Chantiers du Cameroun

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Restructuration du MATGENIE : le Ministre des Travaux Publics renforce la coordination pour la relance de l’entreprise.L...
25/03/2026

Restructuration du MATGENIE : le Ministre des Travaux Publics renforce la coordination pour la relance de l’entreprise.

Le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a présidé le 25 mars 2026, en sa qualité de tutelle technique, une réunion de coordination consacrée au processus d’assainissement des ressources humaines et de l’outil de production du MATGENIE, avec pour objectif de remettre l’entreprise sur les rails.

La rencontre a réuni, autour de la même table, les parties impliquées dans cette dynamique, à savoir: la Présidence de la République, le MINEPAT et le MINFI, ainsi que les responsables du MATGENIE, parmi lesquels le Président de l’Assemblée Générale, le Président du Conseil d’Administration, le Directeur Général et les délégués du personnel.
Les échanges ont été introduits par un exposé du Directeur Général, Tikum Elias sur le bilan de clôture de l’Établissement Public à Caractère Industriel et Commercial (EPIC) et les perspectives liées à l’ouverture de la Société à Capital Public (SCP). Il a également été fait le point sur les travaux menés avec la Commission Technique de Réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic (CTR), ainsi que sur l’état d’avancement de l’assainissement de l’outil de production et les actions engagées en vue du recouvrement des créances dues à l’entreprise.
Au terme des échanges, le Ministre des Travaux Publics a insisté sur la nécessité de structurer l’ensemble des mesures d’assainissement dans un plan d’action précis, assorti d’un chronogramme précis et d’indicateurs de suivi. Il a relevé l’importance pour l’équipe dirigeante de disposer d’une feuille de route qui intègre l’ensemble des activités en cours et à venir, avec des échéances définies et des responsabilités établies.
Parmi les recommandations formulées par la tutelle technique, figurent l’élaboration du bilan de clôture du MATGENIE à partir de la date de signature du décret présidentiel, toutes choses dans le but de disposer d’une situation exhaustive de l’actif et du passif. À cet effet, une équipe conduite par le Secrétaire Général du Ministère des Travaux Publics a été instruite pour produire ce travail dans des délais comprimés. Le renforcement de la gouvernance financière a également été évoqué, avec la nécessité de rechercher un profil de responsable administratif et financier en charge de garantir la traçabilité des recettes et des dépenses.
Dans une approche axée sur les résultats, le Ministre a annoncé la tenue de réunions de coordination à une fréquence trimestrielle, en vue d’évaluer la mise en œuvre du plan d’action et d’ajuster les mesures prescrites. Cette démarche vise à assurer un suivi rigoureux du processus de restructuration et à consolider progressivement la relance du MATGENIE.

Souce / Ministère des Travaux Publics du Cameroun

Nationale N°3 Yaoundé–Douala : On traite des larges bandes sur la chaussée.Le relèvement du niveau de service de la Nati...
23/03/2026

Nationale N°3 Yaoundé–Douala : On traite des larges bandes sur la chaussée.

Le relèvement du niveau de service de la Nationale 3 poursuit son cours.
En effet, la phase préliminaire des travaux d'entretien confortatif est rendue au traitement des larges bandes qui consistent au traitement de la chaussée de Boumnyebel vers Yaoundé.

Les équipes de l'entreprise qui partent de Douala vers le pont de la rivière Ndoupé procèdent actuellement au marquage des zones prioritaires les plus dégradées, pour la mise en œuvre du béton bitumineux

Dans cette dynamique, les travaux de traitement des larges bandes ont été lancés sur le tronçon allant de Boumnyebel en direction de Yaoundé. Sur le front opposé, les équipes mobilisées depuis Douala jusqu’au pont de la Ndoupé procèdent au marquage des zones les plus dégradées, en prélude à la mise en œuvre du béton bitumineux sur les sections identifiées comme prioritaires.

Depuis plusieurs semaines, la forte mobilisation des équipes est saluée par les usagers et les riverains, qui constatent au quotidien la transformation progressive de la physionomie de cette route stratégique, alors que les travaux ne sont qu'en phase préliminaire. Le rythme des travaux s’est d’ailleurs intensifié.

À l’issue du week-end des 20 et 21 mars 2026, l’entreprise a achevé le traitement de la première grande bande critique, référencée N°26, située entre les points kilométriques 81+650 et 82+100.

Dans le même temps, du côté de Douala, une autre section de 500 mètres, comprise entre les points kilométriques 172+600 et 173+100, a été traitée, notamment au niveau du dos d’âne précédant le nouveau pont.

Parallèlement, les opérations de signalisation, de curage des caniveaux et de cantonnage se poursuivent avec intensité.

