Ipomea correction

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Lectrice – correctrice freelance, titulaire du titre professionnel délivré par le CEC Paris, d’une formation de formateur expert en orthographe et grammaire dispensée par le Projet Voltaire et de la certification Voltaire.

Bon, j’ai préféré utiliser la pochette de ce disque comme illustration plutôt qu’un lien vous permettant de l’écouter, p...
11/05/2023

Bon, j’ai préféré utiliser la pochette de ce disque comme illustration plutôt qu’un lien vous permettant de l’écouter, parce que quand même, ça pique. 🌵

Vous me direz, faute avouée à moitié pardonnée, pas vrai ?

Donc, quand Karen Cheryl entonne : « J’ai eu tort mais quand même », peut-être peut-on imaginer qu’elle parle de la conjugaison de l’impératif sur la pochette ? Non ? 😜

« J’ai tout compris en ton absence. »
Oh ?
Même l’impératif en français ? Sûre ?

Allez, une petite révision s’impose, pour Karen, mais pas que.

✅ On forme l’impératif présent à partir du présent de l’indicatif.
✅ Mais il ne se conjugue qu’à trois personnes (ce qui fait peu à retenir, allez, hop 😜 !).

On regarde ça de plus près ?

PARTIR : je pars/tu pars/il part/nous partons/vous partez/ils partent.
Pars/partons/partez.

Nous sommes d’accord, n’est-ce pas ?
Ce n’est pas si compliqué !

✅ Mais il y a quelques petits bémols pour les verbes du 1er groupe (et c’est là qu’on a perdu Karen) et quelques verbes du 3e groupe (aller, cueillir, offrir, ouvrir, souffrir et leurs dérivés), qui ne prennent pas de -s à la deuxième personne du singulier…

Donc, RACCROCHER (verbe du 1er groupe), donnera : raccroche/raccrochons/raccrochez. Et pas « raccroches ». Tu raccroches les wagons, Karen ?
Ou OFFRIR (verbe du 3e groupe), donnera : offre/offrons/offrez.
Exemple : « Offre un Bescherelle à Karen. »

Ah oui, et dis, Karen, petite précision supplémentaire…

✅ On mettra quand même un -s à la deuxième personne du singulier quand un verbe est suivi des pronoms « en » et « y » : penses-y, Karen…
(Avec un autre petit bémol : cela n’est pas valable quand ces pronoms dépendent d’un infinitif… Va en prendre un aussi pour Eddy, parce que
« RepreneR avec moi tous en chœur », ça ne le fait pas non plus.)

J’arrête là. Et ne croyez pas que cela m’a fait plaisir de me moquer (gentiment) de Karen Cheryl, car en réalité, je suis un peu nostalgique de ces années-là (et jalouse de son joli sourire 🤫)…
D’ailleurs, j’ai découvert qu’Isabelle Morizet s’était appelée « Carène Cheryl », puis « Karen Cheryl »… De là à dire qu’elle avait aussi un souci avec les consonnes, il n’y a qu’un pas…

Bonne journée à toutes et tous, révisons nos classiques, et vive l’impératif ! 😂

𝐀𝐡 ! 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐮𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐠𝐞𝐧𝐫𝐞… 😅Vaste sujet.D’ailleurs, le sujet est tellement vaste que j’ai décidé de lui consacrer un p’tit ...
06/04/2023

𝐀𝐡 ! 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐮𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐠𝐞𝐧𝐫𝐞… 😅
Vaste sujet.
D’ailleurs, le sujet est tellement vaste que j’ai décidé de lui consacrer un p’tit billet, sur des airs connus qui devraient tous vous évoquer quelque chose. Histoire que tout ça vous reste bien en tête : les airs, certes, mais surtout le bon chic… euh, non, le bon genre. 🤭

𝐀𝐥𝐥𝐨𝐧𝐬-𝐲 𝐠𝐚𝐢𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 !

✅ Si je vous dis : « J’ai laissé sur une planisphère, entre Capricorne et Cancer… », vous pensez d’emblée à…
Voulzy. Bravo. Vous assurez en reconnaissance de paroles de chansons.
Mais là n’est pas tout à fait mon propos.
UNE planisphère ? Que nenni ! 𝐋𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐧𝐢𝐬𝐩𝐡𝐞̀𝐫𝐞, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐚𝐬𝐜𝐮𝐥𝐢𝐧…
Eh oui ! Je ne te félicite pas, Laurent !

