14/10/2025
Le mot d’Arsène
Le Grand Banquet des Bêtes et l’Âne de France, l’Âne étant le citoyen (Fable à partager, surtout si vous en avez assez de payer pour leurs festins). Pleinement inspiré de La Fontaine
Épisode 1 – L’Âne et les Ors de la République
(Fable à partager, surtout si vous en avez assez de payer pour leurs festins.)
Dans un pré fatigué qu’on nomme la Patrie, vivait un Âne (le citoyen) usé, courbé par l’ennui. Il portait sur son dos les lois, les impôts, les discours bien huilés, les rêves sans repos.
Il tirait sans broncher les dettes accumulées, les promesses en l’air, les réformes ajournées. Pendant qu’il peinait seul, sous le joug des années, les Bêtes du Pouvoir festoyaient sans gêner.
Les rouges, les bleus, les verts, les centristes, tous se sont servis, tous furent opportunistes. Ils ont bâti des trônes sur le dos du baudet, et l’ont laissé tomber quand il n’en pouvait plus.
Ils parlaient de justice, d’avenir, de grandeur, mais mangeaient à la table du confort et de l’honneur. Le Peuple, lui, ploie, sans sabots, sans répit, et la France s’effondre, car nul ne dit : « Assez ! »
Morale : Si notre beau pays est tombé si bas, c’est que tous les partis l’ont vidé de son âme. Ils ont pris sans compter, festoyé sans mesure, au frais de l’État, sur le dos des citoyens.