01/01/2026
Cérémonie du 31 décembre 2025
Hier avait lieu la cérémonie commémorative de la déportation des hommes eustachois du 31 décembre 1943 en présence de Madame la Préfète.
" Le 22 décembre 1943, le commando des Corps Francs Simon du plateau des Glières, descendu chercher des munitions chez le meunier du pays a rencontré un trio de n***s (2 militaires allemands et 1 interprète Suisse) venu acquérir des denrées alimentaires pour fêter le réveillon. Après Vérification de l'identité des maquisards par les n***s qui ont cherché à téléphoner pour plus d'informations, le lieutenant Simon a réagi rapidement blessant mortellement les 3 n***s.
Enquête et représailles furent terribles.
Au crépuscule de cette veille de l'an neuf, des ombres silencieuses ont cerné le village. La sodatesque est entrée dans les fermes à l'heure matinale où les hommes, ceux qui n'était pas au maquis à cette heure là, mais à la traite dans les écuries, souvent en manches de chemises ont été brutalement emmenés sans explications, sans avoir eu le temps de prendre une veste alors que les soldats ivres de rage se livraient à des actes de bestialité : trancher le cou des volailles sur les tables devant les yeux des enfants terrifiés.
Parqués sur la place de la mairie, entourés d'hommes avec les armes pointées, défense de tourner la tête, un homme fut trempé dans la petite fontaine qui coulait nuit et jour, n'ayant pas respecté l'ordre. les familles en larmes assistaient à cet évènement. Cette fontaine existe toujours, elle a simplement été réduite pour agrandir la place. Plus t**d l'homme qui avait été l'objet de cet acte a été obligé de partir avec les autres en camion, chemise trempée et glacée. Il n'aura pas le temps de quitter la France pour les camps, il est décédé des suites de ce bain glacé.
Après la prison et les interrogations à l'école Saint-François d'Annecy, sur les 28 hommes arrêtés, 4 ont eu la chance d'être libéré le soir même, 24 furent dirigés sur Compiègne (camp de transit) où 2 d'entre eux sont décédés. Le 22 janvier 1944, ils furent conduits par wagons à bestiaux vers les camps de concentration de Buchenwald, Mauthausen, Flossenbourg et leurs commandos. 15 sont morts dans des conditions inhumaines, 7 ont survécu."
"Non à la haine, non à l'oubli"
Crédit photo Carole Gardet