Societe Civile Centrafricaine

Societe Civile Centrafricaine C’est une plate-forme des Centrafricains vivant à l’intérieur qu’a l’extérieur du pays a Je ne sais pas à quoi foutre nos autorités? CRIONS !!!

LA SOCIETE CIVILE CENTRAFRICAINE DANS L’OPERATION LA REVOLUTION BOUROU
ALLERTE!!!! ALLERTE REVEILLONS NOUS CENTRAFRICAINS, TOUS POUR ET REJOIGNONS NOTRE MOUVEMENT POUR LA PAIX, L’EXPLOITATION DE NOS RICHESSES, LE BIEN ETRE DU CENTRAFRICAIN
APRES 50 ANS D’INDEPENDANCE TROP C’EST TROP

Chers compatriotes faisons attention à ce qui nous entoure en ce moment, perdre une minute en RCA sans rien faire p

our la paix et le développement est un grand danger, nous vous rassurons au moment ou on dort les autres réfléchissent pour anéantir les bonnes marches du développement de la RCA, ils ne pensent qu'à la signature des décrets pour des postes corrompus, à l'exploitation illégale de nos ressources, au détournement des fonds publics, le saviez vous que les petites négligences produisent des grands inconvénients et que le monde ne sera pas détruis par ceux qui font du mal mais par ce qui voient le mal sans rien faire, prenons garde soyons sages, la paix en RCA doit être imposée par nous la population, ne me dis pas en étant dans ton petit coin tu es déjà suffisant quand le pire est là nous tous sommes mal à l'aise réveillons nous. Le 14 Février l’Elysée vient d’annoncer l’envoie de 400 sangaris pour atteindre 2000 sangaris en RCA qui viennent se balader dans Bangui coucher avec nos sœurs. Rien que 1600 sont venues, pensons venir désarmer toutes les milices au contraire ils ont désarmés seule la seleka et laissent les balaka entrer et semer la terreur sur les musulmans a la fin ils les qualifient des voyous, il n'y pas une guerre ici c'est conflit inter communauté, pourquoi ne pas donner des kits a 400 gendarmes pour sécuriser la ville? CES CONFLITS EN RCA SONT DES CONFLITS DE NOTRE PETROLE ET DE NOS AUTRES RESSOURCES
OUI A LA PAIX, OUI A L’EXPLOITATION DE NOS RESSOURCES, OUI AU BIEN ETRE DU CENTRAFRICAIN
Après 50 ans les villes se transforment en cimetières, Seul le bien être du Centrafricain seule la vie paisible nous voulons notre nation à toutes les potentialités POURQUOI NOUS TOUJOURS NOUS TROP C'EST TROP POURQUOI vous nous infligez cette souffrance sans fin NON NON montrez nous la villa que vous avez construis au paradis laissez nous au moins vivre en paix sur notre terre
Si tu aimes la paix durable en RCA cliques j’aime sur la page société civile centrafricaine et rejoigne notre mouvement à Bangui

