SARL Sapimac

SARL Sapimac Portes coupe feu maternelle

Une petite carte pour les exercices de mémoire :)
30/10/2024

Une petite carte pour les exercices de mémoire :)

Liste de tous les radars privés avec immatriculations et photos

14/10/2024

Voilà ce qu'est la guerre, des gens qui ne se connaissent pas, la haine des gens qui ne veulent pas se connaitre et l'impunité ceux qui se donnent le droit de torturer ceux qu'ils connaissent.

Antoine de Saint-Exupéry
C’est si étrange, on tolère les massacres, du moment que les hommes ne se connaissent pas.

10/10/2024

Une suite de moments exquis, de moments traumatiques, bousculent nos émotions, dont la mémoire fait tampon. Vivre est aussi glorieux que désastreux pourvu que l'on ait le courage de contempler notre histoire.

JE CONTEMPLE SOUVENT LE CIEL DE MA MEMOIRE
MARCEL PROUST

Le temps efface tout comme effacent les vagues
Les travaux des enfants sur le sable aplani
Nous oublierons ces mots si précis et si vagues
Derrière qui chacun nous sentions l’infini.

Le temps efface tout il n’éteint pas les yeux
Qu’ils soient d’opale ou d’étoile ou d’eau claire
Beaux comme dans le ciel ou chez un lapidaire
Ils brûleront pour nous d’un feu triste ou joyeux.

Les uns joyaux volés de leur écrin vivant
Jetteront dans mon cœur leurs durs reflets de pierre
Comme au jour où sertis, scellés dans la paupière
Ils luisaient d’un éclat précieux et décevant.

D’autres doux feux ravis encor par Prométhée
Étincelle d’amour qui brillait dans leurs yeux

Pour notre cher tourment nous l’avons emportée
Clartés trop pures ou bijoux trop précieux.

Constellez à jamais le ciel de ma mémoire
Inextinguibles yeux de celles que j’aimai
Rêvez comme des morts, luisez comme des gloires
Mon coeur sera brillant comme une nuit de Mai.

L’oubli comme une brume efface les visages
Les gestes adorés au divin autrefois,
Par qui nous fûmes fous, par qui nous fûmes sages
Charmes d’égarement et symboles de foi.

Le temps efface tout l’intimité des soirs
Mes deux mains dans son cou vierge comme la neige
Ses regards caressants mes nerfs comme un arpège
Le printemps secouant sur nous ses encensoirs.

D’autres, les yeux pourtant d’une joyeuse femme,
Ainsi que des chagrins étaient vastes et noirs
Épouvante des nuits et mystère des soirs
Entre ces cils charmants tenait toute son âme

Et son coeur était vain comme un regard joyeux.
D’autres comme la mer si changeante et si douce
Nous égaraient vers l’âme enfouie en ses yeux
Comme en ces soirs marins où l’inconnu nous pousse.

Mer des yeux sur tes eaux claires nous naviguâmes
Le désir gonflait nos voiles si rapiécées
Nous partions oublieux des tempêtes passées
Sur les regards à la découverte des âmes.

Tant de regards divers, les âmes si pareilles
Vieux prisonniers des yeux nous sommes bien déçus
Nous aurions dû rester à dormir sous la treille
Mais vous seriez parti même eussiez-vous tout su

Pour avoir dans le cœur ces yeux pleins de promesses
Comme une mer le soir rêveuse de soleil
Vous avez accompli d’inutiles prouesses
Pour atteindre au pays de rêve qui, vermeil,

Se lamentait d’extase au-delà des eaux vraies
Sous l’arche sainte d’un nuage cru prophète
Mais il est doux d’avoir pour un rêve ces plaies
Et votre souvenir brille comme une fête.

Novambre 2024
06/10/2024

Novambre 2024

Official Gladiator 2 Movie Trailer 2024After the events in the movie "Gladiator", Lucius spent his youth far away from his mother Lucilla in the wilderness. ...

06/10/2024

PARIS, MON MAQUIS
André Ady

Je fais halte, haletant : ô Paris, Paris,

Broussailles humaines, fourré géant.

La horde de sbires du Danube braillard,

On peut la lancer après moi :

La Seine m'attend, le Maquis m'est abri.

Immense est mon péché : mon péché c'est mon âme.

Mon péché, c'est de voir lointainement, d'oser.

Je suis un renégat de la race d'Almos,

Au bûcher voudrait me porter,

Puante d'Iran, une armée scythe.

Qu'ils viennent : sur le coeur de Paris je suis blotti,

Tapi, abasourdi et libre, si libre.

Le dernier réfractaire venu de la Hongrie

Est gardé par le Maquis rieur

Qui l'abrite en le jonchant de fleurs.

