Observatoire Tchadien des Droits de l'Homme

Observatoire Tchadien des Droits de l'Homme Défenseurs des droits humains au Tchad. Observateurs indépendants pour une société juste et équitable

10/12/2025

À l’occasion du 77ème anniversaire de l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH) se joint aux autres organisations de défense des droits humains commémore cette édition 2025, placée sous le thème « Droits humains, nos essentiels de tous les jours ».

Ce thème fort, vise à reconnecter les communautés internationales aux droits humains en montrant comment ils façonnent notre quotidien, souvent sans qu'on s'en rende compte, et en soulignant leur rôle fondamental et positif.

En effet, les droits humains ne sont pas des concepts abstraits, mais des éléments essentiels sur lesquels nous nous appuyons chaque jour, apportant sécurité et dignité.

La célébration cette journée à pour but de combler le fossé entre les principes et l'expérience quotidienne pour inspirer la confiance et encourager l'action collective, en réaffirmant que les droits humains sont positifs, essentiels et accessibles, même dans les périodes de turbulences.

La Ligue tchadienne des droits de l’Homme est l’une des organisations de défense des droits humains fondée en 1991 au début du processus de démocratisation en Afrique. Elle continue de poursuivre ses actions et se bat quotodiennement pour défendre et de promouvoir les droits humains au Tchad.

🔴 Nouveau rapport d'Amnesty International : publié aujourd'hui, il révèle que les autorités du   ne protègent pas assez ...
21/11/2025

🔴 Nouveau rapport d'Amnesty International : publié aujourd'hui, il révèle que les autorités du ne protègent pas assez les victimes des affrontements armés entre éleveurs et agriculteurs.
A lire sur notre site Internet 👇

Le nouveau rapport d'Amnesty International documente sept épisodes de violence entre éleveurs et agriculteurs au Tchad entre 2022 et 2024.

12/11/2025

TCD 003 / 1125 / OBS 073
Obstacle à la liberté de circulation
Tchad
12 novembre 2025

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains, un partenariat de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence concernant la situation suivante au Tchad.

Description de la situation :

L’Observatoire a été informé de l’obstruction à la liberté de circulation de quatre membres de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH), à savoir Mme Teresa Boyalngar, chargée des activités socio-économiques, et MM. Lamtouin Lagasso, chargé des programmes, Djasrabe Weilengar, gestionnaire, et Madjingue Djimtoingar, le chauffeur de l’organisation. La LTDH est une organisation non gouvernementale de défense et de promotion des droits humains, œuvrant pour la bonne gouvernance au Tchad, en Afrique et dans le monde. La LTDH est membre de la FIDH et de l’OMCT.

Le 6 novembre 2025 à 12h, alors qu’ils s’étaient rendus présenter leurs « civilités » au Délégué général du gouvernement auprès de la province du Lac, le général Saleh Tidjani Hagar, ce dernier a qualifié la LTDH « d'ONG infiltrée » et ses représentant•es d’« espions », avant de leur « interdire de quitter la ville de Bol tant que les premiers responsables de l'organisation ne se présente[raie]nt pas ».

Aucun responsable de la LTDH ne s’étant déplacé à la date de publication de cette alerte urgente, les quatre défenseur•es sont toujours retenu•es de façon illégale et arbitraire au sein de leur auberge, malgré l’alerte donnée aux autorités judiciaires. Cette interdiction de quitter leur auberge intervient en violation évidente du droit à la liberté d’association, de réunion, et à la libre circulation des personnes, pourtant reconnus à l’article 28 de la Constitution tchadienne et respectivement aux articles 22, 21 et 12 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et article 10, 11 et 12 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuple auxquels le Tchad est partie.

Les quatre membres de la LTDH étaient parti•es le 29 octobre 2025 au nord N’Djamena, la capitale, en mission dans la province du Lac, pour réaliser des activités dans six localités, à savoir Kouloudia, Doum-doum, N’gouri, Bol, Baga-Sola et Liwa jusqu’au 15 novembre 2025. Leurs activités s’inscrivaient dans le cadre du projet «Prévention de la radicalisation et de l'extrémisme violent dans le Lac » de la LTDH, soutenu par le Fonds mondial pour l'engagement de la communauté et la résilience (GCERF), un fonds suisse créé à Genève en 2014 pour soutenir des ONG à travers le monde. Après avoir mis en œuvre les activités escomptées à Doum-doum, Kouloudia et N’gouri, l’équipe de la LTDH était arrivée à Bol le 5 novembre 2025.