UNIS NOUS SERONS FORTS ET INVICIBLES
De ce faire la société civile centrafricaine unie patriote et dynamique décide la création d’une opération dénommée OPERATION BOUROU
Les idéaux de l’opération
La société civile centrafricaine :
- Consciente que la corruption, manifestée par les facteurs suivants : pots de vin, fraude, détournement ; a ensevelie le système éducatif, administratif et socio-économique ensuite donne naissance au régionalisme, la discrimination, l’ethnisme créant des entraves et handicaps aux expériences et aux compétences pour la définition et la mise en œuvre des initiatives pour le développement de la Centrafrique.
- Rappelant que la corruption a engendré le rabais qui a son tour paralyse le système éducatif et administratif, l’exemple est que les diplômes et les mérites sont souvent délivrés aux impétrants au profit d’intérêt depuis l’école primaire, secondaire et supérieure ; ceci a entrainé la disparition des cadres compétents et appliqués cédants la place aux incompétents, aux étourdis qui envahissent l’administration centrafricaine, en conséquence le personnel et agents de l’Etat sont souvent recrutés que par rachat.
- Rappelant que nos dirigeants dans ces dernières décennies n’ont jamais montré aucune bonne volonté à l’éducation, la formation des jeunes afin de réduire le taux de l’analphabétisme et de combler les déficits administratifs, qui aujourd’hui s’engagent aux actes de vandalisme, de la délinquance juvénile, du barbarisme et du voyoutisme.
- Consciente que la hausse du taux de chômage constitue un handicap majeur au développement de la RCA, il a touché plus principalement la classe jeune de la population dans la majorité issue de famille pauvre, au quelle les parents n’ont pas les moyens pour couvrir leurs charges scolaires, trop tôt ces derniers abandonnent les bancs de l’école pour les forges et les rues en quête des emplois de subsistance non durable qui en un laps de temps disparaissent en abandonnant le sujet désœuvrés.
- Rappelant la mauvaise volonté de nos dirigeants à créer l’emploi aux jeunes qui aujourd’hui se tournent vers le vol, l’escroquerie, le braquage, la semence des troubles au sein de la société centrafricaine.
- Consciente que l’absence constatée des intellectuels bien formés, des savants pour faire des propositions, des insinuations et la bonne gestion des projets, des programmes et activités du développement retombe sur la population et frappe la RCA par une pauvreté extrême manifestée par la hausse du prix des denrées de première nécessité, la famine, les endémies de maladie, la hausse du taux de mortalité, le manque des moyens à l’Etat pour la construction des édifices publics, une distribution insuffisante de l’eau potable et de l’énergie, les infrastructures routières dégradées paralysant l’acheminement des produits agricoles et naturels sur le marché ;
- Consciente que la mauvaise gestion des ressources publiques, la répartition inégale des richesses, la manipulation, la marginalisation du peuple, qualifiées d’une forme de dictature ensuite le truquage des scrutins présidentiels et législatifs entrainant la disparition de la bonne gouvernance démocratique et créant des mécontentements au sein de la société centrafricaine, manifestés par des agitations sociales, les conflits militaro-politiques et les conflits inter-communauté en Centrafrique. En effet, vu les défaillances politiques de nos dirigeants qui ont abouti au chaos national et à l’insécurité sur le territoire national. De ce faire, la société civile centrafricaine mécontente de la manipulation politique intérieure et extérieure ayant depuis constitué une entrave au progrès de la République centrafricaine, occasionnant les pertes humaines, dit NON à ce qui se passe en Centrafrique. Alors la société civile ayant souligné les maux cités ci-haut, propose aux autorités centrafricaines les aspects suivants :
1- Aspect sécuritaire

- La création d’urgence d’un corps d’élite paramilitaire, doté d’équipement spécifique, constitué des éléments braves et jeunes de la FACA moralisés, de la police et de la gendarmerie, aux quels environs cinq Hommes doivent être basés en permanence dans les sites publics et stratégiques de Bangui (rond points, carrefours…) ensuite une équipe mobile du corps d’élite d’environs 25 Hommes serviront de forces d’intervention rapide et d’appui au niveau de chaque arrondissement par l’appui des forces étrangères en Centrafrique afin de permettre à nos parents dans les sites des refugier de regagner leur domicile en toute quiétude et sécurité, en plus environs 50 Hommes du corps d’élite appuyer par un détachement de la FACA moralisée doivent être déployé en province pour sécuriser nos provinces, nos frontières et de mettre l’ordre dans les villes du province en urgence.
- La démobilisation, le désarmement et la réinsertion de toutes les milices.