Conformément aux orientations du Maître d’Ouvrage, les riverains des localités traversées sont également impliqués à travers l’approche HIMO (Haute Intensité de Main-d’Œuvre).

À cet effet, en ce lundi 23 mars, des jeunes sont mobilisés au niveau du péage de Mbankomo pour des activités de débroussaillage et d’assainissement des ouvrages de drainage.

Conseil du jour pour nos lecteurs Ne commencez jamais une construction sans ces 03 choses. - Un terrain avec des documen...
06/03/2026

Conseil du jour pour nos lecteurs

Ne commencez jamais une construction sans ces 03 choses.

- Un terrain avec des documents légaux
- Un plan validé par un professionnel
- Un budget bien calculé

Beaucoup de projets échouent parce qu’ont commencent à construire sans préparation.
Bon weekend

Infrastructure urbaine : Top départ pour la construction du pont de Bonamatoumbe !  Mardi 3 mars 2026, le Gouverneur de ...
05/03/2026

Infrastructure urbaine : Top départ pour la construction du pont de Bonamatoumbe !

Mardi 3 mars 2026, le Gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, a officiellement donné le coup d'envoi des travaux de construction du pont de Bonamatoumbé.

Pour cet événement historique, il était accompagné du Préfet du Wouri, du Maire de la ville, le Dr Roger Mbassa Ndinè, ainsi que des autorités administratives et traditionnelles locales.

Cet ouvrage métallique de 60 mètres, qui bénéficie de l'appui technique du Ministère des Travaux Publics (MINTP), est bien plus qu'une simple infrastructure. Avec un investissement de 1,8 milliard de FCFA, il se positionne comme le nouveau moteur de croissance pour cette zone périphérique du Wouri.

Le projet prévoit également l’aménagement d’une route d'accès en 2x2 voies pour garantir une fluidité optimale du trafic.

L'objectif de ce chantier d'envergure est clair : désenclaver durablement la métropole, booster l'économie locale et libérer l'immense potentiel foncier de cette zone longtemps restée isolée.

Sous l'impulsion du Dr Roger Mbassa Ndinè, la Communauté Urbaine de Douala poursuit sa mue vers une modernité connectée et inclusive.

Le compte à rebours est lancé ! SOCAF TBC /MEK LOG, l'entreprise en charge des réalisations des travaux a désormais un délai de 6 mois pour transformer le visage de Bonamatoumbé.

Rendez-vous est pris d’ici la fin de l’année pour la livraison officielle de ce joyau qui changera la vie de milliers de citadins.

Source /CUD

[Douala Smart Port] - La CNPS - Caisse Nationale de Prévoyance Sociale entre dans le tour de table d'Innovendi Data Tech...
05/03/2026

[Douala Smart Port] - La CNPS - Caisse Nationale de Prévoyance Sociale entre dans le tour de table d'Innovendi Data Technologies
Les deux entreprises ont signé le 4 mars 2026, un protocole d'entente pour financer la transformation du Port Autonome de Douala en Smart Port.

Source /l'Economie

Le Port autonome de Douala annonce un futur partenariat avec Hydrac. L’objectif est de mieux encadrer les travaux de mod...
05/03/2026

Le Port autonome de Douala annonce un futur partenariat avec Hydrac. L’objectif est de mieux encadrer les travaux de modernisation en cours.
🏗️ Hydrac interviendrait du début à la fin des projets pour garantir la solidité et la conformité des infrastructures. Le contrôle technique doit réduire les risques et améliorer la qualité des ouvrages.
🔌 L’entreprise, filiale de la Société nationale des hydrocarbures, pourrait accompagner des projets clés comme la centrale électrique de 300 MW et la modernisation des terminaux.
Source : Investir au Cameroun ©Investir au Cameroun

La gestion des ordures ménagères au Cameroun fait face à une crise chronique marquée par l’accumulation des déchets dans...
27/02/2026

La gestion des ordures ménagères au Cameroun fait face à une crise chronique marquée par l’accumulation des déchets dans les rues, des problèmes sanitaires et l’insuffisance de la collecte. La société Hysacam est le principal acteur, mais des difficultés financières et l’incivisme persiste.

