01/09/2026
Ce que j’aime dans ce métier, c’est voir un même jardin se raconter deux fois.
À Fougères, ce jardin très végétal a été pensé pour se vivre pleinement, de jour comme une fois la nuit tombée. Les clients ont voulu le découvrir sous ses deux lumières, et j’avoue que c’est un projet dont je suis particulièrement fier.
De jour, on lit la couleur, la floraison, la matière. De nuit, tout se réinvente. La couleur s’efface et laisse place au graphisme, au volume, à la silhouette. Un tronc, la découpe d’un feuillage, la nervure d’un branchage. Chaque végétal éclairé devient presque une œuvre.
Éclairer un jardin, ce n’est pas tout illuminer. C’est chercher le juste équilibre entre ce que l’on révèle et ce que l’on garde dans l’ombre. Trop de lumière et le regard se noie, pas assez et l’espace se referme. Entre les deux, le jardin se révèle.
Et puis il y a l’essentiel. Un jardin n’est pas une dépense, c’est un lieu de vie. Concevoir un espace extérieur, c’est le penser pour le plaisir qu’il donne, à toute saison, du matin aux soirées douces où l’on prolonge la promenade sous les lumières.
C’est là que se trouve, pour moi, tout le sel du métier. Réunir le végétal, la lumière, le dessin et l’usage pour faire d’un jardin un vrai bonheur à habiter.