2- Aspect administratif

- La création d’une agence centrale de l’intelligence du renseignement et de lutte contre la corruption, afin de mettre au courant toutes les structures républicaines de ce qui se déroule à l’intérieur et à l’extérieur du pays et ensuite de leur proposer des stratégies adéquates, cette structures est dotée des meilleurs techniciens et technocrates du pays, elle représente le cerveau, les sens et les nerfs du pays.
- La mise en place d’une revue sur les ressources publiques à titre de transparence financière de l’Etat, publiée au journal officiel et les quotidiens indépendants de la place afin d’informer la population sur les recettes et les dépenses de l’Etat.
- La création d’une agence nationale de la promotion du volontariat dont l’objet est de mobiliser, recruter et déployer des jeunes diplômés sans emploi sur le terrain afin de combler les déficits administratifs sur le terrain comme étant volontaire.
- La création d’un salon national de promotion de l’entrepreneuriat ou chambre des métiers, le renforcement de la capacité des cadres de l’agence centrafricaine pour la formation professionnelle de l’emploi et du centre de recherche sur la promotion de l’entrepreneuriat et d’appuyer la création des projets rémunérateurs de la population afin de lutter contre le chômage. Le renforcement de la capacité des membres de la chambre du commerce et ceux de la chambre de l’agriculture et de l’élevage.
- L’évaluation et l’inspection ponctuelle des agents et personnel de l’Etat.

3- Aspect éducatif

- La reprise d’urgence des activités scolaires et universitaire
- L’évaluation, le suivi et l’inspection des enseignants
- La création des écoles et instituts sous tutelles de chaque département du gouvernement afin de former des cadres pour répondre au besoin administratif.

4- Aspect socio-économique

- Identification et assistance aux victimes du conflit
- L’accélération du processus de réconciliation nationale et locale
- L’appui à la création d’une plateforme nationale de la société civile centrafricaine.
- L’ appui à la décentralisation et à l’existence d’une base des données locales à jour sur la population par quartier et village afin de faciliter le recensement et l’enregistrement de la population au registre électoral.
- L’encouragement de la population à la participation citoyenne, en accompagnant la population à se réunir en groupement d’intérêt commun, économique ou scientifique, des coopératives agro-pastorales pour la création des entreprises qui peuvent passer de l’informelle à la formelle contribuent à la croissance économique et réduisent le taux de chômage.
- La promotion de la micro-finance et de l’épargne.
- L’accélération du processus du développement des idées des pensées et des mentalités afin de hausser le niveau d’indicateur du développement humain par des séances d’information, d’éducation et de la communication.
- La vulgarisation des droits humains et mettant l’accent sur l’égalité.
- L’accompagnement à la création des comités de quartier, unissant la société civile locale, les notables et la population dont l’objet de maintenir la paix et sécurité et le développement.
- L’accompagnement à la création d’une plateforme des organisations internationales résidentes en Centrafrique afin d’appuyer les initiatives du développement durable, inclusif et participatif pour concourir au bien être de la population centrafricaine et à l’organisation des élections transparentes et démocratiques.
- L’exploitation de nos richesses, la paix et le bien être du centrafricain

La société civile consciente de ne pas avoir manifesté sa volonté politique visant l’atteinte à la sureté de l’Etat ou la conquête du pouvoir mais veut seulement donner en tant que population son appui à la sécurité, la paix et le développement paisible de la République Centrafricaine. Pour cela, seules la population et leurs organisations peuvent finalement par l’unité mettre un terme à leur souffrance comme le Président fondateur B.BOGANDA déclarait : « Unis nous serons forts et invincibles », et d’autres disaient : « l’union fait la force », je crois qu’il est temps de donner naissance à un société civile dynamique et non politique, unie et non divisée, patriote et non déloyale à la quête des postes de responsabilité en ignorant la peine du peuple, une société civile qui sera la véritable actrice de la paix du développement. Chers compatriotes voila ce que nous devons faire