Chantier de la Falaise de DschangLe  chantier de la Falaise de Dschang a reçu la visite de  la Task force mise en place ...
26/02/2026

Chantier de la Falaise de Dschang
Le chantier de la Falaise de Dschang a reçu la visite de la Task force mise en place par la Recteur de l’Université de Dschang en vue de suivre la mise en œuvre du projet et d'émettre des recommandations en cas de nécessité pour cet ouvrage de grande envergure, Sécurisé par des geomembranes et geogrilles durables.
Les recommandations ont été remises au maître d'ouvrage

CHANTIERS DU CAMEROUN ÉCONOMIE VERTE TOUT RESTE À FAIRE AU CAMEROUN Y a-t-il encore un secteur qui échappe au principe d...
26/02/2026

CHANTIERS DU CAMEROUN

ÉCONOMIE VERTE TOUT RESTE À FAIRE AU CAMEROUN

Y a-t-il encore un secteur qui échappe au principe de l’offre de la demande de l’achat de la vente et du profit? En tout cas, si existe le domaine de l’assainissement n’en fait point partie. En voilà l’univers où l’on croit à tort qu’il n’y a que des sommes à sortir des caisses. Une ligne budgétivore à l’heure où l’on demande au Cameroun d’avoir une dépense publique enrichie de la qualité. Et pourtant l’assainissement peut donner naissance à une chaîne de valeur.

Bref , en assainissant nos cités des déchets de divers ordres qui les enlaidissent en les rendant souvent puantes , on peut devenir riche. Tout est dans la valorisation et le recyclage de ces matières liquides, solides et gazeuses dont nous ne rêvons que de nous libérer.

La rédaction de votre magazine Chantiers du Cameroun a décidé de vous plonger dans une économie d’un autre genre pour en explorer les potentialités négligées au Cameroun à l’heure où les milliers de jeunes disent ne pas savoir ce qu’ils peuvent faire de leur parchemin académique.
Pour évoquer le quotidien des entreprises qui constituent les ogres du domaine. Pour enfin présenter des cas qui peuvent permettre de baliser le chemin d’une économie verte sur l’échiquier national.

ASSAINISSEMENT : ce secteur lucratif encore en friche au Cameroun

Peut-on s’enrichir dans les déchets ? La réponse est oui. Et beaucoup le savent. Mais ils leur marquent souvent les clés d’entrée dans cet univers où il y’a encore d’importants leviers sur lesquels les entreprises peuvent naître. R***e des sous branche de ces opportunités pour lesquelles la demande dépasse largement l’offre.

Que deviennent nos excréments une fois que nous les avons envoyés dans les fosses septiques ? La question peut faire sourire. Mais s’en occuper peut rendre riche. Et dans ce domaine, l’essentiel reste à faire au Cameroun.

Et ceux qui ont déjà élu domicile dans ce créneau trouvent leur compte. Martin Fosto , président directeur général d’Ange Express Hygiène et Services mène une vie de patron dans la gestion des boues de vidange. Basée à Yaoundé. Son entreprise offre plusieurs services.

La vidange en constitue le meilleur filon. Pour qu’il envoie un de ses camions vider vos fosses septiques, vous devez accepter de payer 80 000 francs cfa et si la quantité de boue à évacuer dépasse la capacité de l’engin, il faut donc faire deux tours.

L’usager paye à ce moment-là le double du prix. Seuls les particuliers bénéficient de cette tarification préférentielle. Car , lorsqu’il s’agit des entreprises et des services publics, le prix peut aller jusqu’à 140 000 francs cfa le camion. D’où l’affirmation du PDG : « la vidange nourrit bien son homme au Cameroun ».

L’affirmation du patron d’Ange Express Hygiène et Services tient la route. Si l’on ne prend que le cas de la vidange à 80 000 francs cfa le bénéfice avant impôt par tour se situe autour de 34 000 francs cfa. Les charges avalent à elles seules 56 000 francs cfa. Dans les détails, les opérateurs indiquent que les fonctionnements et l’amortissement de l’engin avalent en moyenne 15 000 francs cfa soit 15% du paiement effectué par le client.

La rémunération du personnel aspire une moyenne de 12 227 francs CFA soit 22%. La redevance à payer pour déposer ( 20517 francs cfa soit 36% ) et les tracasseries de divers ordres ( 8240 francs CFA soit 15%) figurent également au tableau des charges. La marge bénéficiaire s’évalue à le moins à 30% par opérations. Tous les secteurs d’activité n’ont pas la même chance.

La gestion des boues de vidange est un caillou dans la chaussure des villes camerounaises. Tout indique qu’il y’a eu pendant longtemps, une absence de planification dans le domaine. Les métropoles ne savent pas quoi faire de ces matières extraites des fosses sceptiques , elles-mêmes remplies dans la plupart des domiciles. Et le basique principe de l’offre et de la demande attire les hommes et les femmes en quête d’aventure entrepreneuriat.

L’organisation non gouvernementale ERA-Cameroun, a mené une étude sur la situation de la ville de Yaoundé. On retient que chaque habitant de la capitale - 3,1 millions d’habitants pour 620 mille ménages produits une moyenne journalière de 0,7 kilogrammes de boue de vidange. Un taux compris entre 40 et 50 % équivaut à la quantité de cette matière qui est effectivement collectée. Il y’a donc encore de l’espace pour créer des entreprises dans le secteur.