✅ Maintenant si je me mets à chantonner « y’a un espèce de chien, un vieux loup solitaire, qui s’dirige vers Paris, son nom est Gérard Lambert », vous voyez de qui je parle ?
Évidemment, Gérard Lambert, on saisit tous !
En revanche, ce que l’on saisit moins (vrai de vrai, je pense que cette erreur de genre fait partie des plus fréquentes…), c’est qu’en français, 𝐨𝐧 𝐝𝐢𝐭 « 𝐮𝐧𝐞 𝐞𝐬𝐩𝐞̀𝐜𝐞 », 𝐩𝐚𝐬 « 𝐮𝐧 𝐞𝐬𝐩𝐞̀𝐜𝐞 »…
Mets-toi ça dans la tête, Gérard, espèce de p’tit malin !

✅ Passons maintenant à l’Alain…
Ah ! Alain… Vous n’imaginez pas combien je l’aime, même quand il s’embrouille dans les genres. Parce que bon, faut avouer, « toi qui as mis, sur ma langue ta langue amie, et dans mon cœur un décalcomanie, marqué liberté liberté chérie », ça sonne bien, tout de même. Mais il n’en reste pas moins que c’est faux. On dit 𝐔𝐍𝐄 𝐝𝐞́𝐜𝐚𝐥𝐜𝐨𝐦𝐚𝐧𝐢𝐞, pas un…

Bon. Je ne sais pas vous, mais moi j’ai bien aimé chercher la p’tite bête dans des chansons. C’est un bon moyen de retenir les choses, non ?
Alors ? Je continue sur cette lancée ?
Ça me ferait tellement plaisir !
Comme disait l’autre, « ça se chante et ça se danse et ça revient ça se retient comme une chanson populaire »…

Bonne fin de semaine à toutes et tous ! 🌈

Ipomea correction

Il faut que je vous explique un truc, dussé-je y passer du temps ! 🥸Curieux ? Peut-être un peu, me direz-vous…𝐀̀ 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐚...
08/12/2022

Il faut que je vous explique un truc, dussé-je y passer du temps ! 🥸

Curieux ?
Peut-être un peu, me direz-vous…

𝐀̀ 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐢𝐬, 𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐬𝐞𝐫𝐚 𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐣𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐞 𝐛𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 ? 🤨

Dans ma phrase d’introduction, quelque chose vous a sans doute attiré l’œil – et le bon 👀 – du moins je l’espère.

Il s’agit de cette jolie 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐬𝐮𝐣𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐢𝐦𝐩𝐚𝐫𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐮 𝐬𝐮𝐛𝐣𝐨𝐧𝐜𝐭𝐢𝐟 (non, ceci n’est pas un gros mot !). 😍
Personnellement, j’adore, mais il paraît que la réforme de l’orthographe de 1990 l’aime un peu moins que moi, cette forme… Je vous expliquerai cela en temps voulu.

Revenons à nos moutons : l’inversion du sujet « je ». 🙌
Où suis-je ; où vais-je, dans quel état j’erre ? Et comment se fait-ce, d’ailleurs ?

Saviez-vous qu’un verbe conjugué au présent qui se termine par un
« e » muet à la première personne du singulier (à savoir presque tous les verbes du premier groupe !) doit être écrit avec un accent aigu (tout en le prononçant comme un accent grave, sinon, ça n’est pas drôle ; on parle de la langue française, je vous le rappelle ! 🤭) en cas d’inversion du sujet ?
Quoi ? Je parle chinois ?

➡️ 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐧𝐨𝐧, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐧𝐨𝐧, 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞𝐳 : « Que cette phrase est jolie, pensé-je. »
Ou prenez cet exemple : « Quelle bougresse, cette inversion du sujet ! m’exclamé-je. »
Ou bien : « Pourquoi hésité-je à aborder ce sujet si épineux ? »
𝐋𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞́ « 𝐞̀ » 𝐞𝐭 𝐩𝐚𝐬 « 𝐞́ », 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 !
Parce que bon, essayez donc de prononcer ça : pense-je/m’exclame-je/hésite-je. C’est peut-être drôle, hein, mais pas longtemps. 🤪

Pour rappel, comme vous avez pu le constater en introduction de ce billet, cette règle s’applique également à l’imparfait du subjonctif (qui n’est toujours pas un gros mot, vraiment) !

Quant à la réforme de 1990, puisqu’il faut bien l’aborder, sachez qu’elle recommande de remplacer l’accent aigu par un accent grave, puisque le « é » se prononce en réalité « è ».
Un avis à ce sujet ?

Très bonne fin de semaine à vous 🌈, et à bientôt (m’exclamé-je, puisqu’il me faudra répondre à vos nombreux commentaires 😉).

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Mardi 1er novembre, jour férié, humeur chafouine. 🤔Que nenni !Je suis ronchonchon (précisément comme l’évoque Alexis HK ...
01/11/2022

Mardi 1er novembre, jour férié, humeur chafouine. 🤔

Que nenni !

Je suis ronchonchon (précisément comme l’évoque Alexis HK dans sa chanson 𝐿𝑎 𝑀𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛 𝑅𝑜𝑛𝑐ℎ𝑜𝑛𝑐ℎ𝑜𝑛, tellement fredonnée à mon fils quand il était plus petit…), mais pas chafouine !