La mobilisation de toutes les organisations de société civile réunissant les plateformes nationales, aux fédérations, les réseaux par domaine et discipline, et les organisations de base à savoir les associations, les ONG, les clubs, les groupements, les cabinets, les entreprises… Cette mobilisation regroupera toutes les couches sociales de Centrafrique
base des données des organisations de société civile centrafricaine

plateforme des associations liste des fédérations

fed. Org Des élèves YAYA KOGRENGBO Nicolas
fed. Des Org des droits humains Joseph BIDOUMI
fed. Des org de l'éducation BENGUE Stapin
fed des org de la paix KOTTO Delphin
fed des org de la democratie ZENETH Fulgence
fed des orga du genre OFCA
fed des org de santé GUIMENDEO Celestin
fed des org des handicapés OUNDA Celestin
Fed des org de l'environnement Tony lakoutene
fed des org de la jeunesse Riva Felix
fes des ONG GONDA
fed des centrales syndicales SIOVENE
fed des org des enfants de la rue GBANDI Antoine
fed des orga des étudiants NZANGA Raoul
fed des org des enfants de la rue BODIOS

plateforme des organisations sportives

athletisme KONGBA Bruno
basket ball MARBOUA
Badminton DAMANGO Guy
Boxe LOUMANDET Christian
Cyclisme YARAFA Noel
FECASSU HOTTO Fleury
Foot Ball YANENDJI Celestin
Gymnastique MAYER Serge Hypolite
Hand Ball NINGATA Patrick
Judo NAKOZOUMON Serville
comité paralympique TAGO Henry
karaté ZARA BISCO
Lutte KOYT André Marie
Tae Kwendo ALIMA Jaen Stanislass
Tennis KAMACH Yvon
Tennis de table GRESENGUET Gilbert
Tir à l'arc KOTOKE Yhon loutomo
Volley ball LAVOU Jerome
Natation PERRIERE Orphée
Rugby MANDE DJAPOU
Petanque KADO

Plateforme des organisations artistiques et culturelles

Music Josué NGOITA
Comedie Modeste GOBI
Danse tradditionnel Igance
artiste plasticiens Jean noel NAMBOZOUINA
ONG artistique Gervais LAKOSSO
styliste modeliste Oumarou MAGBA
Plateforme des confessions religieuses
Catholique Mgr Dieudonnée NZAPALAINGA
AEEC Pr Nicolas GUERET KOYAME
Islam Imam Oumar KOBINE

platesformes des organisations artisanales

artisans fondeurs de metaux RETICHINDIOU Legrand
Sculptures METOMBO Gildas
Lavage auto DODILA Samason
Brique cuite KONGBO KOWADA Hugues
Sable MIKILIYA Barthelemy
Forgeron MOUMINE Mahamat
coiffure Ambroise Alvin
Pneumatique BOBOUKOU Guillaume
Pousseurs ZOUAMBALO Sylvain
Bucherons GBAFIO Vincent
brique agglo WILLIBAN Pekin
Vannerie GBONGO
Menuisier LEVILLAIN Rock
Soudure GBENENOUI Lakis
Ferronnier GREDOUALI Louis
Serigraphie GOUANDIPOU Simeon
Mecaniciens Mahamat Dibrine
Cordonnier Dertin INDIKARA
Maconnerie ZOUNEKRA Fred
Fabric. Sceau SIAMONTENDJI Dieubeni
Artisans Minier Laurent RAGBA Foutour

organisation commerciale

federation nationale des quincaillerie MRD
federation nationale des merceries Ousman ZAKARIA
federation nationale des Vdeurs de mousse YAO ZAKARIA
epiciers ZAPAKO Lydie
Librairie TESTOFOI
Vendeurs des pduits cosmetiques MAHAMAT Nimir
BOUCHER GOTTO Gislain
Patissier Namsenei romuald
Photograhe Herve SEREFIO
Taxi bus Réné SOKAMBI
Presse Privée Marcel MOKOAPI
Taxi moto Belongo Ted
Detaillant de credit Tordet Odilon

