08/28/2025
đđLE CAMEROUN đšđČđšđČđšđČâ€ïžâ€ïžâ€ïž
En 2025, le Cameroun sâapprĂȘte Ă vivre une nouvelle . Pendant des mois, lorsque le professeur Maurice Kamto Ă©tait encore un potentiel candidat, des universitaires et autres « intellectuels » occupaient les plateaux tĂ©lĂ© pour accuser le MRC dâĂȘtre un parti tribaliste, une « secte bahamiste », ou encore un mouvement insurrectionnel. Pourtant, chacun sait que le MRC rassemble des Camerounais de toutes les tribus.
Aujourdâhui, deux candidats du Nord â Bello Bouba et Issa Tchiroma â sont officiellement en lice, soutenus par le Grand Nord. Et lĂ , silence radio. Plus personne ne parle de « frĂšre du village », plus personne ne crie au tribalisme.
Ce silence rĂ©vĂšle une vĂ©ritĂ© douloureuse : il existe bel et bien un problĂšme BamilekĂ© au Cameroun.( un CaĂŻlloux dans la chaussure avait dĂ©clarĂ© les colons Francais un tribalisme dâEtat) une hostilitĂ© profonde, entretenue depuis des dĂ©cennies par ceraines personnes
UNE HISTOIRE PERSONNELLE ET COLLECTIVE
Je ne me tairai pas. Parce que je parle de moi, de tous ces frĂšres et sĆurs non BamilekĂ© qui sâoffusquent de cette situation, et de toute une gĂ©nĂ©ration dâenfants issus de ce peuple qui ont grandi dans les frustrations.
Qui ne se souvient pas de ces refrains de cour dâĂ©cole, reprenant la chanson de Takam 2 : « Si tu es Bami, câest que Dieu tâa maudit » ? VoilĂ ce que beaucoup dâentre nous avons entendu dans lâinsouciance de lâenfance, dĂ©jĂ marquĂ©s par le rejet.
Non, ce nâest pas de la victimisation. Câest un constat. Et au milieu de ce constat, il y a ma fiertĂ©. Ma fiertĂ© dâĂȘtre BamilekĂ©. Une fiertĂ© que je scande haut et fort, sans que cela ne mâempĂȘche dâĂȘtre nĂ©e Ă Mvog-Ada, de mâĂȘtre integrĂ©e et de parler couramment lâEwondo, dâaimer et de respecter les autres peuples de ce pays.
DEUX POIDS DEUX MESURES
Mais pourquoi faut-il que, l engagement de Maurice Kamto en politique, soit rĂ©duit Ă son origine ? Pourquoi faut-il que, pour une simple marche pacifique, des militants du MRC soient jetĂ©s en prison ? Pourquoi Alain FoguĂ© et Bibou Nissack, arrĂȘtĂ©s chez eux, purgent-ils aujourdâhui 7 ans de prison ?
Alors que, dans le mĂȘme pays, des militants de lâUNDP peuvent dĂ©placer la voiture dâun sous-prĂ©fet, participer Ă un meeting sans ĂȘtre inquiĂ©tĂ©s, tandis que ceux du MRC, qui assistent simplement Ă un contentieux Ă©lectoral devant le Conseil constitutionnel, se retrouvent arrĂȘtĂ©s, traduits devant un tribunal militaire comme des criminels, et condamnĂ©s ?
AU NORD UNE AUTRE REALITE
Ă mon dernier sĂ©jour Ă Garoua, mes frĂšres du Nord mâont reçue comme une princesse. Et je le dis sans dĂ©tour : si câest par eux que passera la clĂ© pour mettre fin Ă ce rĂ©gime, alors je leur dis quâils ont le droit de soutenir qui ils veulent meme leur « frĂšre du village ».
Car ce qui compte, câest lâavĂšnement dâune Ăšre nouvelle.
PRECISIONS
Quâon ne sây trompe pas : Maurice Kamto nâest pas le premier candidat BamilekĂ© Ă la prĂ©sidence. Il y en a eu dâautres avant lui. Mais ils nâont pas eu lâadhĂ©sion massive des fils et filles BamilekĂ©, parce quâon nâadhĂšre pas Ă une tribu : on adhĂšre Ă une vision, Ă un programme.
Ma mĂšre, depuis mon enfance, a toujours votĂ© le RDPC. Si lâon suit la logique ridicule de ceux qui bavardent sur les plateaux de tĂ©lĂ©, alors serait-elle Bulu ? Ăvidemment non.
Moi, jâaffirme ma soif de changement. Et je peux vous dire que ma mĂšre mâa toujours dit de ne rien dire (lock chou). Le nombre de fois que mes oncles mâont rappelĂ© que je dois faire attention Ă moi⊠En tant que BamilekĂ©, on ne me pardonnera pas de parler.
Dans mon pays ?
Eh bien non : à ma famille comme à tous ceux qui me répÚtent ces phrases, je réponds que vous vous tairez sans moi. Vous vous excuserez sans moi. Vous subirez sans moi.
Jâai toujours eu du respect et de lâadmiration pour la vision du professeur Maurice Kamto, sans jamais avoir adhĂ©rĂ© au MRC. Mais Ă partir de demain, je contacte le prĂ©sident Mamadou Mota . le MANIDEM, dans le vent , sous la pluie et meme dans l eau jâirai oĂč ira Maurice Kamto, que jâappelle dĂ©sormais mon PrĂ©sident.
Alors, jasassez sous mon post. Criez. Insultez. DĂ©versez toute la haine qui vous ronge en commentaire . I donât care.
Et si tu es BamilekĂ© et que tu veux suivre le prĂ©sident Maurice Kamto, ton « frĂšre du village », tu nâas de compte Ă rendre Ă personne. Tu nâas pas dâexcuse Ă prĂ©senter. Câest ton droit.
Tout comme tes frĂšres BamilekĂ© qui militent librement au RDPC, au SDF, Ă lâUNDP, Ă lâUDC, PCRN etc.
Si tu veux faire comme moi, fais le avec fierté
Je me propose mĂȘme d etre la sĆur du village qui recrute dĂ©sormais les militants dans la secte Bahamique contactez moi pour vos adhĂ©sions
CONCLUSION
Le problĂšme nâest pas seulement celui des BamilekĂ©s. Il est celui de la justice, de lâĂ©quitĂ©, de la reconnaissance de chaque citoyen comme Camerounais Ă part entiĂšre. Tant que la haine contre un peuple servira dâarme politique, aucun Camerounais ne sera vraiment libre.
Je ne veux pas dâun Cameroun oĂč lâon divise pour mieux rĂ©gner. Je veux dâun Cameroun oĂč lâon unit pour mieux construire. Et je me battrai, non pas seulement pour mon peuple, mais pour que chaque Camerounais, dâoĂč quâil vienne, puisse marcher la tĂȘte haute dans son pays.
Motokwa
KF
Votre Mama Africâ€ïž