L’adjectif « chafouin », très à la mode (enfin, je crois, mais vous connaissez mon côté désuet maintenant…), est rarement employé à bon escient.
S’il est aujourd’hui synonyme de 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐫𝐢𝐞́ ou 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐮𝐯𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐡𝐮𝐦𝐞𝐮𝐫, sans doute pour une histoire de sonorités (on lui trouve des airs de 𝑐ℎ𝑎𝑔𝑟𝑖𝑛 et de 𝑐ℎ𝑖𝑓𝑓𝑜𝑛), sachez que son étymologie est tout autre ! 👇

✅ 𝑈𝑛 𝑝𝑒𝑡𝑖𝑡 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑒𝑙, 𝑡𝑖𝑒𝑛𝑠, 𝑎𝑢 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑎𝑔𝑒 : 𝑠𝑖 « 𝑡𝑜𝑢𝑡 » 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑜̂𝑡𝑒́ 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝ℎ𝑟𝑎𝑠𝑒, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑠’𝑎𝑔𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑑𝑣𝑒𝑟𝑏𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑖𝑓𝑖𝑒 « 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒̀𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 », 𝑒𝑡 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑖𝑛𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒, 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑢𝑛 𝑛𝑜𝑚 𝑓𝑒́𝑚𝑖𝑛𝑖𝑛 !
𝐸𝑥𝑒𝑚𝑝𝑙𝑒 : 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 !
𝑆’𝑖𝑙 𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑠𝑢𝑝𝑝𝑟𝑖𝑚𝑒́, 𝑒𝑛 𝑟𝑒𝑣𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑠’𝑎𝑔𝑖𝑡 𝑑’𝑢𝑛 𝑎𝑑𝑗𝑒𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑖𝑛𝑑𝑒́𝑓𝑖𝑛𝑖 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑙’𝑜𝑛 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑙’𝑎𝑐𝑐𝑜𝑟𝑑𝑒𝑟 ! 𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑒́𝑐𝑟𝑖𝑟𝑒𝑧 𝑝𝑎𝑟 𝑒𝑥𝑒𝑚𝑝𝑙𝑒 :
« 𝑇𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑎𝑢𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑎𝑑𝑜𝑟𝑒́ 𝑐̧𝑎 ! »

Chafouin est apparu à la fin de XVe siècle, il s’agissait alors d’un terme injurieux, résultant de l’agglutination de 𝑐ℎ𝑎𝑡 et de 𝑓𝑜𝑢𝑖𝑛 (forme masculine de fouine).
Vous l’avez, l’image de cet animal fourbe et hypocrite ? 😏
Ainsi, chafouin signifiait sournois, rusé…
Depuis, son sens a migré vers l’idée de mauvaise humeur, et il est donc fréquent d’entendre : « Tiens, elle est d’humeur chafouine aujourd’hui ! » 😠

Après lecture de ce billet, vous saurez donc que vous pouvez être 𝐫𝐨𝐧𝐜𝐡𝐨𝐧, 𝐠𝐫𝐢𝐧𝐜𝐡𝐞𝐮𝐱, 𝐛𝐨𝐮𝐠𝐨𝐧, 𝐠𝐫𝐨𝐠𝐧𝐨𝐧, 𝐞𝐭 𝐫𝐨𝐮𝐬𝐩𝐞́𝐭𝐞𝐮𝐫 tout comme moi qui travaille un 1er novembre, mais que vous n’êtes guère 𝐜𝐡𝐚𝐟𝐨𝐮𝐢𝐧, 𝐟𝐨𝐮𝐫𝐛𝐞 𝐨𝐮 𝐩𝐞𝐫𝐟𝐢𝐝𝐞 !

Bon repos à ceux qui le peuvent, et courage aux travailleuses et travailleurs du jour ( ) 🌈

Une seule lettre vous manque… et tout est dépeuplé !Ne partez pas en courant, vous allez voir, ce billet pourrait être d...
20/10/2022

Une seule lettre vous manque… et tout est dépeuplé !
Ne partez pas en courant, vous allez voir, ce billet pourrait être drôle. 😜

L’importance des mots et de leur orthographe, vaste sujet !

L’illustration de ce billet est l’exemple idéal pour vous prouver qu’il vaut mieux faire relire ses écrits (quels qu’ils soient !) avant de les imprimer ou de les publier. Parce que 4 yeux valent mieux que 2 ! 😄

Mais si l’on souhaite être un peu plus sérieux, il suffit de chercher des exemples concrets. Voyez plutôt !

« Martyr et martyre, l’un subit, l’autre fait subir ! » (𝐿𝑒𝑠 𝑓𝑎𝑐𝑒́𝑡𝑖𝑒𝑠 𝑑𝑢 𝑓𝑟𝑎𝑛𝑐̧𝑎𝑖𝑠, Nicole Ricalens-Pourchat.)

