24/08/2026
Retrouvailles
Ahhh… te revoilà, toi. Mon fidèle partenaire.
Je t’ai posé là il y a trois semaines. Je te retrouve exactement au même endroit. Tu n’as pas bougé d’un centimètre. Tu m’as attendu.
Moi, je t’ai abandonné.
Pire : je t’ai trompé. Avec une femme magnifique Virginie Dalidec-Meyssonnier et ses trois enfants. Je suis monté dans leur van et j’ai traversé l’Italie à la recherche de mon enfance, pour mes 50 ans.
C’était bien. Je te le promets.
Bien sûr que j’ai pensé à toi. À tes 400 mails que tu as triés sans jamais te plaindre. À notre agenda que tu as tenu à jour. À ce courrier froissé tout au fond de toi, que tu as protégé — pour me protéger.
Mais c’était bien.
Attends. Attends… ne te fâche pas. J’ai bien répondu deux ou trois fois à ton assistante WhatsApp. Cette coquine, elle arrive toujours à me joindre.
Allez, ne fais pas la tête. C’est la première fois en quinze ans que je ne t’emmène pas. Et puis soyons honnêtes : quand je t’emmène, tu n’en profites jamais. On se voit en cachette, comme des amants. Le soir t**d, quand toute la maison dort. Pendant la centième promenade du chien. Ou pire : aux toilettes.
Là, au moins, je t’ai respecté. Plus de liaison clandestine.
Tu t’es reposé. Tu es frais. Moi aussi.
On repart sur des bases saines.
Alors je te fais une promesse : on va passer une excellente année ensemble. Et l’année prochaine, je te largue à nouveau pendant les vacances.
Mais oui, je t’aime quand même, mon cartable d’amour.