28/10/2026
Bon à savoir
🌳197 millions d'arbres « altérés » en France, soit près de 9% des arbres forestiers. Derrière ce chiffre marquant, issu de la dernière édition du Mémento de l'Inventaire forestier national 2026 de l' (Institut national de l'information géographique et forestière), se dessine un terme technique qu'il faut bien comprendre👇
🔎 Un arbre altéré n'est pas forcément un arbre mort.
Pour évaluer sa santé, l'IGN observe deux signes dans la partie haute de son houppier :
▪️ le manque de ramifications (feuillus) ou d'aiguilles (résineux)
▪️ la présence de branches mortes
Ce sont des indices de la vivacité des branches vivantes. Les deux critères combinés donnent une note de A à F. À partir de D, l'arbre est dit altéré. ⚠️ Cela ne présume pas de son devenir : un arbre altéré peut se maintenir, se rétablir ou, au contraire, poursuivre son dépérissement.
🦠 Pourquoi ces arbres s'affaiblissent-ils ?
Souvent par un cumul de causes : des bioagresseurs (champignons, insectes, bactéries) et des conditions de sol et de climat de plus en plus défavorables, en particulier à cause du réchauffement climatique.
🌿 Que font les forestiers face à cette réalité ?
Ils favorisent des forêts plus diversifiées, mêlant essences, âges et modes de gestion. Cette diversité contribue à renforcer leur capacité de résistance face aux aléas climatiques et sanitaires.
La régénération naturelle reste, lorsque les conditions le permettent, la solution privilégiée. Elle peut être complétée par la plantation d'essences variées et plus résistantes adaptées aux conditions futures, en s'appuyant sur des outils scientifiques comme ClimEssences ou Zoom50 qui permettent d'évaluer la compatibilité d'une essence avec le climat local.
Sources : IGN (Institut national de l'information géographique et forestière) – Inventaire forestier national français, Mémento 2026.