ARC. Accompagnement dans la Rencontre Culturelle

ARC. Accompagnement dans la Rencontre Culturelle Les situations interculturelles peuvent se manifester au quotidien que l'on soit directement ou indirectement au contact d'un environnement international.

ARC est une entreprise de formation à l'interculturalité pour les professionnel.les du social, de la culture, de la formation et de l'éducation ainsi que pour les associations et les collectivités territoriales. En effet, même dans notre cadre familier nous sommes amené·es à rencontrer des individus issus d’une autre culture. De plus, nous pouvons également nous déplacer dans des espaces où nous p

erdons nos repères et nos habitudes. Les contextes où nous sommes confronté·es à l’autre et à la différence sont nombreux. Chaque personne est construite autour d’un modèle culturel particulier. Prendre conscience des filtres qui nous servent de référentiels permet de nous décentrer et ainsi réunir les conditions nécessaires pour comprendre différentes manières de faire et mener des projets communs de façon sereine.

29/12/2025

Et si fêter son anniversaire… n’allait pas de soi ?

En sociologie et en interculturalité, on apprend vite que ce qui nous semble « naturel » est souvent profondément culturel. L’anniversaire en est un parfait exemple.

Dans les sociétés à forte tendance individualiste, marquées par l’idée que chaque personne est un sujet autonome devant se construire par étapes successives, l’anniversaire joue un rôle central. C’est une étape d’individuation :
➡️ On célèbre l’entrée dans le monde d’un individu.
➡️ On marque son évolution, son âge, sa singularité.
➡️ Et — c’est encore plus intéressant — on considère souvent que ne pas célébrer l’anniversaire d’un enfant peut être dommageable pour son développement, presque comme si cela fragilisait son sentiment d’existence sociale.

Autour de cette date, tout un appareillage rituel s’est déployé : gâteaux, bougies, chansons, cadeaux, photos… Des rituels codifiés, transmis et intériorisés, qui occupent aujourd’hui une place considérable dans les dynamiques familiales.

Et pourtant dans de nombreuses cultures, on ne fête pas la naissance individuelle. Ce n’est pas l’arrivée d’un enfant comme sujet autonome qui importe, mais le lien : à une appartenance religieuse, à une lignée familiale, à une communauté ou un groupe tribal, ou encore à des moments clés du cycle de vie qui n’ont rien à voir avec la date de naissance.

On célèbre l’intégration dans le collectif, pas l’individu isolé.
Pour certaines familles, fêter un anniversaire n’a donc aucune pertinence symbolique. Et cela ne dit rien d’un manque d’amour. Cela dit simplement que l’enfant se construit autrement : non pas comme un « moi » séparé qu’on doit mettre en scène chaque année, mais comme un être relationnel dont l’identité se tisse dans les liens, pas dans la date.

👉 Comprendre cela, c’est éviter les jugements trop rapides :
« Ils ne fêtent jamais leurs anniversaires, quel dommage ! »
« C’est triste pour les enfants… »

Ces phrases sont révélatrices d’un centrage culturel que nous gagnons à interroger.

25/06/2025

🏴‍☠️ 4000 agents mobilisés pour traquer des sans-papiers dans les métros, bus et gares les 18 et 19 juin.

C’est la France de 2025. Une France qui choisit de frapper les plus vulnérables, en grande pompe et avec satisfaction médiatique, plutôt que de traiter les causes structurelles des difficultés sociales. Une France qui désigne des coupables plutôt que de construire des solutions.

En sociologie, on parle de construction de l’altérité. Un processus par lequel un groupe se fabrique un "eux" à exclure pour consolider son "nous". Et c’est précisément ce que ces opérations massives de contrôle au faciès viennent entretenir.

L’interculturalité, ce n’est pas simplement "apprendre à se parler entre cultures". C’est comprendre comment nos institutions produisent de la marginalisation, comment l’imaginaire national est travaillé par des récits d’exclusion, comment l’État, parfois, fabrique du rejet plus qu’il ne garantit les droits.

🎯 Ce qu’il s’est passé les 18 et 19 juin, ce n’est pas un simple "contrôle de flux migratoires". C’est une mise en scène politique. Un message envoyé, non pas aux personnes concernées, mais à une partie de l’électorat : « Regardez, on agit ». Même si cela veut dire piétiner des vies, fracturer encore davantage la société, et banaliser des pratiques inspirées des politiques les plus autoritaires.