Jusqu’ici 12 compagnies font ce travail à Yaoundé. De façon globale elle dispose de 30 camions. Mais seuls 18 de ces engins - achetés entre 12 et 15 millions francs cfa l’unité - fonctionnent. Normal, l’âge moyen de ce parc automobile se situe à 20 ans avec une extension de 40 ans pour certains d’entre eux.

Recettes communales à MBANKOMO

La commune de Mbankomo, dans la banlieue sud de la ville de Yaoundé. Surfe sur la situation catastrophique de la capitale pour bénéficier d’une nouvelle niche dans son portefeuille de recettes. Nomayos, village situé sur ce territoire. Accueille en effet la matière fécale enlevée des fosses septiques de la métropole.

Un dépôt sauvage en somme. Un sacrifice consenti pour permettre à Yaoundé de respirer. D’après la gérante du site , chaque camion qui entre doit payer 5 000 francs cfa par tour de dépotage. Sur cette somme 2000 francs CFA atterrissent dans les coffres communaux de Mbankomo. Les populations riveraines qui ont accepté cette pollution grandeur nature touchent 3000 francs cfa restant par jour, ce sont en moyenne 18 camions qui déversent le contenu de leur cargaison sur ce site. Le guichet encaisse donc au moins 90 000 francs CFA par jour.

En outre chaque camion paye une redevance mensuelle de 50 000 francs CFA au propriétaire de ce vaste champ qui reçoit les déchets corporels des gens de la cité capitale. Au total le regroupement des opérateurs de la vidange de la capitale politique du pays indique débourser 30 millions francs cfa comme frais de dépotage à Nomayos chaque année.

Mais qu’on se le dise bien ! Les dégâts causés sur la nature par le dépôt sauvage des boues de vidange à Namayos inquiètent. Le site accueille jusqu’à 1300m3 de matière fécale chaque semaine. La communauté urbaine de Yaoundé en a conscience.

Elle s’est engagée dans un processus de remédiation à la situation. L’étude menée par ERA-Cameroun pour son compte indique qu’il faut 7,5 milliards de francs CFA d’investissement pour y arriver.

Le plan directeur d’assainissement de cette cité, conçu en 1993, a connu une actualisation en 2016. C’est l’occasion de cette relecture que la problématique de la gestion des déchets issus des fosses septiques a été intégrée.

Dans l’urgence, l’institut ambitionne de construire une station de traitement des boues de vidange au quartier Etoa Meki veut aussi acquérir un « Omni processor » pour valoriser ces déchets. Pour y arriver la CUY compte sur les bailleurs de fonds.

Mais elle n’exclut pas de ficeler un partenariat public-privé. De façon concrète un opérateur privé construit les ouvrages et les exploite pour de la municipalité. Une sorte de concession très lucratif. Car il n’y a que du bon business là-dedans.

Cette emphase sur la ville de Yaoundé permet d’esquisser une vue globale de la réalité du business qu’il peut avoir autour de la gestion des boues de vidange au Cameroun.

À douala ville la plus peuplée du pays, le besoin demande un traitement de cheval le quartier youpwe sis au « Bois des singes », abrite une station artisanale dédiée au dépotage de la matière fécale. Sans traitement, ces déchets rendent la vie insoutenable dans le secteur et finissent leur course dans le wouri.

Des indicateurs d’un enrichissement possible par le biais de l’investissement dans la collecte et le traitement des boues de vidange peuvent faire l’objet d’une longue évocation. Mais on peut se borner à en signaler deux aspects.

Il y’a donc une entente à trouver avec les municipalités. Par exemple, la réhabilitation de trois stations d’épuration à Yaoundé ( Messa , cité verte , Biyem Assi 1) a coûté 2,5 milliards francs cfa , rien d’interdit à une entreprise de construire une station de traitement et de l’exploiter. Ensuite il y’a la valorisation. L’expérience de la ville de Dakar montre qu’il est possible d’obtenir des produits à consommer en traitant les boues de vidange :

les engrais et l’eau pour l’agriculture, l’électricité pour alimenter les ménages. En fait l’omni-processor, une mini-usine de production d’énergie à partir des boues de vidange, peut générer jusqu’à 125 kw d’électricité par jour, soit 1000 mégas w pour 8000 heures de fonctionnement par an.
La technologie porte l’estampille de janicki industries, une entreprise américaine basée au nord de Seattle. Cela suppose que les ingénieurs camerounais peuvent eux aussi mettre sur pied des compagnies. Objectif : concevoir et fabriquer des instruments adaptés au contexte local destiné à l’assainissement. Le problème se pose sur toute l’entendue du territoire national.

