12/05/2025
Une rencontre autour de la réhabilitation du patrimoine,
Organisée par MADINATI en collaboration avec le département d’architecture de l’USTO, la rencontre du samedi 10 mai 2025 a pleinement tenu ses promesses et répondu aux attentes du public présent. Durant deux heures et demi riches en échanges, les participants ont pu découvrir les exposés passionnants de plusieurs intervenants, chacun partageant son expérience concrète de restauration de bâtiments anciens en péril, leur redonnant ainsi une seconde vie.
Ces projets de réhabilitation, menés avec rigueur et sensibilité, ont permis à des édifices menacés de ruine de devenir aujourd’hui des références dans le domaine de la restauration architecturale. L’attention du public, l’ambiance conviviale et la qualité des échanges ont permis de mesurer l’importance des réalisations présentées, ainsi que le rôle décisif joué par les maîtres d’ouvrage — institutions publiques — et les entreprises locales.
La séance a été ouverte par Messieurs Abdessamed et Mustafa Chiali, architectes qualifiés, avec la présentation de la restauration du palais consulaire à Alger, désormais siège de la Chambre Algérienne de Commerce et d’Industrie. Ils ont détaillé les différentes étapes de ce projet d’envergure.
Ils ont été suivis par Dr N. Abderrahim et Rafik Mahindad, également architectes qualifiés, qui ont partagé leur expérience de réhabilitation de la Casbah de Béjaïa. À travers un film projeté, ils ont illustré chaque phase du projet, du diagnostic initial à la livraison finale, mettant en lumière les défis et les solutions adoptées.
Enfin, M. Chenine, architecte et enseignant à l’USTO, a apporté un témoignage marquant sur son passage à l’OPGI d’Oran dans les années 1990. Il y a coordonné les travaux de réhabilitation de plusieurs immeubles à Sidi El Houari, sauvés de la démolition grâce à une gouvernance efficace et à une synergie remarquable entre les acteurs publics. Les photographies projetées ont témoigné de l’état de délabrement initial et de la qualité des restaurations finales. Il a présenté trois projets emblématiques du patrimoine de l’OPGI : le siège actuel de la direction, celui de l’UGS/OPGI à la place Boudali Hasni, et le siège de l’unité des études de l’OPGI à la rue Ibrahim Tazi.
Les débats qui ont suivi ont été tout aussi riches et sereins. Les échanges, dynamiques et ciblés, ont démontré — s’il en était besoin — que la restauration et la réhabilitation constituent des leviers essentiels pour la valorisation, la préservation et la rentabilisation du patrimoine historique.