Eh oui, je m’apprête à vous faire souffrir le martyre (ou pas !) avec cette petite leçon d’orthographe, qui a néanmoins son importance !

✅ Le 𝐦𝐚𝐫𝐭𝐲𝐫𝐞 est le supplice enduré et finit toujours pas un -e (comme ses synonymes le supplice et la torture, merci le Projet Voltaire !)

✅ Le 𝐦𝐚𝐫𝐭𝐲𝐫, lui, est le supplicié, qui comme « supplicié » et
« torturé » prend un -e seulement au féminin. 😉

Le martyre, emprunté au grec 𝑚𝑎𝑟𝑡𝑢𝑟𝑖𝑜𝑛 et les finales grecques en
-ion, font place à un -e muet en français (comme dans musée, issu du grec 𝑚𝑢𝑠𝑒𝑖𝑜𝑛, ou lycée, issu de 𝑙𝑢𝑘𝑒𝑖𝑜𝑛), tandis que le martyr a lui pour origine 𝑚𝑎𝑟𝑡𝑢𝑟, ne lui ajoutons donc pas de -e, du moins pas au masculin !

Idem pour les termes satire et satyre.
Mieux vaut éviter de les confondre…

✅ Le 𝐬𝐚𝐭𝐲𝐫𝐞 est une divinité à corps d’homme, à cornes et à pieds de bouc. (Merci Robert.)
Par extension, ce terme est également utilisé pour parler d’un être lubrique.

✅ Une 𝐬𝐚𝐭𝐢𝐫𝐞 est une œuvre qui s’attaque à quelqu’un ou quelque chose en s’en moquant. Pas grand-chose à voir avec un demi-dieu de la mythologie ! 🙃

Pour vous en souvenir, n’hésitez pas à utiliser cette astuce du Projet Voltaire : souvenez-vous que le satyre qui garde le -y (i grec) est celui qui vient de la mythologie grecque !

Avez-vous d’autres exemples pour illustrer ce propos ?
Je suis certaine que vous allez en trouver plein !

Bonne fin semaine à toutes et tous ! 🌈

(Et pour celles et ceux qui se posent la question, oui, j'ai hésité à utiliser cette illustration pour ma publication ! 😄)

Après 𝑆𝑎𝑛𝑡𝑎 𝐵𝑎𝑟𝑏𝑎𝑟𝑖𝑠𝑚𝑒, je vous propose de découvrir une nouvelle série intitulée…Tadam !𝐷𝑎𝑙𝑙𝑎𝑠… 𝑑𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑎𝑢𝑡𝑒𝑠. Je...
04/10/2022

Après 𝑆𝑎𝑛𝑡𝑎 𝐵𝑎𝑟𝑏𝑎𝑟𝑖𝑠𝑚𝑒, je vous propose de découvrir une nouvelle série intitulée…

Tadam !

𝐷𝑎𝑙𝑙𝑎𝑠… 𝑑𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑎𝑢𝑡𝑒𝑠.
Je sais. Je suis la seule à me comprendre ! Clarifions donc ce titre !
Da ! Je suis lasse de faire des fautes… C’est un peu capillotracté ! 🤪

Vous verrez, plus personne ne vous traitera de bobelin quand vous aurez lu toute la série 😜 !

Bobelin ?
Petite piqûre de 𝑀𝑜𝑡𝑠 𝑝𝑎𝑢𝑚𝑒́𝑠 𝑑𝑒 𝑙’𝑖𝑝𝑜𝑚𝑒́𝑒, au passage !
Le bobelin était une chaussure portée par le peuple et, par extension, un coup de soulier au derrière. Le bobelin est donc devenu celui dont la bêtise provoquait ces coups de pied ! (Sabine Duhamel, 𝐷𝑖𝑐𝑜 𝑑𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑗𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑜𝑢𝑏𝑙𝑖𝑒́𝑒𝑠)

Alors, ça vous tente ?
Amies et amis de la langue française, si vous êtes lasses et las de faire des fautes, suivez cette nouvelle série !
Elle commence avec de petits tuyaux et astuces pour éviter les erreurs, grâce au 𝑃𝑒𝑡𝑖𝑡 𝑐𝑎ℎ𝑖𝑒𝑟 𝑑’𝑜𝑟𝑡ℎ𝑜𝑔𝑟𝑎𝑝ℎ𝑒 de Jacques Gimard (un ouvrage un peu plus sérieux que mes 𝑆𝑎𝑛𝑡𝑎 𝐵𝑎𝑟𝑏𝑎𝑟𝑖𝑠𝑚𝑒 et 𝐷𝑎𝑙𝑙𝑎𝑠… 𝑑𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑎𝑢𝑡𝑒𝑠, j’en conviens ! 🤭).