L’instance sur la gestion des boues de vidange ne peut occulter les autres branches de l’assainissement. En la matière, il y’a la collecte, le traitement et la valorisation des déchets solides. Certaines proviennent des ménages, des marchés. D’autres plus complexes viennent des usines et des hôpitaux. Sur ce créneau, Hysacam règne en grand maître, c’est du moins l’impression qui peut se dégager.
La réalité démontre une toute autre chose. L’entreprise de Michel Ngapanoun n’occupe pour l’instant que les grandes villes du pays. Et là encore , les contrats qui la lient au communautés urbaines ne lui permettent pas de satisfaire tout le tissu urbain.

Il y’a donc de la place pour les opérateurs de niches porteuses. Quid des petites et moyennes cités ? Pour la plupart, elles attendent encore leur heure. Au panel des choses à faire dans ce secteur, il y’a le curage des caniveaux et des cours d’eau.

Il appartient aux ingénieurs de l’environnement, à ceux qui ont l'entreprenariat dans le sang , de tomber sur toutes ces opportunités et de s’enrichir. Pour ce faire, il faudra réunir deux éléments : la compétence et la prise de risque.

ENTREPRISE LES OGRES DU SECTEUR DE L’ASSAINISSEMENT AU CAMEROUN

Certes, il y’a une dizaine de petites entreprises qui ont vu le jour pour faire leur affaire dans le secteur très lucratif de l’assainissement. Certaines fabriquent des pavés en fondant du plastique et en mélangeant au sable.

D’autres compostent les ordures pour obtenir des engrais biologiques destinés à l’agriculture. Cependant, dans cet univers, il y’a des mastodontes. R***e non exhaustive des troupes.
HYGIÈNE ET SALUBRITÉ DU CAMEROUN : d’une filiale d’un groupe français à une multinationale camerounaise.

Hygiène et salubrité du Cameroun ( HYSACAM) ne cesse d’étendre ses tentacules. En février 2017 elle annonce le lancement de ses activités à Bamenda, à la suite d’une signature d’un contrat avec la communauté urbaine de cette ville. L’accord porte sur la collecte et le traitement des déchets dans cette métropole régionale anglophone. Durée : 05 ans. C’est la quinzième cité camerounaise qui s’attache les services de cette société anonyme.

Elle rejoint Douala, Bafoussam, Ngaoundéré, Garoua, Maroua, Bertoua, Buea, Limbe, kribi, Edea, Ebolowa et Sangmélima. L’entreprise opere également à Cotonou. La marque qui lui permet d’aller au-delà des frontières camerounaises et de se présenter comme une holding continentale. Déjà en 2013, Hysacam s’était établit à Monrovia la capitale du Liberia. La compagnie s’affirme également à Ndjamena (Tchad) et à Niamey (Niger).

Hysacam se présente comme une multinationale en somme. Elle se déploie à travers des services de collecte, le traitement et de valorisation des déchets. L’activité de collecte se fait dans les quartiers des villes avec lesquelles elle est sous contrat. Outil utilisé : le camion à compaction. La valorisation de la matière organique permet à la compagnie de fabriquer du compost, un engrais biologique destiné à l’agriculture.

Les villes de Bafoussam, Sangmelima et Meyomessala concentrent cette activité. Le poids lourd de l’assainissement au Cameroun procède aussi à la récupération et la transformation des bouteilles plastiques. Dans deux centres construits respectivement à Nkolfoulou (arrondissement Soa) et à douala (Génie militaire) , l’activité de captage et de traitement de biogaz se déploie.

Au total, d’après les chiffres publiés par la compagnie, 15 millions de personnes se débarrassent écologiquement de leurs déchets grâce à Hysacam. Elle en traite jusqu’à 5 000 tonnes par jour. Le chiffre « 5000 » correspond aussi au nombre de collaborateurs qu’elle emploie. Ceux-ci travaillent à l’aide d’un parc logistique constitué de 500 camions et 50 engins lourds.

Tout commence en 1969. Les groupes français Gran Jouan et Sita s’associent pour créer Hysacam. L’entreprise voit le jour pour régler le problème de la collecte des ordures dans la ville de Douala. Elle démarre avec 133 employés dans une cité qui compte à l’époque 500 milles habitants. Très vite elle réussit son pari. En 1979 , elle s’étend dans la ville de Yaoundé. La société subira de plein fouet la crise économique des années 80 et 90.