🔴 Dans un contexte où les mots mêmes d’"étranger", "immigré", "Français de papiers" deviennent des insultes politiques, il est urgent de reprendre le terrain du symbolique, du droit et du lien.
Il est urgent de rappeler qu'une société se grandit non pas en traquant les plus précaires, mais en se donnant les moyens d’accueillir, de comprendre et d’inclure.

Et si l’on arrêtait de chasser des humains, pour construire une politique migratoire à la hauteur des défis, et surtout, de notre humanité ?

📬 Pourquoi une newsletter sur la sociologie et l’interculturalité ?Parce qu’on a besoin de boussoles, pas de jugements. ...
12/06/2025

📬 Pourquoi une newsletter sur la sociologie et l’interculturalité ?

Parce qu’on a besoin de boussoles, pas de jugements.

Parce qu’il faut parfois détricoter nos évidences pour mieux comprendre les autres.

Parce qu’entre le terrain et les théories, il y a un monde à tisser.

👉 Une fois par trimestre, j’envoie une lettre d’info à celles et ceux qui veulent regarder le réel autrement.

Pas pour briller dans un colloque, mais pour mieux bo**er ensemble, mieux accueillir, mieux saisir ce qui se joue sous la surface.

Au sommaire du dernier épisode :
🔸 Pourquoi un silence en salle d’attente n’a rien d’universel
🔸 Pourquoi des jeunes refusent catégoriquement la mobilité internationale
🔸 Pourquoi "habitus" n’est pas un gros mot mais un outil puissant pour penser l’accueil

Avec un détour par Bourdieu, un passage au Laos, une plongée dans les coulisses d’ARC (formations, conférences, enquêtes), et des ressources à dévorer : BD, essais, recherches pointues.

Le savoir triste est un savoir mort (Voltaire).

Alors ici, on vulgarise sans abêtir. On polit les concepts, on les sort de leur coquille pour les mettre en friction avec la vie.

On parle de socialisation, de codes invisibles, de filtres culturels — mais toujours concrètement.

🎯 Vous êtes dans le social, le médico-social, l’éducation, la culture ?
🎯 Vous aimez qu’on vous secoue un peu les idées reçues mais avec bienveillance ?
🎯 Vous cherchez des outils pour comprendre ce qui, parfois, vous échappe dans vos relations professionnelles ?

📩 Abonnez-vous.
Un message tous les 3 mois. Dense, vivant, utile.

👉 Lien d’abonnement ici : https://lnkd.in/eKfiEChP

🌍 Mobilité internationale des jeunes : comment lever les freins invisibles ?Le 13 mai, retrouvons-nous à Pacé pour un ap...
29/04/2025

🌍 Mobilité internationale des jeunes : comment lever les freins invisibles ?
Le 13 mai, retrouvons-nous à Pacé pour un après-midi dédié à la mobilité des jeunes !

Un temps d'échanges et d'ateliers pratiques pour :
🔑 Encourager les départs
🔎 Comprendre les freins sociologiques
🛠️ Outiller les professionnel·les et structures

📍 Infos pratiques :
🗓️ Mardi 13 mai 2025 | 13h30-17h
📍 Espace Le Goffic, 4 avenue Charles Le Goffic, Pacé (35)

🔹 Au programme :
➡️ Cartographier son rapport à la mobilité (atelier interactif sociologique)
➡️ Lever les freins à la mobilité internationale des jeunes
➡️ Monter un projet Erasmus+
➡️ Accueillir des volontaires internationaux
➡️ Développer une stratégie mobilité pour sa structure

💬 Temps forts : stands ressources, ateliers pratiques, partages d’expériences, café-discut'.

Cet événement est porté par le collectif CoMéMob et les acteurs jeunesse et international de Rennes Métropole.

🎯 Pour qui ? Professionnel·les, bénévoles, élu·es engagé·es auprès de la jeunesse et de la mobilité internationale.

le lien pour s'inscrire et voir le programme : https://forms.office.com/pages/responsepage.aspx?id=VNTVXAS37Ey8OA8xFc-s-wsnYChu5eRImhlavbVfq4ZURVNIMDI2QlhMSlZOVVJQWlg4VkdXRFNUQS4u&route=shorturl

🧬Soin, maladie et mort en interculturalitéComment mieux accompagner des personnes dans la maladie ou la mort ?ARC propos...
24/04/2025

🧬Soin, maladie et mort en interculturalité

Comment mieux accompagner des personnes dans la maladie ou la mort ?

