15/09/2015
Billet d'humeur à l'intention de la classe politique et des médias!
Bonjour,
La première phrase de votre message est une parfaite mise en lumière du point de divorce entre les français et leurs représentants politiques.
Dans 18 mois, à l’occasion de l’élection présidentielle, nous devrons répondre à une question devenue la plus importante de la vie politique française… pour VOUS, hommes et femmes politiques. Mais certainement pas pour les français, et c’est précisément là que réside le point de rupture.
Notre système démocratique est à la limite de l’implosion tant l’incompréhension entre le peuple et ses dirigeants est profonde.
Aujourd’hui nous sommes dans une situation stupéfiante où trois univers totalement disjoints coexistent dans l’illusion de n’être qu’un.
Les dirigeants politiques s’agitent autour de questions de pouvoir personnel, les médias se passionnent avec arrogance et bêtise pour des histoires exclusivement affectives ou sordides, tandis que la population enrage du sentiment d’être méprisée par les uns et manipulée par les autres.
La classe politique se mobilise pour présenter au peuple celui qui sera l’homme ou la femme providentielle, alors que le peuple ne crois plus depuis des années déjà au principe même d’un sauveur.
Les médias recherchent l’histoire personnelle la plus sale, larmoyante ou sordide possible, rendant le peuple atterré par la bassesse de ces médias.
Tant que ceci ne sera pas compris réellement, nous continuerons d’avancer inéluctablement vers l’effondrement de notre société.
Nous n’avons pas besoin d’un président exceptionnel.
Nous avons un besoin urgentissime que l’on comprenne que l’époque la démocratie pyramidale est révolue.
A l’heure de la communication instantanée, transversale et mondiale, comment comprendre que les seuls à ne pas nous écouter soient les politiques et les médias, ceux-là même qui sont sensés incarner la volonté du peuple ?
Le peuple a grandi. Il est temps non pas simplement de l’écouter, mais de lui donner la parole et le pouvoir. Non pas de manière utopique, mais de façon pragmatique, opérationnelle.
Il n’est pas utile de changer nos institutions. Il est par contre vital d’organiser massivement un système national transparent permettant au peuple de proposer des idées, de s’exprimer, de débattre sans intermédiaires. Il ne doit évidemment pas s’agir là d’un système de décision. Mais cela doit être l’organisation et l’incitation au débat et à la force de proposition publique. Ne comprenez-vous pas que les agriculteurs, taxis, routiers, fonctionnaires, … descendent dans la rue parce que personne ne les écoute ni ne se soucie d‘eux, et par ce que la seule chose qui marche c’est de crier plus fort que le voisin ? Organisez leur moyen de communiquer entre eux, indépendamment de toute couleur politique. Donnez-leur le moyen de débattre, et surtout le moyen d’interpeller les pouvoirs publics avec une obligation de réponse publique. Nommez des secrétaires d’état et médiateurs chargés du dialogue avec la population. Exigez sous peine d’amende majeure, voire de destitution que les députés et sénateurs dialoguent avec leurs administrés et siègent aux assemblées. Donnez le moyen technologique au peuple d’interpeller son Parlement. Pas n’importe comment, pas de manière anarchique. Mais via un système de débats électroniques suivis de votes électroniques n’ayant comme objectif que d’acquérir le droit d’interpeler les pouvoirs publics et les élus. Puis rendez obligatoire la réponse des élus à ce type de questionnement. Permettez ensuite en retour aux élus d’interroger le peuple de manière rapide et informelle, pas par référendum mais via une consultation par Internet. Engagez le dialogue et sortez de vos tours d’ivoire que diable !!
Cordialement,