✅ Abîme et cime : ne vous trompez plus entre le -i et le -î !
« Le chapeau de la cime est tombé dans l’abîme… »

✅ Addition s’écrit toujours avec deux -d car d + d = 2 d 😉

✅ Appeler s’écrit avec deux -p, apercevoir avec un seul !
« Rien de plus normal : j’en appelle deux, je n’en aperçois qu’un. »

✅ Appuyer s’écrit avec deux -p : « On trouve un meilleur appui sur deux pattes. »

Vous en voulez encore ? Quelques astuces pour des mots en -b ?

✅ Un balai n’a qu’un seul manche, il s’écrit donc avec un seul -l !
Un ballet s’écrit en revanche avec deux -l, car « la danse se pratique avec deux jambes ». 😉

✅ Boiter s’écrit sans accent circonflexe (tout comme boiteux) :
« Quand on boite, le chapeau finit par tomber… »
Attention, la boîte, elle, a besoin d’un couvercle et porte donc l’accent !

Cet ép*sode numéro 1 se termine, j’espère que vous l’avez apprécié. 🤞
N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous souhaitez rapidement recevoir l’ép*sode 2 !

Bonne journée à toutes et tous ! 🌈

Aujourd'hui, j'ai eu envie de ressortir un billet de derrière les fa**ts... Vous l'aviez peut-être déjà lu ailleurs, mai...
30/09/2022

Aujourd'hui, j'ai eu envie de ressortir un billet de derrière les fa**ts... Vous l'aviez peut-être déjà lu ailleurs, mais tant p*s !

« S’ébaudir », un verbe qui porte bien son nom 😉
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un mot que j’aime non seulement pour son sens, mais également pour sa sonorité…
Je vous invite à le prononcer tout haut, vous allez voir, c’est du bonheur !
« S’ébaudir », c’est beau à dire, n’est-ce pas ? 😊

Sa signification est tout aussi formidable : s’ébaudir, c’est se divertir, se réjouir, s’égayer.

Dans les rues de Lyon, et tout particulièrement à la Croix-Rousse, on a l’impression de déambuler dans un musée à ciel ouvert. Et par les temps qui courent, ça fait franchement du bien !
Peut-être avez-vous déjà remarqué ces petits mots, ces petites phrases, ici et là…
 De la poésie sur les murs, pas mal, quand les temps sont durs !

J’aime tout particulièrement le concept proposé par
« mygreentime », qui embellit mes promenades et réjouit mes mirettes.

D’aucuns diraient qu’il s’agit là de vocabulaire vieilli…
Certes, on l’entend de moins en moins, mais sincèrement, vous ne trouvez pas qu’il serait temps de lui redonner ses lettres de noblesse ?

Alors, ébaudissez-vous, c’est bon pour la santé !
J’aurais d’ailleurs presque tendance à l’écrire à l’ancienne (quand d’autres diraient « faites la bamboche ! »), histoire de pousser le bouchon plus loin : esbaudissez-vous, que diable !

Bonne fin de semaine à toutes et tous !

Vous mourez d'envie de dire à quelqu’un qu’il doit arrêter de faire son malin, tout en lui coupant la chique ? 🤭Une ques...
02/06/2022

Vous mourez d'envie de dire à quelqu’un qu’il doit arrêter de faire son malin, tout en lui coupant la chique ? 🤭

Une question de mon fils il y a quelques jours au sujet du terme
« crâner » m’a donné envie de replonger dans les 𝑀𝑜𝑡𝑠 𝑝𝑎𝑢𝑚𝑒́𝑠 𝑑𝑒 𝑙’𝐼𝑝𝑜𝑚𝑒́𝑒… Ça fait (trop) longtemps, non ? 😉

Voici donc une petite liste de mots désuets, mais néanmoins délicieux, pour clouer le bec à un fier-à-bras. Je suis persuadée que cela vous sera utile un jour ou l’autre !

➡️ Commençons donc par le 𝐟𝐢𝐞𝐫-𝐚̀-𝐛𝐫𝐚𝐬 : celui qui n’a de cesse de se montrer à son avantage, de se faire admirer, qui joue les gros bras et n’a peur de rien…
Ce joli petit nom donné à celui qui crâne vient du géant sarrazin Fierabras, héros d’une chanson de geste du XIIe siècle, peut-être construit sur le latin 𝑓𝑒𝑟𝑎 𝑏𝑟𝑎𝑐𝑐ℎ𝑖𝑎 (bras sauvages, farouches). 💪🏻
Si la vision française du fier-à-bras est plutôt négative, notez que nos amis québécois le considèrent comme un « homme robuste et travailleur ». Ça fait une sacrée différence !