L’Observatoire note que le général Saleh Tidjani Hagar était précédemment directeur général des renseignements généraux et des investigations, avant de prendre les fonctions de Délégué général du gouvernement auprès de la province du Lac le 27 mars 2024, deux services qui sont régulièrement pointés du doigt dans plusieurs actes de violations des droits humains, notamment des séquestrations et tortures.

L’Observatoire souligne que la LTDH est régulièrement visée par des attaques du régime tchadien depuis plusieurs années. Cette surveillance s’est particulièrement accrue après la répression violente des manifestations du jeudi 20 octobre 2022 contre la prolongation de la période de transition et le maintien au pouvoir de Mahamat Idriss Déby Itno. La LTDH et l’OMCT ont publié un rapport faisant état de « 218 personnes tuées et plusieurs centaines des blessé.es, 40 disparition forcées et au moins 1300 arrestations» lors de ce “jeudi noir”, dont la loi d’amnistie générale consacre l’impunité des responsables de ces violations.

L’Observatoire rappelle que le 11 avril 2022, M. Baldal Oyamta, coordinateur national de la LTDH, avait échappé à une tentative d’assassinat à N’Djamena. En novembre 2020, en l’espace de deux semaines, il avait reçu 23 SMS de menaces liées à ses activités professionnelles en tant que défenseur des droits humains, et plus particulièrement à ces travaux sur l’accaparement des terres au Tchad. A la date de publication de cet appel urgent, aucune enquête n’a été ouverte sur ces menaces malgré un dépôt de plainte « contre X ».

L’Observatoire rappelle également que cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de répression et de criminalisation de la société civile et de toute voix dissidente qui prévaut depuis plusieurs années au Tchad. Depuis l’accession au pouvoir par un coup d’État de Mahamat Idriss Déby, et malgré le retour à l’ordre constitutionnel en mai 2024 après une période de transition, l’espace civique n’a cessé de se rétrécir, notamment à travers la multiplication de poursuites-bâillon, la surveillance accrue de la société civile, et désormais les déchéances de nationalité.

L’Observatoire avait par ailleurs, dans son rapport intitulé « Espace civique et défenseur.es des droits humains au Sahel : convergence régionale des pratiques de répression » publié en février 2025, mis en évidence la mise en place par le régime tchadien au cours de ces dernières années, de techniques de répression telle que l’utilisation généralisée des arrestations et détentions arbitraires, afin de réduire au silence toute voix dissidente.

La révision constitutionnelle adoptée le 3 octobre 2025 par le parlement tchadien dont la loi constitutionnelle a été promulguée le 8 octobre 2025 par le Président tchadien, a consisté à instaurer un septennat (précédemmentquinquennat) et à supprimer le verrou de la limitation du nombre de mandats présidentiels donnant à Mahamat Idriss Déby Itno la possibilité d’être Président à vie.

Les organisations de la société civile et les défenseur.es des droits qui se sont publiquement opposé.es à cette révision ont fait l’objet d’une campagne de représailles. En 2022, le Comité des Nations unies contre la torture avait pourtant exhorté le Tchad à protéger effectivement les défenseur.es des droits humains, opposant.es, société civile et journalistes contre toute intimidation, violence, privation arbitraire de liberté, poursuites abusives, torture, disparitions forcées et exécutions extrajudiciaires liées à leurs activités.

L’Observatoire condamne fermement cette obstruction à la liberté de circulation de Mme Teresa Boyalngar et MM. Lamtouin Lagasso, Djasrabe Weilengar et Madjingue Djimtoingar, qui ne semble viser qu’à les punir pour l’exercice légitime de leurs activités de défense des droits humains.

L’Observatoire appelle les autorités tchadiennes à immédiatement rétablir la liberté de circulation des quatre membres de la LTDH, et à mettre un terme à toute pratique de représailles et de harcèlement, y compris judiciaire, à l’encontre des défenseur•es des droits humains dans le pays.

Sources : OMCT

10/11/2025

: Une équipe de la LTDH composée de:

Monsieur NGAFWE Lamtouin Lagasso, chargé des programmes;
Madame Teresa Boyalngar, chargé des activités socio-économique;
M. Djasrabe Weilengar, gestionnaire;
M. Madjingue Djimtoingar, chauffeur.