Car , ses clients qui constituent les municipalités rétrécissent leurs budgets et opèrent des coupes drastiques sur les enveloppes dédiées a l’assainissement. Une situation expliquant les montagnes de déchets qui enlaidissent les deux métropoles du pays tout au long de cette période. La crise entraîne le départ des français. Ceux-ci cèdent le capital à un groupe de camerounais.

Il s’agit en réalité des collaborateurs internes. Michel Ngapanoun prend la tête de ce mouvement. Des études lui montrent qu’il suffit de restructurer l’entreprise pour la rendre rentable. Et c’est ce qu’il fait : augmentation du parc logistique, investissement dans les nouvelles technologies du domaine, extension à l’étranger. Hysacam dont la direction générale se trouve à la zone industrielle de Douala-bassa, déclare aujourd’hui un capital de 06 millions de francs cfa. Elle rêve chaque jour de s’étendre encore beaucoup plus. Au nom de la salubrité recherchée par les villes africaines.

GROUPE BOCOM : deux entreprises dans le secteur de l’assainissement

Véritable mastodonte du secteur productif au Cameroun et 02 filiales en Guinée équatoriale et au Congo - le groupe BOCOM a les deux pieds dans l’assainissement. Deux (02) de ses compagnies opèrent dans le secteur : BOCOM RECYCLING. En 2002, Dieudonné Bougne, ancien docker au port Autonome de Douala, met sur pied BOCOM international.

Il se sépare en réalité de Foberd Fokou avec lequel il a créé en 1996 Bocan. C’est que ? Il a découvert un bon filon dans le domaine de l’environnement. Parmi les activités de l’entreprise, il y’a le recyclage des déchets, notamment les huiles de vidange. Après leur récupération, la compagnie les traite et les redonne une seconde vie. Le nouveau produit est vendu aux entreprises industrielles qui les utilisent dans les brûleurs.

Autre activité de BOCOM international : l’incinération « il s’agit ici d’une opération faite à l’aide de grandes machines industrielles (appelées incinérateurs) à très haute température, à ne pas confondre avec le « brûlage » qui consiste à mettre le feu à certains objets, en plein air. La spécificité de l’incinération est donc due au fait que l’opération est faite en milieu industriel avec équipement performant, intégrant un traitement de gaz , une analyse des fumées et l’utilisation d’une manœuvre qualifiée » , indique la direction générale.

Elle adresse ses services à tous les producteurs de ces déchets qui n’ont pas développé des capacités de s’en débarrasser. Elle indique également que le laboratoire d’analyses industrielles dont elle dispose peut être sollicité par la clientèle. Plusieurs types d’examen y sont menés : caractéristiques : analyses biologiques et bactériologiques, physico-chimiques, des eaux et des cendres. Après avoir assis sa notoriété sur le marché national, BOCOM international met le cap sur d’autre pays de la sous-région CEMAC. La ville de pointe-Noire héberge la filiale congolaise depuis 2007. BOCOM international Guinéen Équatoriale à ses quartiers à Malabo depuis 2008.

En 2013, BOCOM international met les pieds au Tchad. le président directeur générale. Dieudonné Bougne , s’engage dans une joint-ventures. Sa compagnie se lie avec la société des hydrocarbures du Tchad. Les deux créés la société Tchadienne de traitement des déchets et d’assainissement ( SOTRADA). Le groupe camerounais détient 55% du capital, et son partenaire en a 45%.

La sotrada a deux usines à Moundou , la capitale économique du Tchad. La première opère dans le traitement des déchets industriels solides et liquides, hospitaliers et des boues d’hydrocarbures. Ici, il s’est agit de se rapprocher des champs pétrolier en cours d’exploitation dans ce vaste pays de l’Afrique centrale. L’unité peut traiter jusqu’à 10080 tonnes d’hydrocarbures en même temps. La seconde usine est supposée recycler des huiles usées.

Elle a la capacité de 116 640 tonnes. Au moment du lancement officiel du chantier de construction de ces deux complexes, la SOTRADA annonce également une usine à Mandalia à quelques kilomètres de Djamena. Ici , il va s’agit d’une station d’épuration et de traitement des boues de vidange et des eaux usées d’une capacité de 109 500 tonnes. De là , sortiront des engrais biologiques issus de la valorisation des boues de vidange.

Deux années après la mise en place de BOCOM international plus porté vers les déchets liquides industriels, ta holding basée au Boulevard de la république à Douala ( Akwa) , met en place BOCOM recycling. Cette deuxième compagnie se spécialise dans la collecte, le traitement et le recyclage des déchets solides jugés dangereux pour la nature. Par exemple, elle récupère les batteries usagées et donne une seconde vie au plomb que celle-ci contiennent. « Il est recyclé pour obtenir des lingots de plomb,matière très recherchée sur le marché mondial pour la fabrication de tout objet contenant du plomb ».

