14/08/2025
[Messages/Images : « Hospitalité » de Malte Martin]
À partir de quel moment est-on coupable d’hospitalité ? Quelles frontières existe-t-il entre le délit de solidarité et le principe de fraternité ?
Dans cette affiche, Malte Martin questionne nos zones grises de solidarité. Il relie nos valeurs communes aux fondements de notre démocratie à des faits d’actualité. Il cite l’action concrète de personnes : celles de Cédric Herrou, agriculteur français arrêté et condamné à plusieurs reprises pour avoir aidé et accueilli des migrants traversant la frontière franco-italienne, et de Sébastien Thiéry, docteur en sciences politiques et artiste, qui porte depuis 2021 le projet du Navire Avenir dédié au sauvetage des migrants.
Comment les générations suivantes jugeront-elles nos inactions, notamment au regard des drames qui se déroulent chaque jour en Méditerranée ?
Dans la composition typographique, nous lisons « je suis coupable » et « hospitalité ». Notre lecture cherche le sens, le lien : coupable d’hospitalité ou coupable face à l’hospitalité ? Soucieux de la portée sociale de ses projets, Malte Martin cherche des agoras et des formes d’interventions où quelques mots, des phrases brèves vont fissurer nos assurances. L’affiche ne déclame pas de solutions, elle dissémine des questions, nous laissant vivre avec le trouble.
Présentée dans le cadre de la commande publique « Messages/Images », portée par le Cnap et la Cité internationale de la langue française, cette création s’inscrit aux côtés de quinze autres affiches originales autour de grands enjeux contemporains : démocratie, inclusion, diversité, espoir…
🗓️ À découvrir :
→ Du 12 au 30 septembre 2025 à la Galerie 65 de l’Ésadhar (Le Havre)
→ Du 20 septembre au 8 novembre 2025 à la Nef (Fontenay-sous-Bois)
→ du 7 octobre au 4 janvier 2026 à la Cité internationale de la langue française (Villers-Cotterêts).
👉 Découvrez la rubrique dédiée à la commande « Messages/Images » : https://www.cnap.fr/messages-images
Visuel : Malte Martin, « Hospitalité » © Malte Martin
Texte : Vanina Pinter