➡️ Espèce de 𝐫𝐨𝐝𝐨𝐦𝐨𝐧𝐭 !
Voici de quoi qualifier une personne toujours prête à se vanter de ses exploits, qui émet donc des « rodomontades », propos bravaches et bouffis de vantardise. De quoi faire rêver… 😄
Ce terme est apparu au XVIe siècle dans l’𝑂𝑟𝑙𝑎𝑛𝑑𝑜 𝑓𝑢𝑟𝑖𝑜𝑠𝑜 de L’Arioste, où le personnage de Rodomont incarnait un valeureux roi d’Alger, insolent et prétentieux.

➡️ 𝐌𝐚𝐭𝐚𝐦𝐨𝐫𝐞 (à ne pas confondre avec matador… Olé !) : personnage récurrent des comédies espagnoles du XVIIe siècle, valeureux capitaine qui fait bruyamment irruption sur scène et se met à raconter ses combats contre les Maures, celui-ci est donc dénommé « Mata-more », du verbe 𝑚𝑎𝑡𝑎𝑟 (tuer) et 𝑀𝑜𝑟𝑜𝑠 (Maures).

➡️ Enfin, j’ai gardé le meilleur pour la fin : 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞-𝐦𝐨𝐧𝐭𝐚𝐠𝐧𝐞.
Ça en jette, non ? 😜
Il s’agit de ceux qui se vantent de leur prétendu courage, affirmant être prêts à soulever des montagnes pour parvenir à leurs fins, dussent-ils les trancher à leur base !
En 1611, le dictionnaire Cotgrave répertorie le « tranche-montaigne » comme étant un horrible fanfaron (ℎ𝑜𝑟𝑟𝑖𝑏𝑙𝑒 𝑠𝑤𝑎𝑔𝑔𝑒𝑟𝑒𝑟), d’après le personnage de Jehan Tranchemontaigne en 1389… 🤓

Voilà qui est fait : si avec ça vous n’avez pas de quoi rabattre le caquet à quelqu’un qui vous importune, faites-moi signe ! 😆
Et un grand merci à Sylvie Brunet pour ses recherches !

Bonne fin de semaine à toutes et tous ! 🌈

Ipomea correction

𝑆𝑎𝑛𝑡𝑎 𝐵𝑎𝑟𝑏𝑎𝑟𝑖𝑠𝑚𝑒, c’est le nom de la nouvelle série proposée par l’Ipomée, qui vous permettra d’éviter 𝐛𝐚𝐫𝐛𝐚𝐫𝐢𝐬𝐦𝐞𝐬, 𝐢𝐦𝐩𝐫...
25/05/2022

𝑆𝑎𝑛𝑡𝑎 𝐵𝑎𝑟𝑏𝑎𝑟𝑖𝑠𝑚𝑒, c’est le nom de la nouvelle série proposée par l’Ipomée, qui vous permettra d’éviter 𝐛𝐚𝐫𝐛𝐚𝐫𝐢𝐬𝐦𝐞𝐬, 𝐢𝐦𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐢𝐞́𝐭𝐞́𝐬 𝐞𝐭 𝐬𝐨𝐥𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐦𝐞𝐬… 🎉

Ben oui.
Gargarisons-nous de barbarismes et autres délices linguistiques au lieu de nous abrutir devant la télé. Vous verrez, si vous suivez ces ép*sodes, vous apprendrez tout en vous amusant, et hop, le tour sera joué ! 🍾

𝐏𝐫𝐞̂𝐭𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐞́𝐩𝐢𝐬𝐨𝐝𝐞 𝟏 ?

Il est intitulé « Les mésaventures de John ».

Ce matin, John, personnage principal de Santa Barbarisme, s’est aventuré au supermarché, sur son fidèle destrier.
Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il trouva son magasin préféré vide, alors qu’il était d’ordinaire fort bien achalandé !

Il s’approcha du patron (Steven Jr) et l’agonisa d’injures. Pas étonnant qu’il soit en but aux calomnies, celui-ci ! Au plan économique, on peut dire que c’était un échec…
Il décida alors de commettre une action héroïque : carapaçonner son cheval et s’en aller faire ses emplettes en ville. Du pain béni pour les commerçants alentour, en définitif.

𝐅𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐞́𝐩𝐢𝐬𝐨𝐝𝐞 𝟏 (passionnant, pas vrai ?).

Alors, dites-moi, avez-vous remarqué ce qui clochait dans ce texte ?

Les attentives et attentifs auront remarqué 8 erreurs.
Erreurs que vous éviterez dorénavant, j’en suis convaincue 😜 !

Les plus joueurs iront faire des suggestions dans les commentaires de ce billet, les autres (qui sont peut-être simplement plus pressés ou impatients 😁) peuvent directement consulter la petite liste ci-dessous !

➡️ « Achalandé » ne signifie pas approvisionné en marchandises, mais fréquenté par de nombreux clients. Un magasin offrant un grand choix de produits est donc bien approvisionné.