Avec le plastique, enveloppe extérieure des bactéries, la compagnie fabrique des tuiles pour les toitures et pavés utilisés dans le domaine du bâtiment et des travaux publics. Les granulés, matières premières servant à la fabrication des articles en plastique, sortent egalement de ce recyclage. Au total, d’après la direction générale BOCOM RECYCLING « dispose d’une capacité de traitement annuel d’environ
3 600 tonnes de batteries et près de 5 000 tonnes de plastique ».
CAMEROUN ALERT SYSTEM : un projet de 20 000 emplois dans le recyclage et la valorisation des déchets.

En 2015 , Adrien Ngalle Mben explique aux confrères du magazine Horizon plus que son entreprise a un projet de valorisation des déchets qui va permettre d’embaucher 20 000 personnes. Il s’agit de la collecte, du traitement et du recyclage des déchets plastiques. « Nous comptons les récupérer et les transformer en granulés. Le reste n’est qu’une question de moulage. Cela se fait actuellement dans plusieurs pays : Ghana , Rwanda , Nigéria.

Nous y avons rencontré des partenaires. Lors de la dernière coupe d’Afrique des nations de football qu’il s’est déroulée au Ghana ( 2008), toutes les chaises des stades ont été fabriquées avec les déchets plastiques recyclés » indique -t-il alors. Depuis lors la Cameroon Alert System située dans la zone industrielle de bonaberi ( Douala-cameroun) a effectivement démarré l’opération.

Après 25 ans Passés à travailler dans le chemin de fer, Adrien Ngalle Mben fait le pari de l’assainissement. « Tout commence par le désir de changer de métier et de créer des emplois. J’avais aussi envie d’apporter ma contribution au développement de notre pays et d’y laisser un jour quelque chose de pérenne.

Je voulais innover dans les secteurs difficiles d’accès. Et la protection de l’environnement a toujours été une de mes passions » affirme-t-il pour justifier son choix d’investir dans le secteur. Cette société à responsabilité limitée vend des services qu’on peut regrouper en trois segments. Les prestations techniques en constituent le premier.

Elles consistent en le tri, le recyclage des déchets. L’élimination complète des résidus, la dépollution sol-air-eau, l’hygiène et l’assainissement public. Dans la gamme des prestations opérationnelles, l’entreprise offre la collecte et le traitement des déchets hospitaliers, la création et l’entretien des espaces verts, l’aménagement et l’entretien des dépotoirs et décharges au profit des communes. Enfin, les opérations d’audit environnemental, de sécurité industrielle et les procédés permettant d’éviter le siphonage des bouteilles de gaz font partie de son package d’ingénierie.

Les latrines et urinoirs mobiles et écologiques constituent l’une des innovations de la compagnie d’Adrien Ngalle Mben. Dans ses projet, il y’a la production de l’énergie électrique par le biais du gaz méthane. Ladite substance peut être obtenue à travers les déchets.

Avant d’y arriver. La Cameroon Alert System met tout en œuvre pour satisfaire sa clientèle. Son parc logistique arrive à couvrir ses besoins : une dizaine de camions spécialisés ( balayage, hydro-curage, transport des déchets) , deux engins de travaux publics une centaine de bennes métalliques et plastiques. Sa flotte de clients ne contient que de gros poissons : RaZel , total, Sonora, Corlay SA, Eneo, Sodiacam, SogeaSatom,Sepbc, Glocal gaz, Guinness Cameroon, Oil Libya, Getma, Camrail, dit Euro oil communauté urbaine de Douala. En 2012 , l’entreprise intervient sur le chantier de construction de la centrale à gaz de Kribi.

Elle bénéfices d’un permis qui lui permet d’opérer sur l’entendu du territoire national. Elle a déjà amorcé son extension. On la retrouve d’ores et déjà à Yaoundé. N’Gaoundéré, Edéa et Limbe. En outre, le PDG attend d’autres actionnaires pour passer de sociétés anonymes. Adrien Ngalle Mben conseille aux jeunes en quête de challenges de se lancer dans le secteur de l’assainissement. Pour lui, les calculs sont simples. Le Cameroun, dit-il compte un peu plus de 300 communes. En ce moment moins d’une vingtaine ont un contrat avec les entreprises d’assainissement. Il reste d’après lui un boulevard. Et la filière a des allures lucrative si l’on se fie aus propos de ce chef d’entreprise.

Sauf qu’ici il faut apprendre la patience. Car c’est dans la prise de conscience des décideurs que réside la clé du business. Et cette prise de conscience se fait déjà sentir. Une aubaine Dschang.