Ils se sont rendus au Lac dans le cadre du projet de GCERF sur la radicalisation et l'extrémisme violent , après avoir assuré le suivi de nos activités, ils sont allés présenter leur civilité au gouverneur de la province du Lac, le nommé général Saleh Tidjani Hagar. ce dernier les a traité d'une ONG infiltrée, des espions et les a pris en otage, séquestrés depuis 5 jours. Ils sont interdits de quitter tant que le premier responsable de l'organisation ne se présente pas à Bol.

C'est un climat de terreur qui est instauré dans le pays. Nous subissons la menace au quotidien, de telles sorte que nous ne pouvons pas mener nos activités.

Prise d'El Fasher au   :« Les images horribles provenant d'El Fasher portent la marque des atrocités de masse commises p...
30/10/2025

Prise d'El Fasher au :

« Les images horribles provenant d'El Fasher portent la marque des atrocités de masse commises par les Forces de soutien rapide. Si le monde n'agit pas de toute urgence, les civils subiront de plein fouet des crimes encore plus odieux. Les pays soutenant les FSR, notamment les Émirats arabes unis, devraient faire pression sur ces forces pour qu’elles cessent leurs abus, tandis que les dirigeants mondiaux devraient prendre des mesures robustes contre leurs dirigeants. »

Les Forces de soutien rapide (FSR) ayant pris le contrôle d’El Fasher ont commis des exécutions extrajudiciaires et d'autres graves abus contre des civils tentant de fuir la ville.

21/10/2025

🇹🇩 Le 20 octobre 2022, au Tchad, les forces de défense et de sécurité réprimaient sévèrement la population civile en marge de manifestations pacifiques, causant des centaines de morts, blessés et disparus.

3 ans après du « Jeudi noir », les victimes et leurs familles attendent toujours justice et réparation. ⚖️

🔗 Lisez son témoignage dans l'article publié sur notre site web: https://bit.ly/4oyHH3L

20 Octobre – Trois ans après le massacre, la mémoire et la justice demeurent nos armes. Aujourd’hui, 20 octobre 2025, no...
20/10/2025

20 Octobre – Trois ans après le massacre, la mémoire et la justice demeurent nos armes.

Aujourd’hui, 20 octobre 2025, nous commémorons les victimes de la sanglante répression du 20 octobre 2022.
Ce jour-là, des citoyens tchadiens, jeunes et pacifiques, sont descendus dans les rues pour réclamer la liberté, la démocratie et la fin de la transition militaire.
Ils ont été accueillis par des balles.
Des dizaines sont tombés. Des centaines ont disparu. D’autres ont été arrêtés, torturés, exilés, réduits au silence.

Trois ans plus t**d, aucune justice véritable n’a été rendue.
Nous refusons l’oubli. Nous refusons l’impunité.
Nous exigeons :
1️⃣ Une enquête internationale indépendante.
2️⃣ La reconnaissance officielle des victimes.
3️⃣ La réparation pour les familles.

La mémoire de nos martyrs est vivante, et leur combat continue à travers chaque voix qui ose dire “plus jamais ça au Tchad”.

🕊️ L’Observatoire Tchadien des Droits de l’Homme – Vérité, Justice, Dignité.

18/10/2025

"L'État tchadien a non seulement violé le droit de rassemblement pacifique, mais aussi le Droit fondamental à la DIGNITÉ et au DEUIL. Gazer une procession funèbre est un acte d'une cruauté qui dépasse l'entendement politique, portant atteinte au respect des morts et à l'intégrité morale des vivants. La peur du régime ne justifie pas la barbarie."

Une révision de la constitution au   abolit la limitation du nombre de mandats présidentiels.C'est un grave recul pour l...
17/10/2025

Une révision de la constitution au abolit la limitation du nombre de mandats présidentiels.

C'est un grave recul pour l'état de droit et la démocratie et cela ouvre la voie à un maintien indéfini au pouvoir du président Mahamat Idriss Déby.

La nouvelle révision de la constitution du Tchad abolissant la limitation du nombre de mandats présidentiels constitue un grave recul pour l'état de droit et la démocratie.

  : Une modification constitutionnelle menace l'état de droit et la démocratie
17/10/2025

: Une modification constitutionnelle menace l'état de droit et la démocratie

La nouvelle révision de la constitution du Tchad abolissant la limitation du nombre de mandats présidentiels constitue un grave recul pour l'état de droit et la démocratie.

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