24/08/2026
Que faut-il retenir après 1 an et 7 mois sans consommer de chair animale (viandes, poissons, fruits de mer, insectes, etc.) ?
• Constat numéro 1 : L'envie est toujours présente, mais elle est désormais sous contrôle.
• Constat numéro 2 : Je ne sais plus ce que sont la diarrhée, les maux de ventre, la constipation, les remontées acides ou cette odeur de putréfaction après avoir enchaîné les morceaux de viande lors d'une occasion festive et sociale.
• Constat numéro 3 : Je suis devenu plus conscient et plus empathique envers le vivant sous toutes ses formes : la vie humaine, végétale, animale, qu'elle soit animée ou inanimée autour de nous. Je ne perçois plus les choses par automatisme. Je m'explique :
Un œuf ne signifie plus systématiquement « omelette » ou « œuf dur », mais plutôt la possibilité d'un poussin, puis d'un coq ou d'une poule.
Un coq ou une poule ne s'associe plus à un poulet braisé ou frit, mais tout simplement à une vie.
Je suis beaucoup plus sensible aux événements du quotidien avec mon entourage et les inconnus.
Toutefois, ayant appris à cultiver la sérénité, il est très difficile pour autrui de lire ces émotions en moi.
Par exemple, la semaine dernière, j'étais au Zoo d'Abidjan. Malheureusement, la charge émotionnelle était trop forte : je n'étais pas du tout dans mon assiette à l'idée de voir des animaux captifs & pour la plupart tristes — soit un spectacle pour nous, immortalisé par des photos.
J'ai géré la situation comme j'ai pu, mais mes accompagnateurs ont probablement senti ce changement en moi, sans pour autant m'en parler.
Je traverse une cascade de nouvelles émotions que je ne cerne pas encore totalement, mais qui me font comprendre qu'il n'est absolument pas nécessaire d'entretenir tout ce cinéma autour de la chair animale.
D'ailleurs, pour rappel (selon les recommandations de santé) :
•Viande rouge : 350 g à 500 g de viande cuite par semaine maximum.
•Poissons et fruits de mer : 2 fois par semaine (soit environ 200 à 300 g au total).
•Charcuterie : Maximum 150 g par semaine (soit l'équivalent de 3 tranches de jambon).
• Constat numéro 4 : Beaucoup de personnes sont devenues dépendantes de la chair animale. On ne mange plus par stricte nécessité, mais par addiction, par envie, par gaspillage ou pour faire plaisir en société.
Il est légitime de se demander pourquoi et à quel moment c'est devenu une norme et une habitude d'ingérer toute cette chair animale à outrance.
Bonne réflexion à chacun. En attendant, je continue mon chemin aux côtés du vivant, loin de la chair animale.