Plateforme des prifessions liberales

Presse Privée Marcel MOKOAPI
Micro finance TANDOS Symphorienne
Entrepreneurs seth MORZIME
Avocat Me
NTIC DEDJE Michael
Medecins Dr NDONAZI
Producteurs Communicater audio visuel Alex BALLU
Infographe BRAHIM Oliveira
Juriste

plateforme agropastorale

CNOP-CAF Ousman SHEHOU
Siriculture Paterne BOKOU
Maraichage NDOUBA Raphael

Tous ensemble réunissons nous et dénonçons dans un lieu public de Bangui pendant une longue durée afin que le monde soit au courant de ce qui se cache dans l’ombre depuis plus de 50 ans. Organisation du mouvement
I Secrétariat Technique Provisoire
Secrétariat
- Secrétaire technique :
- Secrétaire technique adjoint :
Unité Ressources et finances
- délégué principal aux ressources :
- délégué à la finance et logistique :
- chargé des ressources humaines :
Unité Programme et intelligence
- Chargé des Programme :
- Chargé de planification :
- Chargé de nouvelle technologie de l’Information et de la communication :
Unité Communication et relation avec le public
- Porte parole :
- Journalistes :
- Communicateurs :
- Artistes :
Membre permanents
- Les leaders nationaux des OSC centrafricaine
Membre observateurs
- les leaders non nationaux et la population volontaire
II Comité du Quartier
- Chefferie du quartier :
- Les leaders des OSC locales
- Population

Le peuple Centrafricain

15/02/2022
16/02/2014
16/02/2014

RCA : "En acceptant de devenir ministre, j’avais le sentiment d’être utile", Adrien Poussou se confie

Adrien Poussou, ex-ministre de la Communication du gouvernement de la transition.
Depuis un certain temps, je me suis exprimé avec beaucoup de retenue. J’étais au Gouvernement, je m’occupais entre autres de la réconciliation nationale, donc, je devais rassembler. Surtout que dès l’annonce de ma nomination, j’ai essuyé menaces de mort, huées, sifflets et injures. On m’a accusé sur tous les tons de faire le jeu des ex-Séléka et d’avoir trahi la mémoire de leurs victimes.

Aujourd’hui, je suis libre. Ma mission s’est achevée le 27 janvier avec la formation du nouveau Gouvernement d’union nationale de Transition. Mais, je demeure inquiet pour mon pays. Or, j’aurais préféré voir l’avenir en couleurs pastel. Malheureusement, je crois ce que je vois et ne puis faire autrement. Aussi, ai-je le devoir de dire franchement ce que je pense.

En acceptant de devenir ministre, j’avais le sentiment d’être utile à mon pays. Cette décision se justifie d’autant plus que la petite bourgeoisie centrafricaine diplômée qui s’est pourtant instituée en Torquemada du Net, soit par paresse intellectuelle, soit plus simplement par incompétence, a choisi depuis des lustres de demeurer « courageusement » dans le confort du mode de vie occidentale, abandonnant ainsi le pays entre des mains peu expertes. De ce fait, elle a oublié que l’expérience, qui est la sagesse concrète, ne tient sa maturité que du terrain seul. Autrement dit, c’est en se frottant aux réalités du terrain que l’on se fait la main et que l’on pourrait un jour prétendre prendre la relève dans la gestion de la chose publique.

J’avais conscience des difficultés et de l’immensité de la tâche. Je savais que nous nous trouvons face à un nouvel âge de notre pays, au seuil d’une nouvelle page de notre histoire collective, laquelle transformera durablement le visage de la République centrafricaine encore plus profondément que les précédentes crises.

Mais qu’est-ce une crise, m’étais-je interrogé? La crise, même se elle est une sorte de cataclysme qui précipite les sociétés dans les convulsions, n’est pas un effondrement. Elle est un réajustement. Elle peut aboutir à une redistribution nouvelle des ressources. Elle n’est pas la fin du monde mais plutôt l’origine d’un système nouveau. À condition d’y travailler. Durement.

Et comme je l’avais écrit dans l’article « Construire ensemble une société post-Séléka », la nouvelle génération de Centrafricains doit être au centre de sa rénovation, de ce retour au politique, comme dirait quelqu’un. On l’entend ces temps-ci s’exprimer, souvent pour se plaindre. Pourquoi devrait-elle se vivre comme une cohorte frustrée et impatiente ? Si elle ne se borne pas à critiquer le passé, si elle ne reproduit pas les défauts qu’elle impute à ses aînés, si elle sait faire surgir des idées nouvelles sans courir derrière la dernière mode et les ambitions titanesques, si elle ne se morcèle pas – chacun croyant pouvoir être le premier -, si elle prend le temps nécessaire de l’apprentissage, si elle travaille, propose et construit, naturellement, l’avenir lui appartiendra.

