27/05/2026
Donc voilà… c’est fini.
Et honnêtement ? Quelle joie.
Beaucoup de personnes, à l’annonce de l’arrêt de l’activité, me disent : « Oh mon Dieu… », comme si c’était une catastrophe. Mais surtout, ne le voyez pas comme ça. Parce que moi, personnellement, je suis très heureux de cette décision.
Peut-être que si je n’avais eu que cette entreprise-là, je m’y serais accroché coûte que coûte. Mais beaucoup savent aussi que j’ai d’autres activités, notamment Bennes service 45, qui reste aujourd’hui notre véritable fer de lance, en pleine santé et en développement constant.
Le terrassement, c’est plus de 13 ans de ma vie. Avant même d’être à mon compte, c’était déjà une histoire de famille avec mon père. J’y ai énormément appris, rencontré de belles personnes et réalisé de très beaux projets.
Et la passion du métier est toujours là. J’aime le matériel, le travail bien fait, le fait de créer, d’aménager, d’améliorer quelque chose de concret. Le problème n’a jamais été le métier en lui-même.
Le vrai sujet, c’est la réalité économique du terrain. Une entreprise ne vit pas de passion ou de “merci beaucoup”. Elle vit du fruit de son travail. Et ces dernières années, entre la conjoncture, l’énergie dépensée, les dizaines de rendez-vous, les devis, les kilomètres parcourus et le temps investi sans suite, l’équilibre n’y était plus.
Et attention : dans l’ensemble, nous avons eu une très belle clientèle. Beaucoup de gens formidables, parfois devenus des amis, avec qui nous avons réellement pris plaisir à travailler. Le problème n’a jamais été les bons clients. Le problème, c’est tout le reste autour.
À un moment, il faut être lucide. Continuer uniquement pour continuer n’aurait eu aucun sens. Je n’ai ni la fierté mal placée ni le besoin absolu de m’accrocher à une activité qui ne me correspond plus aujourd’hui.
Donc j’arrête. Simplement.
Et je le fais dans les meilleures conditions possibles : nous terminons tous les chantiers en cours proprement, nous ne laissons rien derrière nous, et je ferme de mon plein gré, sereinement, sans rien devoir à personne.
Attention cependant : nous ne vendons pas tout le matériel pour autant.
Les mini-pelles resteront disponibles à la location sans chauffeur, tout comme notre compacteur neuf ainsi qu’une ou plusieurs grosses pelles. Avec ou sans transport, avec ou sans remorque porte-engin, comme c’était déjà le cas auparavant.
Nous conservons donc cette activité de location, uniquement sans chauffeur.
La vérité, c’est que je suis heureux. Heureux de tourner une page. Heureux d’avoir encore l’envie et l’énergie de rebondir vers autre chose.
Peut-être remonter un peu plus sur les camions.
Peut-être les cascades à nouveau, s’ils veulent encore de moi.
Peut-être ce fameux resto américain.
Peut-être une nouvelle aventure au soleil.
Qui sait ?
Je me suis toujours dit que je ne passerais pas 50 ans à faire la même chose.
A très vite!