19/03/2025
ᴠᴏᴜꜱ ᴘᴇɴꜱɪᴇᴢ ǫᴜᴇ ʟᴀ ʟᴏɪ ꜱᴜʀ ʟᴀ ᴛᴠᴀ ᴘᴏᴜʀ ʟᴇꜱ ɪɴᴅéᴘᴇɴᴅᴀɴᴛꜱ, ᴄ'ᴇᴛᴀɪᴛ ʀéɢʟé ?
𝗟𝗲𝘀 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱’𝗶𝗻𝗱𝗲𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗽𝗿𝗲𝗻𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗺𝗼𝗿𝗮𝗹 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗵𝗮𝘂𝘀𝘀𝗲𝘁𝘁𝗲𝘀.
Et pourtant ils ne lâcheront rien !
Tétanisés par la déflagration du vote de la loi sur le budget le 3 février dernier, qui a donné un coup de machette dans les seuils de franchise en base de TVA précédents, iels se sont levés, comme un.e seul.e entrepreneureuse, pour défendre bec et ongle leur activité, leur indépendance, et leur dignité.
𝐏𝐨𝐮𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐥’𝐚𝐭𝐭𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐞𝐧𝐭𝐞, 𝐢𝐧𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞, 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞 𝐮𝐧 𝐠𝐨𝐮𝐭 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐮𝐦𝐚𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐯𝐞𝐫𝐞.
La période du Covid et du confinement avait été déstabilisante, et avait nécessité des adaptations professionnelles, mais rien de comparable avec cette sensation d'être délibérément rançonné par l'Etat en étant soumis à un impôt supplémentaire massif.
Sans compter la sensation d’être pris.e au piège par la rétroactivité déguisée de la mesure. Car l’Etat a changé les règles du jeu en cours de partie, en affirmant que nous serions taxés à compter du 1er juin 2025 en tenant compte de notre chiffre d’affaires 2024, le seuil ayant été modifié le 3 février 2025.
𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗮𝗿𝘃𝗶𝗲𝗻𝘁-𝗼𝗻 𝗮 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝗿 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗽𝗲𝘂𝗿 𝗹𝗼𝗿𝘀𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗼𝗻 𝗰𝗿𝗮𝗶𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗮𝗿𝗮𝗶𝘁𝗿𝗲 𝘀𝗼𝗻 𝗿𝗲𝘃𝗲𝗻𝘂, 𝘃𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗺𝗲 𝘀𝗼𝗻 𝗮𝗰𝘁𝗶𝘃𝗶𝘁𝗲 ?
Et bien en alternant dans tout l’arc-en-ciel des émotions : colère, abattement, espoir, découragement, fatigue physique et mentale, solidarité, etc…
Nous essayons de tenir le coup dans nos métiers, pour lequel nous sommes compétent.e.s, comme des funambules qui se demandent à chaque pas s’iels vont tomber dans le vide.
Et parallèlement, le midi, le soir, nous nous arrachons les cheveux à devenir hyper compétent.e.s en comptabilité, fiscalité, vie parlementaire et constitutionnalité, communication numérique, au lieu de nous reposer, et de vivre nos vies de familles normalement.
C'est la peur de tout perdre qui nous fait parler, mais peut-être aussi l'espoir que le gouvernement et les élus de la République comprennent l'étendue des dégâts potentiels, se saisissent du dossier, et parviennent à le résoudre, sans exclure aucune catégorie.
𝗡𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗼𝘂𝗹𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗹'𝗶𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲 𝗲𝘁 𝗻𝗼𝗻 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗴𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗽𝘁𝗲. Il y a de la place non seulement pour les prestations de service, les avocat.e.s, les artistes-auteur.e.s, les professeur.e.s de yoga, mais aussi pour toustes les dépanneureuses, tous les travaux d'entretien, tous les petits commerces, les coiffeureuses à domicile, et artisan.e.s d'art, dans tous les recoins du pays. Et que chacun.e puisse vivre de son activité dans un climat serein !
𝐈𝐥 𝐬𝐞 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐞 𝐥à 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐦𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : 𝐚𝐛𝐫𝐨𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐥𝐨𝐢 𝐬𝐭𝐮𝐩𝐢𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 à 𝐮𝐧 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐢 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐚 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬-𝐦ê𝐦𝐞s 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐭𝐢𝐬𝐟𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬, 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦𝐚𝐭rices, 𝐧𝐨𝐬 𝐜𝐥𝐢𝐞𝐧𝐭.e.𝐬.
Mobilisons nous dans toute la France le 25 mars pour manifester ensemble !