ARC propose une nouvelle formation à l'interculturalité autour de ces questions !

👉 Interculturalité, santé, mort et croyances

Dans la santé, le social ou le médico-social, les pros sont parfois amenés à s’occuper de personnes qui n’ont pas les mêmes cadres de référence. Cela peut amener à des frustrations, des malentendus et des tensions fortes, du côté des personnes soignantes comme des personnes soignées.

En vrac, voici des situations que l’on m’a déjà exposées en formation :

🔹 Un jeune atteint de schizophrénie pensait devoir laver son médicament avant ingestion, parce que celui-ci était bleu. Et le bleu, ça ne se mange pas.

🔹 Une femme refusait une transfusion de sang, car elle avait peur que le sang contienne des fantômes qui viendraient la hanter.

🔹 Un groupe de personnes ne voulait pas quitter l’hôpital sans le corps d’une vieille femme décédée de leur clan.

🔹 Un homme souhaitait consulter l’avis de sa voyante en plus de celui du médecin.

Ces réactions peuvent dérouter. Elles peuvent sembler irrationnelles. Et pourtant…

Soigner, ce n’est pas seulement appliquer un protocole. C’est aussi rencontrer l’autre, dans sa manière d’habiter le monde.

L’enjeu n’est pas d’adhérer à ces croyances, mais de savoir les entendre pour mieux accompagner.

Car plus les personnes se sentent comprises, plus elles peuvent s’approprier le parcours de soin proposé.

🌍 L’humain est complexe, et c’est tant mieux.

Cette complexité, loin d’entraver le soin, peut devenir une clé précieuse pour le rendre plus juste, plus humain, plus efficace.

📚 Envie d’en savoir plus ? Retrouvez notre formation ici :
https://xn--arc-interculturalit-tzb.com/interculturalite-sante-mort/

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17/04/2025

☠Dépassionnons les sujets sensibles !

En formation interculturelle – et en sociologie appliquée – un enjeu central consiste à dépassionner les sujets sujets sensibles, sans jamais les édulcorer.

Identité. Religion. Racisme. Multiculturalité.

Ces notions peuvent susciter des réactions vives.

Ces sujets sont sensibles, non seulement parce qu’ils touchent à l’intime, à l’expérience vécue, à l’histoire familiale ou sociale… Mais aussi parce qu’ils sont captés, détournés, saturés par les discours politiques.
Ils deviennent des objets de controverse plus que des objets de pensée.
Et c’est précisément là que la pédagogie joue un rôle fondamental.

En formation, on ne débat pas pour convaincre. On explore pour comprendre. On crée un cadre pour penser autrement, hors des automatismes. On clarifie les termes. On historise les concepts. On outille l’analyse.

Ce n’est pas une neutralisation. C’est une mise à distance réflexive, une désescalade consciente.

C’est donner aux professionnel·les la possibilité de parler de ces sujets sans crainte d'exploser ou d’être disqualifié·es.

Parce qu’on peut penser collectivement ce qui, trop souvent, divise silencieusement.

Autrement dit : on ne contourne pas les sujets qui fâchent.
On les rend intelligibles.

🌍 Mobilité des jeunes : une clé pour l’émancipation 🔑Comment encourager les jeunes à partir en mobilité ? Quels sont les...
07/04/2025

🌍 Mobilité des jeunes : une clé pour l’émancipation 🔑

Comment encourager les jeunes à partir en mobilité ? Quels sont les freins invisibles qui les empêchent de saisir ces opportunités ? Comment mieux les accompagner ?

Le 13 mai à Pacé, j’aurai le plaisir d’animer deux ateliers gratuits lors d’un après-midi dédié à ces questions :

📍 Dessiner son rapport à la mobilité en cartographie
✏️ Un atelier interactif pour cartographier ses mobilités et ainsi comprendre son identité et ses trajectoires sociologiques.

📍 Décortiquer les apports et les freins autour de la mobilité
🔎 Un regard sociologique pour dépasser les obstacles à la mobilité des jeunes.

Cet événement est porté par un collectif d’actrices et d’acteurs de la jeunesse et de l’international, en lien avec les services Jeunesse et Europe et International de Rennes et Rennes Métropole. Réuni sous le nom de CoMéMob, ce collectif non-formel vise à renforcer les dynamiques locales autour de la mobilité internationale des jeunes.

