22/04/2025
TOUTES LES FEMMES SONT DES PUTES NÉGLIGEABLE SAUF LEURES: FILLES, FEMMES, SŒURS et MÈRE.
Il y a dans le regard d’une sœur féministe cette lumière silencieuse qui dit : “Je te vois. Je t’aime. Je marche avec toi.”
Quand je regardais les photos prises lors du premier colloque des féministes du Tchad (une initiative de ligue tchadienne la ligue tchadienne des droits des femmes), je suis tombée sur celle ci, y’en avait plein du même genre tout au long des différents panels), j’ai senti toute la puissance de la sororité : celle qui ne juge pas, ne jalouse pas, mais célèbre.
Je me suis dit: il n’y a qu’une féministe pour regarder avec autant d’admiration une autre sœur.
Quand les femmes se regardent avec admiration, elles réparent des siècles d’effacement, elles changent leurs histoires, et celle du monde. C’est ça, la révolution douce et furieuse des féministes lorsque la sororité devient un acte politique.
Dans un monde où le patriarcat broie, même celles qui s’y conforment : pick me, épouses dociles et soumises, mères dévouées aux fils misogynes, sœurs très pieuses de frères irrespectueux, Filles mega précieuses de pères violents et irresponsables …. la sororité est une insoumission… une désobéissance affective, une rupture, un acte politique.
Parce que le patriarcat ne protège aucune femme : il se sert d’elles, les utilise, les oublie, les oppose, puis les abandonne.
Et pourtant, dans ce monde hostile, subsiste un amour : celui entre les femmes.
Pas celui qu’on nous apprend à craindre, à envier, à fuir … mais celui qu’on choisit, qu’on fait grandir.
Un amour qui ne s’explique pas, mais qui se sent. Qui ne prend pas, mais qui élève.
Un amour que le féminisme politise avec fierté : la sororité.
Cet amour sororal, inconditionnel, radical, c’est ça le cœur du féminisme.
Et il ne devrait pas rester propre à celles qui se nomment féministes.
Il doit inonder toutes les femmes — même celles qui n’ont pas encore mis les bons mots sur leur rage.
Même celles qui vivent avec des hommes qui méprisent les autres femmes.
CAR LE PATRIARCAT N’EPARGNE AUCUNE FEMME. MAIS LA SORORITÉ, ELLE, PEUT LES SAUVER TOUTES.