©jĂ contraint, alors mĂȘme que lâutilitĂ© rĂ©elle et lâefficacitĂ© de lâaction menĂ©e sont de plus en plus questionnĂ©es ?
Nous ne remettons pas en cause le principe de la solidaritĂ© ni la nĂ©cessitĂ© dâun accompagnement social structurĂ©. En revanche, nous affirmons quâaucune structure, aussi institutionnelle soit-elle, ne devrait ĂȘtre exonĂ©rĂ©e dâun regard critique, dâune Ă©valuation honnĂȘte et dâune remise en question lorsque le dĂ©calage entre mission affichĂ©e et rĂ©alitĂ© vĂ©cue devient trop grand.
Les Ă©lus locaux ne peuvent plus ĂȘtre rĂ©duits au rĂŽle de financeurs silencieux. Ils sont les tĂ©moins quotidiens des attentes de leurs administrĂ©s et des limites dâun systĂšme qui semble parfois fonctionner pour lui-mĂȘme, loin des rĂ©alitĂ©s du terrain.
Il est temps dâouvrir un dĂ©bat lucide, sans tabou, sur lâutilitĂ©, le fonctionnement et la gouvernance de cet organisme. Le social mĂ©rite mieux que lâimmobilisme, et les collectivitĂ©s mieux que des contributions automatiques dĂ©connectĂ©es des rĂ©sultats.
Ce message nâest pas celui dâun Ă©lu isolĂ©, mais celui dâun nombre croissant de responsables locaux qui, par souci de responsabilitĂ© et de respect de lâargent public, refusent dĂ©sormais de se taire."
Réponse Quercy Interventions Services :
NON NOTRE DEMARCHE N'EST PAS COUPEE DU TERRAIN puisque portée par le PETR Pays Midi Quercy, soutenue par Mr le Préfet de Tarn-et-Garonne, le Département de Tarn-et-Garonne, les Services Publics de l'Emploi (France Travail, Mission Locale ...), ainsi que les 11 Maires de la Communauté de Communes Quercy Caussadais.
L'EBE n'a jamais eu la prĂ©tention d'ĂȘtre un acteur central de l'action sociale, mais une expĂ©rimentation en direction des publics les plus fragiles. Son fonctionnement est encadrĂ© par la loi TZCLD.
J'invite les soi-disant élus doutant du bien fondé de notre démarche, à m'en faire part de vive voix si le courage les anime à un certain moment.
Je tiens à préciser que les financements accordés à l'Entreprise à But d'Emploi par certaines des Communes membres de l'expérimentation, ont été validés par chacun de leur Conseil Municipal. A ce jour, seul l'Etat et le Département de Tarn-et-Garonne financent l'EBE, dans des conditions rÚglementées par la loi. Ce dispositif vise à se substituer aux minimas sociaux tout en permettant un retour à l'emploi à des publics qui en sont trÚs éloignés
Contrairement Ă ce qui est Ă©voquĂ©, les usagers semblent satisfaits des services rendus (nous pouvons fournir des enquĂȘtes de satisfaction), les partenaires restent en soutien, quant aux Ă©lus interpellĂ©s cela ne doit pas ĂȘtre celles et ceux qui sont particuliĂšrement impliquĂ©.es dans la dĂ©marche, d'oĂč leur difficultĂ© Ă avoir une rĂ©ponse objective.
Concernant les "nombreuses" plaintes, merci de les transmettre à l'EBE, qui n'en a reçu aucune à ce jour.
Merci également d'identifier les Communes qui contribuent financiÚrement et de maniÚre constante au dispositif, car l'EBE serait volontiers preneuse de leurs réels financements.
Quant aux accusations d'inefficacitĂ©, je ne nie pas les difficultĂ©s opĂ©rationnelles Ă mettre en Ćuvre un tel dispositif qui exige, en effet, des financements publics rĂ©pondant aux principes de solidaritĂ© nationale, que certains courants de pensĂ©e, ne peuvent pas comprendre.
Les élus locaux impliqués participent à toutes les instances de l'EBE et n'ont jamais été réduits au silence.
Afin d'établir un débat lucide, je vous invite à venir à l'EBE le mercredi 21 janvier à 11h00, afin de découvrir la réalité du terrain, nous apporter votre contribution active qui semble plus connectée que l'actuelle.
Cette rencontre, sera l'occasion de vous exprimer au grand jour.
Soyez courageux si votre message ne se rĂ©duit pas Ă une simple manĆuvre Ă©lectorale.
Nadine Sinopoli,
Administratrice de l'EBE
Co-Présidente du Comité Local pour l'Emploi