18/06/2026
L’arbre-homme
Je suis restée devant cet arbre pendant quelques minutes. À force de le regarder, je ne savais plus très bien qui observait qui. Il y avait comme une similitude de vie entre nous.
Un étrange sentiment d’appartenance.
Son tronc portant le deuil de la séparation,la tête inclinée, il a cette force invisible, cette force vitale de déployer ses branches, telles des ailes, empreintes d’ondes verdoyantes tant espérées par la vie pour toute vie.
N’est-ce pas ainsi pour chaque génération, chaque situation qui laisse place à une autre ?
Est-ce qu’il vit ou meurt-il sans fin ? Est-il un gardien que l’homme ne regarde plus depuis longtemps ?
Je suis repartie, pressée par le temps puisque j’étais au travail. Et c’est justement ce refus de prendre le temps qui m’a fait revenir vers lui. Je l’ai pris en photo en me disant que peut-être, si demain, personne d’autre ne le remarque, au moins cette image inspirera du respect pour tout ce que la nature offre, un artiste qui verra comme moi, qu’il ne mourra pas dans l’indifférence, à coups de tronçonneuse…
Que ce que l’homme imagine, la nature l’a déjà créé.
Prenons soin de ce qui nous entoure, prenons le temps d’observer et d’accueillir la beauté de l’imaginaire pas si « irréelle ». Elle a le don de transmettre au-delà des sentiments. Elle se partage et se diffuse comme les feuilles sur les branches portées par un arbre-homme.
Marie
N. B. Chez les tziganes, dans un temps oublié, les personnes naissant, trois jours avant ou trois jours après, au temps des équinoxes et des solstices étaient considérées comme porteuses de grands pouvoirs. Ils avaient un arbre précis selon leur naissance. C’étaient des hommes-arbres…
🌍🌹☀️💫