29/07/2026
🚨 « MaPrimeRénov’ s’effondre en 2026 ! » 🚨
Depuis quelques semaines, on entend tout et son contraire : vote des finances, reprise progressive des dossiers, contrôles renforcés… Chacun a trouvé son coupable.
Les contrôles ? Franchement, c’était prévisible. Quand certains ont transformé la rénovation énergétique en sport de haut niveau pour chasseurs de subventions, l’État a fini par sortir la loupe 🔍.
Mais selon mon expérience de terrain, le vrai sujet est ailleurs.
En 2024 et 2025, il suffisait parfois d’ajouter un poste de travaux pour débloquer entre 20 000 € et 45 000 € d’aides. Isolation des combles, menuiseries, façade, chauffage : les clients se lançaient dans des rénovations globales et ambitieuses.
Aujourd’hui, les montants ont fortement baissé pour les ménages intermédiaires et supérieurs, qui représentent la majorité de ma clientèle. Dans le même temps, les aides CEE ont légèrement augmenté.
Résultat : en remplaçant un chauffage, en isolant les combles et parfois le plancher bas, nous obtenons souvent entre 8 000 € et 10 000 € d’aides via les CEE, avec beaucoup moins de démarches administratives et sans attendre plusieurs mois une validation.
Le calcul est vite fait :
👉 Moins de paperasse
👉 Moins d’attente
👉 Des aides souvent comparables
Conséquence :
📈 Les rénovations « économiques » continuent de fonctionner.
📉 Les rénovations énergétiques globales sont en forte baisse.
Avant, il était facile de convaincre un propriétaire d’investir dans une isolation de façade coûteuse lorsque 20 000 € d’aides venaient compenser l’effort financier. Aujourd’hui, cet argument a quasiment disparu.
Nous continuons à installer des PAC, isoler des combles et améliorer les logements. Mais nous sommes davantage dans une logique d’économies immédiates que dans une logique de performance énergétique maximale.
Alors la vraie question est peut-être celle-ci :
❓ Le problème vient-il réellement des contrôles et des délais administratifs ?
❓ Ou du fait que les aides ne suffisent plus à déclencher les rénovations ambitieuses que l’État souhaite pourtant encourager ?
Car au fond, les Français aiment les aides… mais surtout lorsqu’elles permettent réellement de franchir le pas.
Et vous, que constatez-vous sur le terrain ?
Contactez nous.
BILAN. Alors que le premier semestre 2025 avait connu une forte dynamique autour de la rénovation d'ampleur, les chiffres 2026 sont nettement moins encourageants.