C’est ici le lieu de remercier le président Michel Djotodia ainsi que le Premier ministre de l’époque, Maître Nicolas Tiangaye, qui ont bien voulu m’assigner le devoir de servir mon pays en qualité de ministre de la Communication, de la Promotion de la culture civique et de la Réconciliation nationale. Plus qu’un privilège, ce fut un honneur pour moi d’être à leurs côtés en ces circonstances et dans ces conditions. Si cela était à refaire, je le referais.

Car, à la vérité, seul le feu est révélateur, à la guerre comme en politique, du véritable caractère des hommes. Tant que cette épreuve n’est pas là, toutes les hypothèses restent possibles. On ne connaît vraiment les hommes que face au péril, à cet instant précis, imparable, où les certitudes vacillent.

Cela dit, le revers du 10 janvier 2014 (la démission du Président ainsi que du Premier ministre de Transition en terre étrangère) reste pour moi un regret politique. Car, sans m’exempter de toute erreur ou d’éventuelle faute, je sais qu’il était évitable si les deux têtes de l’exécutif étaient restées solidaires.

Je reviendrai plus longuement sur ce curieux déroulement politique pour en tirer des leçons dans mon prochain ouvrage.

J’ai espéré que l’élection de la nouvelle Présidente viendrait effacer cette douloureuse mésaventure et j’ai salué avec plaisir le symbole de l’accession d’une femme à la présidence de la République. Non pas parce que madame Samba Panza serait simplement une femme, mais parce que j’avais pu me faire une idée assez exacte de ses qualités, notoires, et de ses insuffisances, réelles. En plus du fait, espérais-je, que cette élection allait couper l’herbe sous les pieds des commanditaires de la milice dite anti-balaka, cette nébuleuse de hors-la-loi à la machette facile.

Car, c’est pour préserver l’unité nationale, faire cesser les violences et mettre un terme à l’extrême souffrance de l’écrasante majorité du peuple centrafricain qui vit une tragédie que le président Michel Djotodia avait pris sur lui, la lourde responsabilité historique de démissionner de ses fonctions de Chef de l’État de Transition. En posant cet acte, il avait la conviction, tout comme les pays de la sous-région que la paix reviendrait dans notre pays.

Malheureusement, force est de constater qu’un peu plus d’un mois après son départ, les violences ont atteint un niveau jamais égalé, avec tous les jours des dizaines d’assassinats de femmes, d’enfants, de vieillards, des familles jetées sur le chemin de l’exil quand elles ne s’entassent pas dans les mosquées et autres lieux de culte à la merci de grenades lancées par les miliciens se réclamant de l’ex-président François Bozizé. Les mêmes qui détruisent systématiquement les mosquées et les domiciles de musulmans à travers le troisième, quatrième cinquième et huitième arrondissement de Bangui qui continue de se vider des ressortissants des préfectures de Vakaga, Bamingui et Haute-Kotto qui sont obligés de repartir dans leurs régions d’origine pour sauver leurs vies, démontrant ainsi le caractère génocidaire des attaques dont ils sont victimes.

Le 5 février dernier, répondant à l’appel du Chef de l’État de Transition, des militaires de toutes origines constituant les Forces armées centrafricaines (FACA) se sont retrouvés au grand rapport. L’un d’entre eux, du fait de ses origines ethniques, a été lapidé à mort par ses camarades d’armes en présence de la la presse internationale.

Les rapports d’institutions aussi crédibles comme Amnesty International et Human Right Watch sont depuis venus confirmer le nettoyage ethnique dans plusieurs quartiers de la ville de Bangui et en provinces, souvent en présence des forces de la MISCA et les éléments français de l’opération Sangaris, dont pourtant le rôle est notamment la protection des populations civiles, aux termes des résolutions 2121 et 2127 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

À un moment où les responsables politiques centrafricains devraient plutôt appeler au rassemblement, à la tolérance et à la réconciliation nationale, je crains que ces actes odieux ne conduisent certaines communautés, notamment musulmanes à vouloir se retirer pour vivre entre elles, avec comme conséquence la partition de fait du pays.

