02/09/2025
Chronique grin-grin : la loi qui a fait rêver… le temps d’un thé
Hier, le pays a connu un drôle de théâtre. Pas au Parlement, non, mais dans les grins et les maquis. Une rumeur a circulé sur les réseaux sociaux prétextant que avec le nouveau Code de la famille, un homme marié en monogamie pourrait changer de régime matrimonial, passer à la polygamie.
Résultat ? Explosion de débats. Dans les grins, les hommes jubilaient :
- “Ah ! C’est Dieu qui fait bien les choses. Enfin, on nous a compris !”
- “Mon frère, moi je commence déjà à préparer ma liste.”
- “Si ça passe, demain je pars au tribunal. Faut pas perdre le temps !”
On aurait dit des enfants devant une distribution de bonbons.
Mais en face, les femmes, elles, riaient jaune. Dans les causeries, on entendait :
“Vous croyez que c’est aussi facile que ça ? Vous rêvez, hein !”
“Et puis même, si vous étiez heureux à la maison, pourquoi applaudir cette histoire de deuxième femme ?”
“Heureusement que le ministre est venu mettre fin à vos illusions.”
Et en effet, la do**he froide est arrivée vite. Le ministre de la Justice a sifflé la fin de la récréation : pas de changement de régime après le mariage. L’Assemblée a confirmé. Le rêve a fondu plus vite qu’un glaçon au soleil.
Le soir venu, les grins ont changé de ton. On est passé des cris de joie aux soupirs résignés. Certains marmonnaient : “On nous a menti, c’est une trahison !” D’autres, plus philosophes, lâchaient : “Bon, ça veut dire qu’on doit faire avec… une seule femme.”
Mais entre nous, la vraie question reste posée : si la vie conjugale était si douce, pourquoi autant d’hommes se sont-ils enflammés pour une loi qui n’a jamais existé ? Et mesdames, avant de crier victoire, demandez-vous aussi pourquoi vos époux rêvent de “mise à jour conjugale” avec autant d’enthousiasme.
Bref, en une seule journée, le pays a eu droit à une pièce de théâtre grandeur nature : acte 1, l’euphorie masculine ; acte 2, le scepticisme féminin ; acte 3, la déception générale. Moralité ? Le mariage n’est pas une application où l’on clique sur “ajouter une nouvelle épouse”. C’est une affaire sérieuse… même si, au grin, ça fera encore rigoler longtemps.