Il s’adresse à tout professionnel·le, bénévole ou élu·e d’association ou de collectivité de la métropole rennaise intéressé·e par cette thématique.

💡 Une belle opportunité d’échange et de réflexion collective !

📅 Rendez-vous le 13 mai à Pacé

📌 Infos & inscription : https://lnkd.in/eFetT-ht

N’hésitez pas à partager et à diffuser largement !

04/02/2025

🌍 L'interculturalité, un outil pour la cohésion d’équipe

On pense souvent que la formation à l’interculturalité sert à mieux accueillir et accompagner des publics issus d’autres horizons. C’est vrai. Mais ce que l’on oublie, c’est qu’elle est tout aussi cruciale pour le fonctionnement interne d’une équipe.

Parce que l’interculturalité, ce n’est pas juste comprendre l’autre. C’est décoder les dynamiques invisibles, celles qui créent des tensions sans bruit, des malaises diffus, des frottements imperceptibles qui finissent par user les relations professionnelles.

Prenons cet exemple : une salariée franco-marocaine, compétente, engagée… mais fatiguée. Pas d’une charge de travail excessive, non. Fatiguée d’être ramenée sans cesse à son altérité:

🔹 “Tu parles bien français !”
🔹 “Vous mangez épicé chez vous, non ?”
🔹 “J’adorerais aller au Maroc !”

Aucun de ses collègues n’avait de mauvaises intentions. Et pourtant, ces petites phrases l’enfermaient dans une case. Toujours vue à travers le prisme de la différence, jamais simplement comme une collègue parmi d’autres. Jamais tout à fait “du groupe”.

Résultat : un climat tendu, une distance avec certains collègues qui ne comprenaient même pas l’origine du malaise. Un grain de sable dans la mécanique collective.

Alors, en formation, nous avons mis les mots sur l’indicible. Nous avons ouvert l’espace pour comprendre ces logiques, pour que chacun et chacune puisse voir ce qui se joue derrière ces interactions du quotidien. Et soudain, la tension est tombée. Pas de leçon de morale, pas de culpabilisation, juste une prise de conscience. Un soulagement collectif.

👥 Former à l’interculturalité, c’est aussi ça : fluidifier les relations, dénouer les incompréhensions, éviter les frictions qui grippent la coopération. Parce qu’une équipe qui comprend mieux ses propres dynamiques est une équipe qui fonctionne mieux.

🚀 Une grande nouvelle à vous partager !2025 marque un tournant pour ARC : je suis ravie de vous dévoiler le lancement de...
31/01/2025

🚀 Une grande nouvelle à vous partager !

2025 marque un tournant pour ARC : je suis ravie de vous dévoiler le lancement de notre newsletter trimestrielle.

🎯 À qui s’adresse-t-elle ?
Aux bénévoles et professionnel.les des secteurs du travail social, de la santé, de l’enseignement, des mobilités, des collectivités territoriales et du monde associatif. En somme, à toutes celles et tous ceux qui aspirent à décloisonner les savoirs et à faire vivre une sociologie de proximité et une interculturalité vivante.

Que trouverez-vous dans cette newsletter ?
✨ Des concepts sociologiques vulgarisés.
🧩 Des énigmes interculturelles pour questionner vos perceptions.
🔍 Des exemples concrets pour transformer la théorie en action.
🤝 Des focus sur des malentendus interculturels et leurs résolutions.
📚 Une veille pointue sur les dernières publications en sociologie et interculturalité.

🌍 Les actualités d’ARC et de nos initiatives.
Cette newsletter est une invitation : réinventons le "vivre ensemble", cultivons le dialogue interculturel et l’échange de savoirs ancrés dans le réel et dans l’exigence.

📩 Inscrivez-vous dès aujourd’hui !
👉 https://manonbinet.substack.com/?r=4kl5u3&utm_campaign=pub-share-checklist

🗓️ Rendez-vous fin janvier pour la première édition (un petit coup d’œil dans vos spams peut être utile).

Merci de faire partie de cette aventure. Ensemble, tissons une année 2025 placée sous le signe de l’apprentissage et du partage.

03/01/2025

✨ Bonne année 2025 ! ✨

Je profite de cette période de vacances ou le temps se ralentis partager une réflexion qui me tient particulièrement à cœur : la posture interculturelle dans le travail social.

