01/10/2018
La préfecture s’acharne sur nous et veut fermer les Sources d’Eaux Minérales Ventadour et Chantemerle en Ardèche, et fait tout pour y arriver. Pourquoi avoir fermé nos sources exploitées depuis 150 ans sans interruption et ce juste après avoir été primées parmi les meilleures au monde?
Les non conformités du départ qui ont conduit à l’arrêt de la production ne justifiaient pas cette fermeture, car ces réglages auraient du avoir lieu avec une usine qui tourne. Comment régler des process avec une usine à l’arrêt? Tourner à vide? Alors que nous ne faisons que des bouteilles en verre! Vider ensuite les bouteilles à la main pour les remettre sur la ligne d’embouteillage? Cet arrêt nous empêche de faire nos mises au point.
Tout ceci s’est accompagné de mesures d’intimidations : visites de l’inspection du travail notamment accompagnée d’un gendarme avec des menottes prêtes à servir, visites inopinées de l’ARS en compagnie de la répression des fraudes, répression des fraudes qui appelle tous nos clients pour qu’ils détruisent les bouteilles livrées, répression des fraudes qui fait des descentes dans des restaurants à la recherche de Ventadour, classement d’une plainte pour vols par le procureur, visite des gendarmes, interventions auprès de la presse pour vérifier mes dires, enfin rien que du classique et la liste est longue.
La Préfecture nous coince sur 2 points:
- La microbiologie: Avec une usine à l’arrêt il y a automatiquement formation d’un biofilm dans les canalisations en inox, d’autant plus avec nos chaleurs estivales. Nous avons pu éliminer cette source de bactéries en chauffant au chalumeau tous les tuyaux avant les prélèvements du laboratoire afin d’être conformes.
- Les minéraux: Pour régler le niveau de minéraux nous avons créé un système de boucles de filtrations en continu et investit dans des appareils électroniques de mesures. Nous connaissons ainsi la durée du process, donc pas de surprises possible aux analyses, et une fois que les minéraux sont dans les normes ils ne varient plus.
Nous avons fait faire des prélèvements par le laboratoire agréé par l’ARS: la société Eurofins. Pour des résultats qui ne sont pas pris en compte car commandés à notre initiative, donc à refaire à l’identique mais avec l’ARS comme donneur d’ordre, soit environ 6 semaines de délai de plus. Tout ça avec le même labo Eurofins, le même préleveur assermenté et les même payeurs: nous.
Le 25 Septembre le laboratoire Eurofins nous a envoyé par erreur les résultats des prélèvements du 10 septembre. Erreur car commandés par l’ARS qui devait donc en être destinataire. Le 27 Septembre, un mail de l’ARS nous signifie la non-conformité de nos eaux, donc une nouvelle interdiction de produire, avec poursuite de la fermeture de l’usine. Il est de plus bien précisé qu’il ne sera jamais tenu compte de résultats d’analyses obtenu par un autre laboratoire que Eurofins: comment allons-nous nous sortir de cette situation sans issue avec un laboratoire aux ordres de l’administration?
Car nous ressentons un grand malaise avec ces mauvais résultats : nous avons embouteillé une eau qui a déjà fait l’objet d’analyses par l’ARS (le 17/08). Analyses conformes en teneur de minéraux et qui ne le sont plus à l’analyse du 10 septembre. Cherchez l’erreur, en tout cas pas chez nous.
Le plus troublant vient que par précaution nous avions fait analyser des bouteilles du même prélèvement par un laboratoire dans un autre département, où nos résultats sont parfaitement conformes. Variant dans les données microbiologiques de 1600% avec les chiffres d’Eurofins commandités par l’ARS. Nous sommes bien loin d’une marge d’erreur. Doit on faire un commentaire ? La diffamation n’est pas loin.
On se doutait depuis plusieurs mois de certains agissements malveillants mais nous sommes restés silencieux en espérant que les choses s’arrangeraient d’elles mêmes en réitérant les analyses. On prend désormais conscience que c’est sans fin puisqu’il faut toujours passer par l’ARS qui mandate Eurofins, qui a un monopole sur les analyses des eaux minérales et qui sont sous les ordres du préfet. Cette situation peut perdurer encore longtemps, les 5 embauches prévues peuvent encore attendre , mais ce n’est pas le souci ...
Nous avons sollicités officiellement l’aide du Président de la République. Son directeur de Cabinet Mr François Xavier LAUCH nous a apporté tout son soutien afin de préserver cette marque emblématique de la France et ses emplois. Sans cela nous ne pourrions vous informer de ce qui nous arrive, le Préfet nous ayant menacé de nous fermer définitivement si nous communiquions.
Nous sommes en présence d’une fine équipe avec la Préfecture, l’Agence Régionale de Santé, le laboratoire EUROFINS, l’Inspection du travail, la Répression des Fraudes, la Gendarmerie, le Procureur et d’une autre équipe avec comme point commun et chef d’orchestre la Préfecture et et différents protagonistes connus, une belle association de personnes mal intentionnées.