27/05/2026
[ ] L’humain est désormais d’abord urbain. Depuis toujours, la ville est un puissant support de projection collective : un lieu où se cristallisent nos idéaux, nos utopies politiques et nos visions du progrès. Mais elle est aussi devenue le théâtre des tensions contemporaines, concentrant les effets de l’accélération du monde, des inégalités et du dérèglement climatique, au point d’apparaître parfois comme une véritable pathologie. Philippe Chiambaretta est interviewé par Michaël V. Dandrieux sur les grandes visions qui ont façonné notre rapport à la ville — foi dans la modernité, croissance démographique, aspirations politiques — et sur la coexistence de multiples modèles urbains : cités-jardins, hygiénisme, grands ensembles, ville fonctionnaliste ou utopique. À partir des années 1990, les phénomènes de globalisation et de métropolisation redessinent profondément le paysage urbain, entraînant le déclin de nombreuses petites villes et une concentration accrue des richesses et des activités liées à l’économie de la connaissance. Face aux défis majeurs de l’anthropocène — dérèglement climatique, inclusivité sociale et développement des villes dites « intelligentes » — nos imaginaires urbains se réajustent pour faire émerger des villes à taille humaine, plus simples, marchables et vivables, en abordant la ville comme un métabolisme à soigner, attentif à la santé des écosystèmes et des habitants.
Retrouvez l’entretien complet sur la chaîne YouTube du Campus AFD.