15/07/2026
Réhabilitation d’un immeuble privé - LANGRES (52200) – Entreprises intervenantes : SARL MAGNIER - SAS FEVRE - SAS GARS REGNIER - SA TESTEVUIDE – Chantier en cours
Le bâtiment qui existait avant travaux résulterait d'une construction datant de la période 1914-1918 et dont les exécutants auraient été des prisonniers allemands.
Il apparaît cependant qu’il est bâti sur une base plus ancienne que le début du XXème siècle, les murs du rez-de-chaussée, en pierre, étant plus larges que ceux de l'étage dont les élévations sont en briques.
Le rez-de-chaussée avait jusqu'à présent une fonction d’atelier-dépôt, les locaux de l’étage de bureaux avec plateau de stockage d'accessoires.
La couverture de la toiture en sheds venait parachever l'allure industrielle de ce bâtiment situé en plein centre historique de la vieille cité de Langres.
Le programme des propriétaires est le suivant :
1 - Créer une surface libre de parking voitures VL.
2 - Préparer et organiser le clos couvert de l’étage pour l’aménagement futur d’un ou deux appartements, ou pour une destination tertiaire.
Il était prévu initialement de démolir et de reconstruire, comme l’autorise le règlement du PSMV.
Cependant, l'architecte des bâtiments de France à la suite de la visite d’urbanisme du jeudi 12 juin 2024, a donné son accord pour un scénario de réhabilitation en vue de conserver la mémoire industrielle du lieu, tout en autorisant de permuter les ouvertures au rez-de-chaussée, et a accordé la transformation radicale de la charpente-couverture, avec le projet de création d'une terrasse haute, véritable belvédère situé au-dessus même des remparts de la vielle cité, ceux-ci bénéficiant déjà, par leur construction en hauteur, de points de vue absolument remarquables sur le paysage environnant.
En périphérie de cette terrasse, masquée depuis la rue par le volume périphérique du bâtiment qui la rend invisible de l’espace public, les menuiseries seront de grandes baies coulissantes en profil aluminium laqué. Les volets seront des volets en bois massifs persiennes en mode coulissant motorisé.
Pour le rez-de-chaussée, le principe sollicité par le maître de l'ouvrage était "zéro poteau". C'est la raison pour laquelle le principe constructif retenu a consisté à réaliser 4 grands portiques en béton supportant la dalle haute et les façades en périphérie de la terrasse, ce que la hauteur sous plafond initiale du rez de chaussée permettait. Ces portiques sont posés sur des fondations profondes de type micropieux, le bon sol n'étant accessible qu'en traversant 4 mètres de remblais non homogènes.
La façade sur rue conserve le même principe d'alternances vide-plein que l'existant : elle restera donc, malgré les importantes modifications intérieures, très largement vitrée.