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Désir d’apprendre, plaisir de réussir !
🌸Isabelle Bordet est psychopédagogue relaxologue, specialiste des enfants et adolescents en difficulté à l’école
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26/09/2026
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13/09/2026

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Évaluations nationales : outil indispensable… ou source de stress p...

12/09/2026
À propos d’anxiété des jeunes …Il y a des chiffres qu'on lit une fois et qu'on oublie. Et il y a des chiffres qu'on lit ...
11/09/2026

À propos d’anxiété des jeunes …

Il y a des chiffres qu'on lit une fois et qu'on oublie. Et il y a des chiffres qu'on lit et qui viennent confirmer, noir sur blanc, ce que l'on observe depuis des années sur le terrain. Pour moi, psychopédagogue relaxologue, ce sont les seconds.

Les données les plus récentes sur la santé mentale des jeunes en France ne laissent guère de place au doute. Selon le dernier baromètre du moral des adolescents mené par Ipsos, près d'un jeune sur deux se dit concerné par des troubles anxieux, et plus d'un adolescent sur quatre présente les signes d'un trouble anxieux généralisé avéré. L'école y tient une place centrale : pour un adolescent sur quatre, elle constitue une source d'angoisse à part entière, et plus de six élèves sur dix reconnaissent être submergés par le stress au moment des évaluations et des rendus de notes.

Ce mal-être ne s'arrête pas à l'adolescence : il commence dès le collège, où plus de quatre collégiens sur dix disent avoir déjà eu mal au ventre à la seule idée d'aller en cours, et se prolonge après le bac, avec des enquêtes étudiantes qui pointent un mal-être touchant la majorité des jeunes interrogés. Un rapport de l'UNICEF publié en 2025 confirme la tendance à l'échelle internationale : dans plusieurs pays riches, dont la France, la satisfaction de vie des adolescents a nettement reculé depuis la pandémie, tandis que le harcèlement entre pairs progresse.

Des chiffres, encore des chiffres. Mais derrière chacun d'eux, il y a un enfant, un adolescent, un jeune adulte, assis en face de moi.

Dans mon cabinet, je reçois des enfants à partir de sept ans, des adolescents et des jeunes adultes — et souvent aussi leurs parents. Et ce que je constate, année après année, c'est à quel point le système scolaire, tel qu'il fonctionne aujourd'hui, met à mal quelque chose de bien plus profond qu'une simple note ou qu'un simple contrôle : la confiance en soi, l'estime de soi, et jusqu'à la croyance en l'avenir.

Je vois des enfants qui ont mal au ventre le dimanche soir, le mercredi soir, et puis plus fréquemment. Des adolescents qui « crisent » avant un contrôle non pas parce qu'ils n'ont pas travaillé, mais parce qu'ils ont peur de ne pas être « assez ». Des jeunes qui, à force d'être évalués, comparés, classés, finissent par confondre leur valeur en tant que personne avec leur moyenne générale. Et je vois des parents désemparés, qui ne savent plus comment accompagner sans ajouter de la pression à la pression.

Face à ce constat, j'entends souvent le même refrain : c'était mieux avant, les jeunes d'aujourd'hui seraient plus fragiles, moins armés, moins capables de « s'adapter » ou de faire des efforts. C'est un discours confortable — celui de ceux qui sont passés par là et pour qui, précisément parce que c'est terminé pour eux, il devient facile de juger ceux qui n'y arrivent pas « comme il faudrait ».

Je crois que cette querelle générationnelle est non seulement fatigante, mais surtout profondément stérile. Elle nous dispense de nous mettre à la place des jeunes et de ce qu'ils vivent réellement aujourd'hui : une pression scolaire permanente, une hyperconnexion qui ne laisse plus de répit, une actualité anxiogène, une injonction à la performance dès le plus jeune âge, et un avenir professionnel et climatique qui, vu d'en bas, n'a rien de rassurant. On ne peut pas exiger d'eux une résilience à toute épreuve tout en refusant de questionner ce qu'on leur impose.
———————
On parle beaucoup, en ce moment, d'apprendre l'empathie aux enfants à l'école. C'est une belle intention. Mais elle ne peut pas fonctionner tant que le système lui-même, et les adultes qui le font vivre, ne sont pas eux-mêmes bienveillants avec l'enfance, avec l'apprentissage, et avec le sens que l'on donne à tout cela. On ne transmet pas l'empathie par un programme : on la transmet par la façon dont on regarde et dont on traite les enfants au quotidien.

C'est tout le sens de mon travail en cabinet : ne pas apporter de solutions clé en main, mais accompagner chaque enfant, chaque adolescent, chaque jeune adulte dans ce qu'il vit vraiment, avec écoute et sur-mesure. Parce qu'avant de demander aux jeunes de croire en l'avenir, il faudrait peut-être commencer par leur montrer qu'on croit en eux, tels qu'ils sont, maintenant.