LA COMMUNE CRÉE DU BUSINESS AUTOUR DES DÉCHETS

En s’appuyant sur ses partenaires internationaux la municipalité a réussi à bâtir un écosystème efficace de collecte, de traitement et de valorisation des déchets. Résultat des emplois générés et une amélioration de la salubrité dans la ville.

En matière de valorisation des déchets la commune de Dschang passe pour un exemple au Cameroun. Une municipalité universitaire de 220 000 habitants de l’ouest du pays qui a su multiplier les stratégies pour se débrouiller sans les grandes entreprises du secteur de l’assainissement.

Elle possède en son sein une agence municipale de gestion des déchets. D’après son ancien directeur, Barthélémy Ndongson Lekane, l’espace communal génère 45 000 tonnes de déchets humides ménagers et 19 000 tonnes de déchets secs par an. 83% de cette matière est compostable. C’est sur cette base que l’institution communale a élaboré un schéma directeur de gestion des déchets avec notamment la mise sur pied d’une agence entièrement dédiée à la question.

Face aux difficultés d’ordre budgétaire, la commune de Dschang s’engage sur la voie de la recherche des partenaires financiers aux niveaux national et international.

Ainsi, après un premier programme de gestion des déchets financé par l’association française ensemble pour l’Action Nord-sud ( Elans) et mis en œuvre en Dschang par l’association camerounaise Tockem, cette commune souscrit à un appel à projets de la délégation de l’Union européenne au Cameroun cela débouche sur un programme baptisé : « maîtrise de la gestion du traitement et de la valorisation des déchets solides municipaux ( MaGeTV) » mis en œuvre depuis la fin de l’année 2014, il s’étale sur 04 ans. Il est doté d’un financement global de 700 000 euros (environ 480 millions de francs cfa ) et dont l’UE constitue le principal bailleur.

Pour arriver à convaincre ce partenaire, la commune s’est attaché les services de l’ONG ERA-Cameroun , laquelle a une expertise avérée en matière de gestion de l’environnement, cette structure à joué le rôle de co-demandeur du projet. La communauté urbaine de Nantes métropoles ( France ) avec laquelle Dschang entretient une coopération vielle de 20 ans apporte une partie de ces financements.

D’un point de vue économique, le programme ( MaGeTV) permet de générer des emplois au sein de la commune de Dschang. En 2018, au moment où il prendra fin et passera le relais s l’Agence Municipale de Gestion des Déchets, il aura généré 75 emplois sur les deux sites de compostage des déchets.

Il s’agit des postes de travail qui resteront au-delà de la période des 04 ans. La commune de Dschang s’y emploie. L’opération de compostage permet de produire du compost, un engrais organique et biologique, que cette collectivité locale vend aux agriculteurs aux prix social de 2 000 F CFA le sac de 50 kilogrammes. Le produit de la cote auprès des travailleurs de la terre dont les exploitations se situent dans les environs de Dschang.

Des démonstrations faites par les spécialistes des sciences du sol prouvent que le rendent agricoles se montrent plus généreux sur la durée lorsque le producteur fait le choix de ce fertilisant.

PRÉ-COLLECTE DES ORDULES DANS LES MÉNAGES.

À Dschang, une opération de pré-collecte des déchets auprès des déchets auprès des ménages a également vu le jour au moins de mai 2016. Objectifs couvrir les zones inaccessibles par les confiée en sous-traitants au centre pour l’environnement, le partenariat et le développement local ( CEPDEL) , une association impliquée dans la protection de l’environnement.

Celle-ci utilise une dizaine d’employés pour collecter les ordures chez les abonnés à l’aide des tricycles. Elles fonctionnent sur la base des subventions que lui apportent la commune et sur ses recettes propres. Les ménages payent mensuellement un abonnement volontaire pour l’enlèvement de leurs déchets.

D’après Beaudelin Dongmo le président conseil d’administration du CEPDEL, 570 domiciles ont souscrit un abonnement pour cette pré-collecte selon un décompte fait au mois de janvier 2017. Ils payent chacun une somme comprise entre 250 F CFA et 2000 F CFA par mois, en fonction de la catégorie dans laquelle ils sont rangés.

Pour qu’il y ait une totale adhésion de la population à ces initiatives, la cellule de communication de la commune produit et diffuse de façon hebdomadaire un programme appelé « MaGeTV sur les ondes » sur les antennes de radio Nghie Lah, une radio communautaire de la ville. Au total, c’est une centaine d’emplois que la gestion des déchets a généré à Dschang. Avec un effet positif sur l’agriculture. En reproduisant ce modèle, les autres municipalités peuvent donc absorber le chômage sur leurs territoires respectifs et présenter une meilleure propreté.

Hendrich ASSONGO pour Chantiers du Cameroun.

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