Ici j'aurai ma mort et non sur le Danube.

Mes yeux ne seront pas fermés par des mains laides.

Un soir la Seine m'appellera : par une nuit muette,

Dans quelque grand, quelque géant néant,

Dans un sombre néant je sombrerai .

La tempête peut crier, la broussaille crisser,

La Tisza déferler sur la plaine hongroise,

Moi j'ai pour me couvrir la forêt des forêts,

Même mort je resterai caché

Par mon fidèle taillis-Maquis, mon immense Paris

22/09/2024

À certains moments, nous sommes portés à croire que le temps nous offre un répit, sans doute pour flatter notre orgueil. A croire qu'un parfum d'éternité puisse être suffisant, nous divaguons. Au milieu du silence, s'acharne en moi l'envie de prendre le marteau de Thor, non que j'en ai la puissance, mais pour faire vibrer la matière. Observons.

Tu dors en croyant que mes vers
Vont encombrer tout l'univers
De désastres et d'incendies ;
Elles sont si rares pourtant
Mes chansons au soleil couchant
Et mes lointaines mélodies.

Mais si je dérange parfois
La sérénité des cieux froids,
Si des sons d'acier ou de cuivre
Ou d'or, vibrent dans mes chansons,
Pardonne ces hautes façons,
C'est que je me hâte de vivre.

Et puis tu m'aimeras toujours.
Éternelles sont les amours
Dont ma mémoire est le repaire ;
Nos enfants seront de fiers gas
Qui répareront les dégâts,
Que dans ta vie a faits leur père.

Ils dorment sans rêver à rien,
Dans le nuage aérien
Des cheveux sur leurs fines têtes ;
Et toi, près d'eux, tu dors aussi,
Ayant oublié, le souci
De tout travail, de toutes dettes.

Moi je veille et je fais ces vers
Qui laisseront tout l'univers
Sans désastre et sans incendie ;
Et demain, au soleil montant
Tu souriras en écoutant
Cette tranquille mélodie.

14/09/2024

Inspiration d'une toile de Martial Molitor, artiste peintre.

RÉSILIENCE
JMF art

Quelle étrange tristesse que la solitude, le monde se modernise, mais cette bonne vieille tristesse ne s'efface pas. Quel que soit le moment, elle semble ne pas vouloir sortir de cette grotte séculaire. Elle traine dans l'espace des cités, vaporisant un malaise dont tout le monde tait l'origine, étouffe les regards, s'imposant comme une angoisse plus terrifiante que la mort.
Je suis née de la pierre, des cendres et de la mer. Je suis comme le marbre, le fruit d'innombrables années de glissement, de chocs, de révoltes et d'esclavage. Mais la nature a forgé la nature de mon sourire, pour que j'apprenne l'humilité et la bienveillance.
Mon frère, mon cher frère, ne laisse pas la vie quitter ton corps, ne laisse pas ce monde te punir de son injustice, viens réchauffe toi, prend le temps qu'il te faut, nous sommes là, le soleil vaincra la nuit,
Non, n'imaginez pas un seul instant pouvoir me juger, votre suffisance ne peut m'atteindre. Je m'accroche à la vie, comme on s'accroche à une idée, celle qui peut me sauver, en attendant, je porte la tête haute.

11/09/2024

Le temps n'existe pas, il est vrai que sa perception ne cesse de changer au fil des années. Et cette sagesse qui appelle à l'inaction au bénéfice d'une mystique méditation, trompe notre religion. Inspirons fort chaque jour, dès le matin synchronisez vous avec les secondes, pour ne pas perdre la ligne temporelle. Le temps est une confrontation tel un ba**er, si vous sentez le désir, alors vous oubliez le temps; il nous échappe.

Un vieillard
Constantin Cavafis

Dans le brouhaha du café, à l'arrière

de la salle, un vieillard est penché sur sa table ;

sans autre compagnie devant lui qu'un journal.

Et dans la déchéance de ses misérables vieux jours,

il pense qu'il a bien peu profité des années

où il avait la force, et la parole et la beauté.

Il sait qu'il a beaucoup vieilli ; il le sent, il le voit.

Sa jeunesse pourtant, il aurait juré

que c'était hier. Quel intervalle court, quel intervalle court.

Et il songe que la sagesse s'est bien moquée de lui ;

et comme il lui faisait confiance – quelle folie ! –

cette menteuse qui disait toujours : « Demain. Tu as tout le temps ».

Il se souvient des élans qu'il réfrénait ; que de joie aussi

il a sacrifié. Sa prudence insensée,

tant d'occasions perdues la rendent ridicule à présent.

