04/06/2026
À cœur ouvert 🤍
Il y a les grossesses idéalisées… et puis il y a la réalité.
Comme pour ma première grossesse, ce début n’a pas été facile. Pendant plusieurs mois, j’ai souffert de vomissements gravidiques. Ne plus manger, à la limite, le corps finit par s’habituer. Mais cette soif permanente, sans pouvoir boire ne serait-ce qu’une goutte d’eau… c’est une autre épreuve. À certains moments, l’envie de mourir était là. Je l’ai même dit à voix haute.
Cette période a été extrêmement difficile, comme la première fois, avec en plus un premier enfant qui n’a rien demandé et qui aimerait simplement que sa maman soit un peu plus présente.
Une fois ce cap passé, je me suis dit que ça irait mieux. Mais encore une fois, mes journées se passent allongée. Je n’ai pas la force. La fatigue est extrême, les malaises ..
Moi qui pensais pouvoir créer du contenu différent pendant cette grossesse, je n’aurai finalement presque rien fait. J’ai eu l’impression de délaisser ma fille pendant près de neuf mois, alors que je n’avais qu’une envie : profiter de chaque instant avec elle avant l’arrivée de sa petite sœur.
Aujourd’hui, je rêve d’arriver au bout de cette grossesse. J’ai hâte de rencontrer ma fille, de retrouver mon corps, mon énergie et de profiter pleinement de ma famille. Pourtant, je sais déjà qu’une fois qu’elle sera là, un autre sentiment prendra le relais : la nostalgie. Parce que malgré toutes les difficultés traversées, ce sera sûrement ma dernière grossesse. Et même si j’ai parfois eu l’impression de vouloir avancer le temps, je sais qu’une partie de moi aura du mal à refermer ce chapitre pour toujours.
Cette grossesse m’aura appris à quel point on peut aimer profondément tout en souffrant intensément.