15/06/2026
Bonjour à tous,
📢 Il aura fallu une décision de justice pour que le sujet soit pris au sérieux.
Une jurisprudence rendue en avril 2026 fait aujourd'hui grand bruit dans la presse et les médias spécialisés de l'immobilier. La responsabilité d'un agent immobilier a été retenue pour ne pas avoir suffisamment alerté les acquéreurs sur des désordres potentiels liés à des fissurations du bâti.
Cette décision marque un tournant.
Depuis cinq ans, en tant que professionnelle, je n'ai cessé de sensibiliser les acteurs de l'immobilier à cette problématique. Il y a 5 ans, j'ai envoyé plus de 300 courriers à des agences immobilières de la région nantaise pour attirer leur attention sur la nécessité d'intégrer une véritable analyse structurelle dans le processus d'acquisition.
Pendant longtemps, ces alertes ont été perçues comme secondaires. Aujourd'hui, les faits rappellent une réalité incontournable : les désordres structurels ne peuvent plus être ignorés.
Nos bâtiments subissent de plein fouet les conséquences du changement climatique. Sécheresses répétées, retrait-gonflement des argiles, épisodes météorologiques extrêmes, mouvements de terrain... Les constructions, et particulièrement le bâti ancien, sont exposées à des contraintes croissantes qui peuvent fragiliser leur structure.
Face à ces enjeux, l'état des lieux structurel ne doit plus être considéré comme une option mais comme une démarche de prévention essentielle.
✔️ Pour sécuriser les transactions immobilières.
✔️ Pour protéger les acquéreurs.
✔️ Pour accompagner les professionnels dans leur devoir de conseil.
✔️ Pour préserver durablement notre patrimoine bâti.
La sauvegarde des bâtiments anciens passe d'abord par une meilleure connaissance de leur état réel. Anticiper vaut toujours mieux que réparer.
J'espère que cette décision contribuera à faire évoluer durablement les pratiques et à reconnaître l'importance de l'expertise structurelle dans l'immobilier de demain.