➡️ « Agoniser », c’est être à l’article de la mort. Difficile alors d’agoniser quelqu’un d’injures… Optez plutôt pour le verbe agonir ! 😉

➡️ « Être en butte à » signifie être exposé à. Laissez donc les buts aux footballeurs… ⚽️

➡️ Mieux vaut utiliser « sur le plan économique » plutôt qu’« au plan économique » ! Pas d’économies sur les prépositions !

➡️ « Commettre », c’est se rendre coupable d’un acte répréhensible. Difficile, alors, de commettre un acte héroïque… 🤨 Dans ce cas précis, utilisez plutôt le verbe accomplir !

➡️ Mieux vaut ne pas confondre carapace et caparaçon. Le premier fonctionne bien pour une tortue, moins pour un cheval… 🐢🐎

➡️ Les fautes, c’est du pain bénit pour les correcteurs !

➡️ En définitive, qu’avez-vous pensé de ce premier ép*sode de Santa Barbarisme ? Vaut-il ceux que vous regardiez dans les années 80 ? 🤪

Alors, aviez-vous trouvé les erreurs dans ce premier ép*sode ?

À bientôt ! 🌈

Ipomea correction

➡️ Le 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁 termine une phrase. (Jusqu’ici tout va bien 😄)➡️ Le 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁 𝗱’𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗿𝗼𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 doit terminer toute phrase interro...
24/02/2022

➡️ Le 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁 termine une phrase. (Jusqu’ici tout va bien 😄)
➡️ Le 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁 𝗱’𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗿𝗼𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 doit terminer toute phrase interrogative en style direct.
➡️ Le 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁 𝗱’𝗲𝘅𝗰𝗹𝗮𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 ne doit pas être omis à la fin des phrases exclamatives et doit suivre les interjections. (Bon sang de bois ! 🙃)
➡️ La 𝘃𝗶𝗿𝗴𝘂𝗹𝗲 sépare sujets, compléments, épithètes, attributs et propositions de même nature non unis par une conjonction de coordination. (Comment ça, vous ne vous rappelez plus ce que c’est ?).
Je n’entrerai pas dans les détails, mais sachez que 𝗱𝗲𝘂𝘅 « 𝗻𝗶 » 𝗽𝗲𝘂 𝗲́𝗹𝗼𝗶𝗴𝗻𝗲́𝘀 𝗹’𝘂𝗻 𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲 𝗻𝗲 𝗱𝗼𝗶𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝘀𝗲́𝗽𝗮𝗿𝗲́𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝘃𝗶𝗿𝗴𝘂𝗹𝗲 !
➡️ Le 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁-𝘃𝗶𝗿𝗴𝘂𝗹𝗲 😮‍💨 s’utilise pour séparer dans une phrase les parties dont une au moins est déjà subdivisée par la virgule ou pour séparer des propositions de même nature qui ont une certaine étendue.
➡️ Le 𝗱𝗲𝘂𝘅-𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁𝘀 introduit une explication, une citation ou un discours.
➡️ Les 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝘂𝘀𝗽𝗲𝗻𝘀𝗶𝗼𝗻 marquent une suppression, une interruption, un sous-entendu et s’emploient toujours au nombre de 3 !

Je vous épargne les ( ), [ ] et - ou « », pour le moment…
Quant aux espacements avant et après ces signes (vaste sujet qui n’intéresse que les correcteurs, j’en conviens 🤭), je vais faire l’impasse, mais sentez-vous libres de me dire si cela vous intéresse !

Alors, lequel utilisez-vous à toutes les sauces ? 😜

« Sans ponctuation, l’œil n’entendrait rien. » 🙏Hier, sur la route du retour des vacances, j’ai écouté l’émission « Boom...
22/02/2022

« Sans ponctuation, l’œil n’entendrait rien. » 🙏

Hier, sur la route du retour des vacances, j’ai écouté l’émission
« Boomerang » sur .
Maylis de Kérangal et Joy Sorman y évoquaient l’écriture à 4 mains. Passionnant !
✍🏼 Je vous invite à l’écouter...
Je me permets de recopier ici leur « 𝒄𝒂𝒓𝒕𝒆 𝒃𝒍𝒂𝒏𝒄𝒉𝒆 », où un aspect complexe et intéressant pour les romanciers (et les correcteurs !), est abordé : la ponctuation. 😊

« Sur la page du livre ouvert, l’œil fait le point sur les caractères d’imprimerie, des lettres forment des mots, des phrases, des paragraphes. Des figures typographiques finissent par raconter une histoire. Mais l’œil voit immédiatement autre chose. Sans toujours s’en rendre compte, d’ailleurs.

