On aimerait bien dire de la Fine Compagnie que c'est un théâtre qui, tout à la fois, bouscule et console - aussi bien ceux qui le font que ceux qui le regardent. Et d'ailleurs -préciserait-on, avec la Fine Compagnie, la frontière est souvent mouvante entre ceux-ci et ceux-là. On insisterait sur cette posture bancale où le potache le dispute au fondamental et où Grave et Joyeux sont deux frères sia
mois. On soulignerait les allers-retours incessants dans lesquels la Fine questionne le rapport au public, confronte fiction et historicité, marie inspiration du réel et plaisir manipulatoire de l'illusion. Là, on noterait qu'elle se donne les moyens de l'émotion spectaculaire (énergie du jeu, beauté des constructions, ingéniosités des mécanismes, recherches poussées en lumières, composition démesurée en musique, travail sur l'image vidéo...) ; émotion spectaculaire dont elle se réclame tout autant qu'elle s'en méfie.