Isabelle Bordet, psychopédagogue Relaxologue

PISA 2026 : encore une place perdue. Encore les mêmes coupables tout trouvés.Les parents. Les écrans. “C’était mieux ava...
09/09/2026

PISA 2026 : encore une place perdue. Encore les mêmes coupables tout trouvés.
Les parents. Les écrans. “C’était mieux avant.”
Sauf qu’aucun pays au monde n’a des parents plus bêtes que les nôtres. Et le téléphone portable, tous les enfants de la zone OCDE l’ont dans la poche. Ce n’est pas là que se joue l’écart.
Alors on peut continuer à chercher UNE faute, UN coupable, comme un vieux réflexe qui nous vient de loin : il faut qu’il y ait un responsable, un pêché, une punition. C’est rassurant. Ça évite de regarder le système lui-même.
Ou on peut enfin chercher les causes.
Et la cause, la vraie, c’est qu’on demande à l’école d’aujourd’hui de fonctionner avec les recettes d’hier, dans un monde qui, lui, a radicalement changé. On a rendu le monde de l’enfant plus rapide, plus violent, plus stimulant que jamais — et on continue de lui enseigner comme si de rien n’était, en espérant que ça suffise.
Ce n’est pas en durcissant un peu plus les vieilles méthodes qu’on va inverser la courbe. C’est en se demandant, sérieusement : qu’est-ce qu’un enfant, aujourd’hui ? De quoi a-t-il besoin pour apprendre à habiter ce monde-là, et pour avoir envie d’y vivre ?
Tant qu’on cherchera des fautifs, on n’aura pas commencé à réparer.
Il est temps de réenchanter l’école. Pas de la rafistoler.

« Je n’ai pas le temps. »Je l’entends tellement ! Trop !Dans la bouche des enfants.Des adolescents.Mais aussi, et peut-ê...
04/09/2026

« Je n’ai pas le temps. »

Je l’entends tellement ! Trop !

Dans la bouche des enfants.
Des adolescents.
Mais aussi, et peut-être surtout, dans celle des parents.

En entretien, ces phrases reviennent encore et encore :

« On n’a pas le temps. »
« Il faut faire vite. »
« On court tout le temps. »
« Il perd du temps . »

Pas le temps de lire.
Pas le temps de jouer.
Pas le temps de parler.
Pas le temps de respirer.
Pas le temps de réfléchir.
Pas même parfois… le temps d’être vraiment ensemble.

Alors je crois qu’il faut prendre cette phrase au sérieux, car nous avons tous 24 heures par jour.

Le temps, lui, cette construction humaine, n’a pas vraiment changé.
Ce qui a changé, c’est peut-être ce que nous lui demandons.

Tout faire.
Tout prévoir.
Tout optimiser.
Être performant.
Être disponible.
Ne rien manquer.
Avancer.
Ne surtout pas « perdre » une minute.

Et nos enfants regardent et ils voient des adultes qui courent, des agendas remplis, des journées minutées, des activités qui s’enchaînent, des devoirs à faire « vite parce qu’après il faut … ».

Alors ils apprennent.

Ils apprennent que le temps est toujours insuffisant.
Que l’on est toujours en re**rd sur quelque chose.
Que s’arrêter serait perdre du temps.
Et parfois même que chaque minute doit être utile !

À 8 ans.
À 10 ans.
À 12 ans.

On commence déjà à parler d’optimisation, d’organisation, d’efficacité…

Mais un enfant n’est pas une petite entreprise à optimiser.

Et je crois qu’il est temps de nous poser une vraie question, nous, les adultes :

Qui décide de mon temps ?

Bien sûr, nous avons des contraintes.
Le travail.
Les transports.
Les obligations familiales.
Les horaires scolaires.
Les impératifs du quotidien.

Tout cela est réel.

Mais entre « je n’ai aucune prise sur mon temps » et « je maîtrise tout », il existe un espace.

Celui du choix.

Choisir ce qui est vraiment important.
Choisir ce qui peut attendre.
Choisir de ne pas tout faire.
Choisir de ralentir.
Choisir parfois de ne rien faire.

Parce que le temps ne se trouve pas.

Il se décide.

Et je ne veux surtout pas culpabiliser les parents ! Je sais combien cette course peut être difficile à arrêter.
Mais si nous voulons des enfants qui grandissent avec un cerveau disponible, un corps qui sait se poser et un cœur qui a de la place pour vivre…
il faut aussi leur montrer l’exemple.

On ne peut pas demander à un enfant de ralentir quand tout, autour de lui, lui apprend à accélérer.
On ne peut pas lui dire « prends ton temps » tout en lui répétant « dépêche-toi ! » dix fois par jour.
On ne peut pas vouloir des enfants moins stressés tout en organisant leur quotidien comme une course contre la montre.

Alors, peut-être qu’il faut simplement dire :

STOP.

Pas tout arrêter.
Pas tout envoyer valser.
Mais s’arrêter suffisamment longtemps pour se demander :

Est-ce vraiment nécessaire ?
Est-ce vraiment maintenant ?
Est-ce vraiment important ?

Et parfois répondre : pas vraiment.

Parce qu’un enfant n’a pas besoin d’apprendre à optimiser chaque minute de sa journée.

Il a par contre besoin de temps pour jouer, rêver, s’ennuyer, parler, respirer, ne rien faire.
Pour être simplement un enfant.

Et nous aussi, d’ailleurs……. !

Alors aujourd’hui, essayons quelque chose.
Une minute.

Une seule.

On pose le téléphone.
On respire.
On regarde son enfant.
On se regarde soi-même.

Et on se rappelle que nous ne sommes pas obligés d’être les esclaves du temps qui passe.

Le temps passe.
Mais une partie de notre temps… nous appartient encore.

À nous de décider ce que nous voulons en faire.

Et peut-être que c’est cela, aussi, prendre soin de nos enfants : leur apprendre à habiter leur vie plutôt qu’à courir après. 🧘‍♀️

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Rue Des Pinsons
Morangis
91420

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Mercredi 09:00 - 20:00
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