17/03/2026
« J’entends tellement Papa dire ça… » « Alors ça, c’est tout Mamie ! » Qu’est-ce qui peut bien faire qu’à la lecture, les destinataires d’une biographie reconnaissent leur proche ?
La singularité d’un récit trouve bien des formes. Le débit, la façon de raconter, les silences. Un accent, des mots, des expressions qui laissent entrevoir les origines, sociales, régionales, ethniques. Toute cette matière orale est à restituer page après page. Il en va de la crédibilité du texte, de la réussite du projet. C’est l’un des chantiers les plus importants du biographe familial et, s’il se loge dans l’écriture, il vient toujours de l’oreille. D’une écoute attentive de la voix et de la langue du narrateur.
La voix et la langue dans la biographie : c’est le thème qu’avait choisi Aleph Écriture pour sa journée d’études du 14 mars dernier. Un événement pensé à la suite des premières Assises de la biographie en mars 2025, en attendant la prochaine édition en 2027.
Merci à l’écrivaine Hélène Gestern de nous avoir si généreusement accueillis dans les coulisses de son geste créatif ; merci à Silke Godier, Kadija Hammane et Anne Lecourt pour leur éclairage passionnant sur le sujet.
Le partage d’expériences nourrit la pratique, et elle est insatiable !
́criture