– Mais à force de penser et de se souvenir,

le vieillard a la tête qui tourne. Et il s'endort,

appuyé contre la table du café.

Nous y sommes!🥰
04/09/2024

Nous y sommes!🥰

Yannick Noah aura notamment pour mission de mener les Bleus vers la victoire à l’occasion des Jeux Paralympiques de Paris 2024.

31/08/2024

Il faut se méfier de nos certitudes; elles sont la différence entre ce que nous savons et ce que nous ignorons.

Autre encart
Giorgio Caproni

Tu as beau raisonner , il y a toujours un rat — une fleur — qui bouleverse la logique . Je dirais que tout dans ton raisonnement est parfait si je n’avais devant moi ce champ de trèfle . Et je serais même d’accord avec toi , si dans mon esprit ne me brûlait ( si ne brûlait mon esprit — doucement ) cette odeur de tanin qui vient de la scierie sous la pluie : cette odeur de troncs écorchés { d’aube et d’aubier ) et s’il n’y avait la fraîcheur des feuilles mouillées comme autant d’yeux allongés et le bleu persistant ( mais toujours plus estompé) de la nuit .

29/08/2024

Nos promenades, notre flânerie, sont la source d'une possible poésie, d'un moment à soi qui tôt ou t**d sera à partager.

Je cherche et j'ai trouvé...
Henri Thomas

Je cherche et j’ai trouvé des poèmes au bord de la mer, comme on cherche des fragments de bois ou de pierre étonnamment travaillés et polis par les flots.

Ces poèmes résultent eux aussi du long travail, du long séjour de quelque chose dont l’origine, la nature première m’échappent (comme je ne saurais dire d’où viennent ce galet, ce poisson de bois lourd), dans un milieu laborieux qui est moi-même - conscience ou inconscient continuellement en mouvement.

Les plus gros blocs d’expérience doivent à la longue s’y réduire en formes nécessaires et singulières, complices des yeux (du lecteur).

Il m’est arrivé de retrouver la poésie, après des mois de silence.

Mais, écrivant de nouveau des poèmes, avec quoi étais-je de nouveau en contact et communication, en dehors d’un certain langage imagé et rythmique ?

Le rythme ainsi que l’apparition des images sont liés à un certain état du corps (alors que le raisonnement en est relativement indépendant). Chez moi cet état est certainement celui de la santé, - celui où le corps tend à ne plus m’être présent que comme l’œil est présent

entre ce que je vois et... moi-même. On dirait que le corps cesse d’être, au profit de tout ce qu’il révèle. Il est l’unique révélateur, et à ces moments, uniquement révélateur, ne revendiquant pas d’autre rôle.
***
Marchant sur la route, je me faisais une canne d’une branche ou d’un grand roseau-bambou.

Je frappais le sol sec, suivant un rythme qui surgissait spontanément et s’imposait le même durant toute une promenade. Le lendemain surgissait un autre rythme, également spontané et unique, et j’aurais cherché en vain à retrouver celui de la veille.

Et ainsi de suite. Il est évident que chacun de ces rythmes était lié à l’état de mon corps à ce moment - à la rapidité, l’amplitude plus ou moins grande du pas, dictée par la force momentanée.

Ces rythmes apparaissaient exactement comme celui du poème qu’il m’arrivait. d’écrire au cours même de cette marche. Son mètre, sa cadence, étaient tout aussi spontanés, et tout aussi impossibles à retrouver le lendemain.

Le langage intervenant (comme la musique, j’imagine, aurait pu intervenir chez un compositeur), il me restait un poème, moulage de l’instant.

28/08/2024

Ce n'est pas parce que je t'aime qu'il ne reste plus rien à faire, c'est justement le contraire. Bien au contraire tout reste à faire, parce qu'aimer est le verbe de l'action, de la démonstration, de la puissance, le cerveau aime en premier.

Je t'Aime
Paul Eluard

Je t’aime pour toutes les femmes que je n’ai pas connues
Je t’aime pour tous les temps où je n’ai pas vécu
Pour l’odeur du grand large et l’odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs
Pour les animaux purs que l’homme n’effraie pas
Je t’aime pour aimer
Je t’aime pour toutes les femmes que je n’aime pas

Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien qu’une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd’hui
Il y a eu toutes ces morts que j’ai franchies sur de la paille
Je n’ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m’a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie

Je t’aime pour ta sagesse qui n’est pas la mienne
Pour la santé
Je t’aime contre tout ce qui n’est qu’illusion
Pour ce cœur immortel que je ne détiens pas
Tu crois être le doute et tu n’es que raison
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi.

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24 Rue MARCEL DASSAULT ZA
Bondy
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