Des signes graphiques qui actionnent la phrase, la propulsent, organisent le texte, le soulèvent, l’accélèrent et le ralentissent. L’œil voit la ponctuation, plus ou moins dense, présente, plus ou moins lâche ou malmenée ; c’est une question de style. Il voit des points-virgules, des tirets, des parenthèses, des points d’exclamation, de suspension et les absorbe aussitôt, les dissout dans la lecture. Le sens de la lecture. 📖

L’œil entend la musique de la ponctuation. L’œil écoute les intonations. Il reprend sa respiration, ajuste sa cadence au rythme du “virgulage” de la phrase. Sans ponctuation, l’œil n’entendrait rien. Sans ponctuation, les phrases ne seraient plus lisibles, se réduiraient à des ribambelles graphiques et sonores, le lecteur serait perdu, essoufflé. Par la grâce de la ponctuation, écrire se fait à voix haute. Écrire devient parler, et le lecteur entend.

Et il entend parler quelqu’un, puisque la ponctuation est la réplique anatomique de l’auteur dans son texte. L’empreinte de son corps dans son livre, puisque la ponctuation le projette dans sa phrase, décalque sa vitesse, situe son souffle, ses oscillations, ses ruptures de rythme, ses silences. Puisqu’elle fait entendre l’énergie intérieure de l’auteur au présent de l’écriture, elle rend tangible son tempo organique à l’instant même où se forme la phrase, si charnelle, donc, qu’elle joue comme une signature. » (𝐋𝐚 𝐣𝐨𝐥𝐢𝐞 𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐚𝐫𝐭𝐞 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐞𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞...)

Je n’ajouterai rien à ce texte. Tout est dit.
En revanche, j’aimerais beaucoup avoir votre avis à ce sujet : percevez-vous l’intérêt de la ponctuation, en saisissez-vous les enjeux ? 

Et si je vous sens motivés, peut-être ce sujet fera-t-il l’objet d’une future publication… 😊

Bonne semaine à toutes et tous ! 🌈

Les mots, parfois, c’est le bazar (la vie aussi, d’ailleurs…).Méfions-nous des mots, car une erreur est vite faite et pe...
10/02/2022

Les mots, parfois, c’est le bazar (la vie aussi, d’ailleurs…).
Méfions-nous des mots, car une erreur est vite faite et peut tout changer ! 🤭
La preuve, si je vous dis que j’ai mangé une carte et ouvert une tarte, c’est moi que vous allez trouver tarte, pas vrai ? 😄
Et si j’annonce que 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝐾, 𝑙𝑒𝑠 𝑘𝑒́𝑝𝑖𝑠 𝑓𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑝𝑖𝑠… 🌾
Vous me croyez ?
C’est l’objet de ce chouette livre qui trône dans la bibliothèque de mon fils et nous fait beaucoup rire : 𝑆𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝐴, 𝑙’𝑎𝑛𝑡𝑖-𝑎𝑏𝑒́𝑐𝑒́𝑑𝑎𝑖𝑟𝑒, de Kris Di Giacomo et Mickaël Escoffier.
Je voulais donc aujourd’hui attirer votre attention sur deux mots proches, dont vous connaissez peut-être bien le sens… ou pas !
Quelle est donc la différence entre 𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐨𝐫𝐝𝐞 et 𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐚𝐫𝐝𝐞 ? La connaissez-vous ?
La réponse se trouve ci-dessous ! ⤵️
▸ La 𝐡𝐨𝐫𝐝𝐞 désigne une tribu errante, nomade. Ce mot est également utilisé pour désigner un groupe de personnes indisciplinées…
Mais alors, peut-on dire « une horde de sangliers s’enfuyait » ? Parce que certes, ils sont souvent indisciplinés, les sangliers, cependant… 🐗
La réponse est non ! ⛔️
▸ Ici, il faut utiliser le terme 𝐡𝐚𝐫𝐝𝐞, qui désigne une troupe de bêtes sauvages vivant ensemble !
Surpris ?
Il faut savoir que ces erreurs-là sont fréquentes, méfiez-vous !
Par exemple, évitez de confondre les termes 𝐬𝐚𝐭𝐢𝐫𝐞 et 𝐬𝐚𝐭𝐲𝐫𝐞… 🙈
▸ Le premier est un écrit, discours, qui s’attaque à quelque chose ou à quelqu’un en s’en moquant.
▸ Le second est un homme qui entreprend brutalement les femmes (et c'est également une divinité mythologique à corps humain et à cornes et pieds de chèvre ou de bouc !).
Il ne s’agit donc pas tout à fait de la même chose...
En convenez-vous ?
À votre tour de participer afin que l’on se cultive sur LinkedIn !
Quels mots vaut-il mieux ne pas confondre, d’après vous ?
J’attends vos participations !
Et vous donne rendez-vous le 22… Une petite coupure s’impose… 🛫

Adresse

1Er Arrondissement Lyon

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