Dans un monde toujours plus confus et changeant, accompagner les publics dans leur diversité peut sembler vertigineux. La diversité est toujours un élan fertile et un choc révélateur. L’interculturalité ne doit jamais se réduire à une série de catégories figées que nous appliquons mécaniquement aux personnes. Dans notre action, ne nous laissons pas diriger par nos propres grilles de lecture, mais bien les besoins, les univers, et les aspirations de celles et ceux que nous accompagnons.

C’est dans cette rencontre, souvent délicate et toujours précieuse, entre nos cadres de pensée et l’altérité des vécus, que naît le véritable "vivre ensemble". Reconnaître l’univers singulier de chaque individu, c’est refuser la simplification et l’uniformisation. C’est oser plonger dans des paysages méconnus, parfois déconcertants, mais infiniment riches.

Créer une société qui fonctionne, une société où chacun trouve sa place, c’est reconnaître que la diversité des univers n’est pas un obstacle, mais une énergie. Cela demande une posture d'humilité, un engagement constant à remettre en question nos certitudes pour mieux écouter et comprendre.

🔥 Alors, pour 2025, je formule un vœu collectif : que nous apprenions à nous décentrer, à être des médiateurs entre les mondes, des bâtisseurs de ponts plutôt que de murs. Car c’est dans cet équilibre subtil entre respect de l’autre et conscience de soi que se dessine un avenir commun.

09/12/2024

Parlons de la méthode scientifique 📚

En tant qu'universitaire qui mène des recherches et transmet des contenus par l'éducation non formelle, je trouve essentiel de s'attarder quelques instants sur la fameuse méthode scientifique.

Finalement, qu'est-ce qui m'empêche, face à mes publics, de proposer des contenus qui relèvent de ma simple opinion ? Après tout, mon doctorat, mon allure (hexis) et mon éloquence de "quelqu’un qui sait" (mon capital symbolique et culturel qui me rend légitime) pourraient suffire à me faire passer pour crédible, même si je racontais n’importe quoi😎.

🔥 Heureusement, ce n’est pas ce que je fais.

Lors de mes interventions et de mes recherches, je m’efforce toujours de faire preuve de pédagogie sur ce sujet. J’explique d’où proviennent mes sources, comment je les croise et les confronte.

Je souhaite que mes publics comprennent comment ces savoirs sont produits et par quelles étapes les scientifiques doivent passer pour éviter de tomber dans leurs propres biais cognitifs (par exemple : corrélation abusive, effet de halo, effet Barnum, biais de confirmation, effet Asch, illusion de fréquence... et bien d’autres).

Évidemment, tout cela prend du temps. Il est tellement plus facile d’affirmer des choses sans preuve que de mener un travail long et exigeant de recherche🌿.

17/10/2024

Pourquoi les publics fragilisés n'accèdent-ils pas aux dispositifs conçus pour eux ? 💰

🔹Repérer les publics invisibles grâce à la sociologie🔹

De plus en plus de structures, qu'elles soient associatives ou issues des collectivités territoriales, se retrouvent dans une impasse. Malgré leurs efforts et des dispositifs spécialement créés pour soutenir les publics précaires, fragiles, invisibles – comme les NEET, JAMO, etc. – ces derniers ne franchissent pas la porte 🚪 pour demander l’aide dont ils ont pourtant besoin.

À chaque fois, le constat est le même. Les financements sont là, les dispositifs sont en place, et pourtant… rien. Les publics restent à distance, et les structures s’interrogent : pourquoi ? Pourquoi ça ne fonctionne pas 🤷‍♀️?

Et c’est souvent là qu’on me sollicite. En tant que sociologue, je leur explique que le problème n’est pas une question de mauvaise volonté des publics concernés. Des mécanismes sociaux plus profonds sont en jeu.

Prenons 💎l’habitus : c’est l’ensemble des façons de penser et d’agir qu’on acquiert dans son milieu social. Pour certaines personnes, s’adresser à une institution est tout simplement impensable. Il y a aussi la 💎violence symbolique, ces formes subtiles d’exclusion qui font que beaucoup ne se sentent pas légitimes à demander de l’aide. Enfin, la 💎socialisation : certains individus n’ont tout simplement pas appris à faire confiance aux institutions ou à utiliser les dispositifs publics.

Ces concepts permettent aux équipes de comprendre pourquoi ça coince 🤯 et de trouver des solutions adaptées. En les formant, on peut réinventer les approches pour rendre les dispositifs plus accessibles et toucher enfin ces publics "invisibles".

Adresse

Rennes
35000

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