C’est pourquoi, je veux ici, exhorter la communauté internationale, compte tenu de son implication dans la résolution de la crise centrafricaine, à peser de tout son poids pour non seulement, trouver une solution qui puisse être équitable pour toutes les communautés vivant en République centrafricaine mais surtout de mettre hors d’état de nuire les commanditaires des ant-balaka, ceux-là même qui, à partir du Cameroun ou de la France, ont planifié et mis à exécution leur funeste plan génocidaire.

Comme je l’ai fais en ce temps pour des exactions visant les chrétiens, je tiens pour inadmissible et condamne avec la dernière rigueur possible le sort fait à nos compatriotes musulmans par ces bandits des anti-balaka qui ont le culot de se voir en libérateurs.

Même si les ex-Séléka ont le don de se faire détester, même si leurs diverses exactions ont laissé des traces, aujourd’hui, rien et absolument rien, ne saurait justifier la poursuite des exactions et autres épurations ethniques ou religieuses devant permettre le retour au pouvoir d’individus maléfiques et cruels qui nous ont montré leurs limites quand ils étaient à la tête du pays. Ceux qui ont commandité et organisé le massacre de nos compatriotes doivent être traqués, arrêtés et poursuivis devant les juridictions nationales ou internationales. Nous les connaissons tous. Ils ont beau s’agiter ou se livrer à des manoeuvres dilatoires pour retarder l’échéance qui, de toute façon, leur sera imposée par la volonté du peuple centrafricain, ils n’échapperont pas à la justice. La paix et la sécurité sont à ce prix.

Adrien POUSSOU
Ancien Ministre.

16/02/2014

Message de :Ngiya Ti Centrafrique

Centrafricains;Centrafricaines;
Chers Compatriotes!
C'est dommage de dénoncer,de combattre et chasser la SELEKA du pouvoir pour finalement faire comme eux.Projetons nos pensées au positif pour notre pays.Rassemblons-nous pour la paix au lieu d'opter pour des comportements irréponsables.
RCA n'a pas bésoin des armes qui tuent les centrafricains mais qui tuent la médiocrité,l'inconscience.Nous pouvons mettre nos violences au service de notre économie;nos rages pour le développement de notre pays.
Nous devons nous poser les questions suivantes:Pourquoi dois-je faire la guerre?Que reproche-t-on concrétement à l'autre?n'y'aurait-il pas une autre solution que la guerre?
Si tout le monde réfusait de prendre les armes,ces seigneurs de guerres déposeraient eux aussi ces armes.
Il y'a environ un an,nos parents se réfugaient dans les forêts:pas des médicaments;des soins adéquats;pas d'eau potable;pas d'hygiènes.Ils dorment au milieu des animaux sauvages tels que serpents;scorpions et autres....Arrêtons cette guerre débile,qui ne fait que détruire notre pays.
Si vous n'avez pas la pitié de nos parents qui sont éparpignés partout là.Moi,ca me fait mal et j'ai pitié d'eux.
Arrêtons l'esprit de verser du sang.LA MORT appelle la MORT.La paix rien que la paix.
Que Dieu vous bénisse et que Dieu bénisse la RCA!

16/02/2014

Centrafrique: dix millions de dollars de l'ONU pour l'aide humanitaire
Par journaldebangui.com - 14/02/2014

L’annonce a été faite par Mme Valérie Amos, la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires


Un supplément de dix millions de dollars tirés du Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) a été décaissé en vue de soutenir les opérations d'aide humanitaire d'urgence en République centrafricaine, a annoncé la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires. Selon Valérie Amos qui s'exprimait jeudi, il s'agit là de la deuxième allocation de 10 millions de dollars du CERF pour l'intervention humanitaire en République centrafricaine depuis décembre 2013. ‘'Mme Amos a lancé un appel aux partenaires humanitaires d'accorder la priorité à la fourniture de l'aide parce que les besoins sont énormes en Centrafrique, même s'il est également urgent de rétablir la sécurité et la stabilité'', a indiqué une source onusienne.

