08/06/2026
Ce n'était pas une sortie de ma zone de confort. C'était carrément un saut dans le vide. Et mon entourage sait combien il fut difficile.
Lorsque j'ai été contactée en ligne, il y a un an, par un scénariste italien, je n'étais pas sûre que ce projet aboutisse. Il m'intéressait, j'ai dit oui. Et puis le projet s'est consolidé, les subventions sont arrivées, et à l'automne c'était acté : j'allais intervenir dans un documentaire. Un vrai tournage. Cette perspective m'affolait tellement que j'ai ouvert mon CPF et trouvé une formation "Parler en public avec aisance" - ce que je fais tous les jours dans mon cadre professionnel, mais là ! la caméra ! la télévision ! J'ai eu la chance d'être accompagnée par Nicolas Mel, de l'organisme Silence. Deux jours à Paris en présentiel ; confrontant. Et puis de l'entraînement, de la préparation, jusqu'à être sûre de ma maitrise du sujet. Les questions, elles m'ont été envoyées quelques jours avant. Tournage prévu mi-avril, à Lyon, ma ville de cœur ; un beau clin d’œil. Sur le fond, j'étais prête ; mais physiquement, je ne crois pas avoir été jamais aussi stressée, aussi fatiguée. Le jour arrive, humidité glaciale, soutenue par mon mari et mes proches, accompagnée par mon papa jusqu'au musée où aura lieu le tournage.
Equipe italienne, ça parle en trois langues. Fabrizio le scénariste commence à discuter avec moi du contenu, avant que la maquilleuse ne me prenne en charge (un vrai tournage, oui, oui, 11 personnes !). Et là, c'est comme si ce n'était plus moi. Comme si tous ces mois de préparation, ces recherches, ces entraînements, de nouveaux vêtements choisis pour l'occasion prenaient le contrôle de mon corps. Un peu de bafouillage sur la première question, installée devant un montage vidéo symbolisant le Rhône, le fleuve qui m'a toujours accompagnée. Et puis ensuite tout s'enchaîne, Paolo le réalisateur commente de temps en temps, plus de 2 heures de tournage, et je fixe la caméra sans peur. Je n'ai pas encore accès au résultat, le film est en cours de montage avant d'être diffusé à la télé. Mais je suis confiante et referais cette expérience si j'ai la chance qu'elle se représente.
Aujourd'hui encore, je ne comprends pas comment cela a été possible. Tout ce chemin parcouru ... Il en reste encore, je continue les formations. Mais je me sens tellement plus à l'aise à l'oral ! y compris dans les activités plus quotidiennes de mon travail, cours et conférences.
Les morales de cette histoire, si tu as eu le courage de la lire jusqu'au bout :
si ça te fait peur, c'est que c'est important ;
n'hésite pas à t'appuyer sur les gens qui t'entourent ;
beaucoup de choses peuvent s'apprendre, et peu sont inéluctables !