16/02/2014

INFO!

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : | Centrafrique: des soldats "anti-balaka" annoncent une scission au sein de la milice

Samedi matin, les soldats de la force africaine Misca, appuyés par des éléments de l'opération française Sangaris, ont ratissé pendant quatre heures le quartier de Boy Rabe, où ils ont saisi des armes et munitions mais surtout interpellé plusieurs cadres de la milice. L'opération a en revanche manqué son "objectif principal", à savoir l'interpellation du "coordonnateur politique" des "anti-balaka" Patrice-Edouard Ngaissona, ancien ministre et président de la Fédération centrafricaine de football, aujourd'hui en fuite.
Interrogé sur le sort de M. Ngaissona, le capitane Kokaté a affirmé l'ignorer, tout en soulignant qu'il s'en désolidarisait. "Il prenait des décisions sans concerter les autres", a-t-il affirmé.
"Patrice Edouard Ngaissona a envoyé des listes de noms à la chef de l'Etat de transition (Catherine Samba Panza) et au Premier ministre (avant la constitution du gouvernement NDLR) mais il a agi sans aucune concertation. Il n'a envoyé que des noms de gens de sa famille", a-t-il accusé.
"Aujourd'hui, il existe plusieurs factions au sein des +anti-balaka+", a poursuivi le capitaine Kokaté, qui s'est défendu d'agir pour le compte de l'ancien président Bozizé, que beaucoup accusent en Centrafrique d'être derrière la milice des "anti-balaka". "Je ne suis pas pour Bozizé, je suis nationaliste", a-t-il assuré.
"Aujourd'hui, il faut désarmer les hommes mais aussi désarmer les comportements", a-t-il estimé, avant de prôner l'organisation d'"un carnaval de réconciliation entre les chrétiens et les musulmans".
En fin d'après-midi, le Premier ministre André Nzapayéké était réuni avec les représentants de la communauté internationale en Centrafrique, ainsi que les chefs de la Force française Sangaris et de la Force africaine Misca.
Aucune information n'a filtré sur la teneur de leurs entretiens.

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : | Centrafrique: des soldats "anti-balaka" annoncent une scission au sein de la milice

unissons-nous pour une cause noble et sincère
16/02/2014

unissons-nous pour une cause noble et sincère

site des réfugier de camps des castors...jusqu'a ce jour aucune autorité ne s'est rendu sue place pour voir les deplacés...
16/02/2014

site des réfugier de camps des castors...
jusqu'a ce jour aucune autorité ne s'est rendu sue place pour voir les deplacés...

16/02/2014

Crise: la mairie de Bangui a du plomb dans l’aile
Par Paul Gové - bêafrika Sango - 14/02/2014

Les dernières crises militaro-politiques qui ont ébranlé la République centrafricaine n’ont pas également épargné la mairie de Bangui.


Au moment où la nouvelle mairesse de la ville prend ses fonctions un bilan du passif doit être fait. Les ordinateurs, les mobiliers des salles de mariage, du parc du cinquantenaire ont été pillés, les installations de l’internet saccagées par les ex-Séléka. Les recettes ont été initialement réalisées, grâce à la confection des pièces d’Etat civil, aux tickets des marchés, aux locations des kiosques, à celles des panneaux publicitaires et aux enlèvements d’ordures ménagères. Depuis le 24 mars 2013 jusqu’à ce jour, ces activités génératrices de revenus n’ont démarré que timidement à cause de l’insécurité qui persiste et des difficultés économiques découlant des destructions et pillages de biens meubles et immeubles.

14/02/2014

joignons -nous pour une bonne cause qui est de sauver la RCA.

Adresse

Societecivilerca@gmail. Com
Bangui
2314

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